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Hello to myself [XuanJoo]

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Séoul City
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Ven 11 Sep - 23:30
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(+ tenue) Cela fait des jours que nous nous sommes retrouvés seuls dans la chambre de Sungjoo… Le temps file tellement vite que je n’ai pas vu les jours et les semaines défilés. Ouais ! Ce n’est pas beau de mentir de la sorte. Les heures ne passent pas assez vite quand vous avez tout le temps le regard accroché à celui que fait battre votre cœur plus rapidement. Chaque nuit, je pense à nos baisers échangés. Cet instant volé qui avait rendu fou mon cœur et mon corps. Je me passe souvent le bout de mes doigts sur mes lèvres comme si je recherche à retrouver la sensation des lèvres de Sungjoo sur les miennes. Je veux tellement l’embrasser à nouveau que je préfère prendre mes distances. De toute façon, il ne semble pas envieux de se rapprocher de moi. Quand WenHan et Seungyeon sont venus nous ramener sur terre, je compris que probablement plus jamais nous échangerions un moment intime comme celui-ci. Le soir dans la chambre, mon colocataire avait tenté de savoir ce qui s’était passé. Je suis resté évasif en disant que nous nous étions pris la tête et que je ne voulais plus en parler. WenHan est un homme discret et adorable qui n’a pas cherché à en savoir plus, même si en son for intérieur il mourrait probablement d’envie de me tirer les vers du nez.

Soupirant pendant que je me traine dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner. Je suis le premier lever comme je suis très lent pour me préparer alors notre manager vient me chercher d’abord. Je mets en route les diverses préparations pour le petit déjeuner puis me dirige vers leurs chambres. Je commence par Yibo & Seungyeon parce qu’ils mettent toujours une plombe à se réveiller. En entrant dans leur chambre, je suis maussade car je sais qu’il faudra que je passe par celle de Sungjoo. Je me laisse tomber sur le lit de Yibo que je commence à chatouiller. Seungyeon ouvre les yeux en entendant son camarade ronchonné. Les deux bébés m’exploitent ensuite pour que je leur donne leurs vêtements. ARGH ! Ils feraient quoi sans moi ! En même temps, je suis trop gentil et faible avec eux. Quand ils commencent à se préparer, j’ouvre ma chambre et lance un coussin sur WenHan tout en allumant. Je suis moins câlin avec WenHan car une partie de moi est jalouse de lui. Il est le seul qui a accès à la chambre de Sungjoo. Je ne sais pas quelle est leur relation mais comme je suis exclu de ce lieu où nous avons échangé des baisers enfiévrés, cela me rend peu aimable avec mon colocataire. En passant devant la chambre de Sungjoo, je frappe à la porte en lui disant qu’il faut se lever avant de partir. Pas question de rester plus longtemps devant cette porte close. Je souffre déjà assez de la situation. Je retourne en cuisine où j’aide le manager à finir le petit déjeuner.

Nous mangeons dans un silence pesant… mais Seungyeon se mit à pleurnicher que nous ne sortions pas assez tous ensemble. Je lui souris car on dirait un petit garçon qui va nous faire un caprice si on n’accepte pas sa proposition. Yibo se joint à lui pour proposer des idées surtout qu’aujourd’hui nous sommes libres alors autant en profiter. J’ai envie de leur dire que j’ai déjà prévu quelque chose mais quoi ? Que je vais squatter chez nos voisines afin de les aider à faire des travaux chez elles ? Pas crédible ! Je peux toujours prétendre être demandé par l’agence ou une quelconque connaissance mais leurs bouilles chagrinées me font changer d’avis. Cela me manque de ne pas sortir avec eux. Je peux difficilement leur en vouloir d’insister ainsi. Ces deux dernières semaines n’avaient pas été amusantes pour eux. Sungjjoo et moi, on s’évite et on s’adresse la parole que si nous ne pouvons pas faire autrement. WenHan a décidé de s’y mettre lui aussi. Ils commencent par faire la liste de tout ce que l’on pourrait faire. Pendant ce temps-là, je lance un regard à Sungjoo. Mon dieu ! Il était encore plus beau que jamais. Je me vois bien faire le tour de la table pour l’attraper par la nuque et l’embrasser mais évidemment je ne fais rien. Je replonge directement dans mon bol. Mon cœur cognant fort dans ma poitrine.

Les joyeux lurons s’excitent sur une de leurs idées. Les voyant du coin de l’œil s’agiter, je reporte mon attention sur eux. WenHan se tourne vers Sungjoo. Merde ! J’ai envie de l’étriper ! J’ouvre la bouche pour dire quelque chose mais Seungyeon tire sur la manche de mon t-shirt.

« On va au cinéma ! On va au cinéma ! Allez ! Dis oui ! S’il te plait ! S’il te plait ! »

Pourquoi me demande-t-il une chose pareille ? ARGH ! Il sait très bien que je ne peux pas lui dire « non ». Je trouve toujours cruel de le contrarier mon petit bébé. Je secoue la tête car je sais que je suis perdu. Je lui tapote la tête tout en lui répondant :

« Tout ce que tu veux ! »

Non mais attendez ! Je viens de dire « oui » à quoi ???? Merde ! Seungyeon a toujours le don de m’embrouiller avec sa bouille trop choupi. Yibo se marre car je me suis encore fais avoir. Je me lève pour lui donner un coup de poing dans l’épaule. Alors que les enfants vont se préparer, le manager m’aide à ranger les restes du petit déjeuner. Il me nargue car je me suis fait avoir. J’apprends que l’on va au cinéma. Ah chouette ! Non mince ! Je vais être dans une salle sombre avec Sungjoo ? NON JE NE VEUX PAS !!!! Je me mets à paniquer intérieurement. Comment je peux échapper à ça ? Le manager me tape dans le dos avant de quitter la pièce. Je traine des pieds jusqu’à ma chambre en redoutant d’y trouver WenHan mais ce dernier n’est pas là. Tant mieux ! Je m’habille rapidement puis passe par la chambre des enfants. Ces derniers ont ouvert leurs placards dans le couloir pour choisir leurs accessoires. Ce qu’ils peuvent être envahissants ! Je prends une casquette dans leur collection et leur dit de se dépêcher sinon la séance commencera sans nous… mais on va voir quoi ?

Je suis assis derrière le siège passager pendant que les autres s’installent. Les enfants sont toujours aussi excités par la sortie que des puces. Je me penche pour demander au manager les films qui passent actuellement. Il n’a pas le temps d’ouvrir la bouche que Yibo & Seungyeon nous annoncent qu’ils ont déjà choisi le film. Bizarrement je ne le sens pas avec eux !
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Sam 12 Sep - 0:51
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hello to myself


yixuan & me

Le silence de l'appartement m'angoisse. Cela n'a jamais été si silencieux, et jamais je n'avais encore perdu l'envie d'écouter la musique. Je parviens tout de même à dormir, mais encore faut-il que je prenne un cachet en allant me coucher, parce que sinon, impossible de trouver le sommeil. Devenir insomniaque et dépendant à des somnifères ne doit pas faire partie de ma vie, du quotidien d'une idole, mais en ce moment, c'est ce qui se passe. Si avant j'aimais beaucoup la musique, le bruit et détestais le silence, aujourd'hui, plus aucun des deux ne me convient. La plupart du temps, je mets du son dans mes oreilles, mais par habitude et non pas parce que c'est nécessaire, mais aussi pour montrer aux autres que rien n'a changé. Les deux maknaes ont beau être idiots parfois, ils ne sont pas aveugles ou complètement abrutis. Si je commence à agir autrement, ils se douteront forcément de quelque chose. Ou alors je deviens paranoïaque, ce qui est tout à fait probable.

Mes journées sont hantées par le souvenir de ce « jour-là » dans ma chambre avec Yixuan. Et pourtant, malgré le fait que l'on évite de se regarder ou même de se parler, sauf par nécessité, je ne peux m'empêcher de me sentir mal à l'aise, ou en faute. Comme si j'avais fait quelque chose de mal, et le sentiment de culpabilité qui m'habite ne me quitte pas depuis ce fameux événement. Je ne sais même pas si le leader est affecté, parce que je me contente de rester dans mon monde, sans faire attention au sien. Si je commence, ne serait-ce qu'à lui jeter un regard, je serai fini, et je suis têtu là-dessus mais je refuse de devenir dépendant de quelqu'un ou quelque chose. Et pourtant, je crois que je le suis, rien qu'avec le groupe. Je ne me vois plus vivre sans leur piailleries quotidiennes et leurs bouilles adorables.

Ce matin-là, dans l'appartement, je suis réveillé de bonne heure. J'en ai pris l'habitude, ça fait plus d'une semaine que c'est la même routine. Elle a bien changé de l'ancienne, mais je ne me plains pas, même si le lit et moi sommes très attachés l'un à l'autre. Je reste à comater dans le silence et le noir de ma chambre, attendant que la voix du leader derrière ma porte m'indique qu'il faut que je me lève. Je me tourne pour la énième fois dans mes draps, entendant les pas du manager, suivis de près par ceux de Yixuan, certainement. Personne ne se réveille aussi tôt, mais surtout, Xuan est le seul à être levé par le manager, parce qu'il est lent. Je dois certainement m'endormir quelques minutes car je me réveille, les sourcils froncés et la mauvaise humeur montante, à cause des bruits qui viennent de la chambre d'à côté. Je soupire, tire la couette hors de mon corps et me lève pour ouvrir le volet et la fenêtre. Mon torse nu est immédiatement attaqué par la chair de poule et je me dépêche d'enfiler quelque chose. Un short blanc à la va-vite et un gros pull à capuche noir, un peu trop grand pour moi. J'ai fait exprès de le prendre de cette taille, parce que le matin, c'est bien de ne pas se faire agresser par des vêtements trop serrés. Même si j'aime mettre mon corps en valeur hein, ça, ça n'a pas changé.

Lorsque Yixuan vient frapper furtivement à la porte de ma chambre pour m'informer qu'il faut aller déjeuner, j'attends un peu, pour ne pas paraître trop matinal. Peu de temps après, Wenhan vient me chercher. Parce que c'est lui qui me réveille doucement généralement, depuis quelques temps, mais il remarque, sans le dire, que je suis déjà levé et habillé. Il ferme la porte pour ne pas qu'on nous voit, et me prend dans ses bras. Je me sens apaisé par ce contact si simple, parce que je crois que j'ai besoin d'un peu de soutien. Mais … Pourquoi au juste ? Je rabats ma capuche sur ma tête pour cacher le fait que mes cheveux sont dans tous les sens et me dirige, à la suite de Wenhan, dans la cuisine où les autres attendent. Je m'incline poliment pour saluer le manager et adresse un « bonjour » neutre aux autres. De toutes façons, les jeunes sont déjà en train de brailler alors ce n'est pas bien utile que j'arrive en fanfare. Je les écoute tout en mangeant du riz silencieusement : ils veulent faire une sortie. Et peut-être que ce ne serait pas si mauvais que ça de prendre l'air un peu. Un air différent du quotidien. Une sortie tranquille. Et Yixuan se fait avoir en beauté comme d'habitude. Je n'ai même pas besoin de le regarder pour savoir que sa mine se décompose lorsque les gamins crient leur joie. J'esquisse un sourire, puis débarrasse et me dirige dans ma chambre, suivi de Wenhan. Parce qu'il est curieux, je le sais, mais je ne dirai pas un seul mot sur ce qu'il s'est passé entre Yixuan et moi. Je jette un coup d’œil à l'extérieur, et remarque qu'il doit faire froid vu les nuages et le vent, et donc que je dois me couvrir pour ne pas abîmer ma voix.

Je ne chasse pas Wenhan, mais lui fait comprendre qu'il ne devrait pas être là. « mais je veux utiliser ta douche, parce que les autres sont trois à vouloir l'avoir ! » il rechigne et finalement, je pouffe légèrement de rire avant de lui dire d'attendre son tour. Je m'enferme donc dans la salle de bains personnelle de ma chambre et soupire. J'ai encore réussi à ne pas croiser son regard, mais pour combien de temps ? Je respire longuement, chassant ces souvenirs qui me hantent en secouant la tête, puis entre dans la cabine de douche. Je mets l'eau bien chaude, histoire de me réveiller correctement mais ne reste pas en dessous trop longtemps. Je ne veux pas qu'on m'appelle Yixuan. J'enfile des vêtements propres et suit ensuite la troupe jusqu'à la voiture. Je prends les escaliers évidemment, alors qu'eux, utilisent l'ascenseur. Je prends place à l'arrière de la voiture, aux côtés de Yibi et le clown coréen, enfonçant mes écouteurs dans mes oreilles. Je fais croire que je mets de la musique, mais il n'y en a pas. Parce qu'aujourd'hui, je préfère écouter leurs voix que de me plonger dans un monde de solitude.

Je ne descends pas le premier du véhicule comme d'habitude, parce que les deux enfants sont plus pressés de sortir que moi, et je suis la troupe d'un pas lent, à l'écart, en donnant l'impression que j'écoute la musique. Encore. Je suis perdu dans mes pensées, tellement que je n'ai pas vraiment fait attention au film que nous allions voir. Le manager s'est arrangé pour que nous ayons la salle de cinéma pour nous tout seuls, parce que nous sommes des stars, et qu'il ne faudrait pas que l'on soit harcelé durant le film. Yibi prend place, puis Seungyeon, Wenhan, et enfin Yixuan. Je regarde la place qui reste. Il est clair que le maknae chinois ne veut personne à côté de lui, et je ne me vois pas me mettre à l'écart. Je prends une grande inspiration discrète et pose donc mes fesses dans le siège aux côtés du leader. Je ne me sens pas très à l'aise. Encore moins lorsque son odeur vient chatouiller mon nez. Là, j'y repense et mon cœur part au pas de course. Je me concentre sur les publicités qui sont affichées sur le grand écran, pendant que les deux enfants du bout se chamaillent sur les pop corns. Un paquet est entre moi et Yixuan, et de temps à autres, je pioche dedans, en faisant attention évidemment, de ne pas rentrer en contact avec lui. Tout ce que j'espère, c'est que les idiots auront choisi un film qui me changera les idées.

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Sam 12 Sep - 13:58
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(+ tenue) Notre emploi du temps est réglé comme du papier musique, nous avons rarement des journées de liberté totale. Ces instants rares se comptent sur les doigts d’une main. Nous travaillons beaucoup pour nous faire une petite place sur la scène musicale… Aujourd’hui on peut oublier nos agendas surchargés pour se reposer un peu. Quand cela nous arrive, je préfère rester à la maison pour trainer ou encore aller me promener pour me changer les idées. Je ne peux pas être dans la même pièce que Sungjoo trop longtemps car je risque de ne plus savoir me contrôler. Lâchement je le fuis mais une partie de moi meurt d’envie de céder à la tentation et d’aller me réfugier dans ses bras. C’est encore plus difficile le matin quand il faut le réveiller. Je me cantonne à rester devant sa porte car si j’en franchis le seuil, je sais que je l’embrasserai et je ne pourrais pas rester sans le toucher. Cette frontière physique me permet de ne pas venir envahir son espace personnel, chose qu’il me reproche assez souvent.

Les deux maknaes nous ont embarqués pour aller au cinéma… Bon je dois reconnaître que je suis faible face à eux. Je me fais toujours avoir avec leurs bouilles adorables. Ce sont de vrais casse-bonbons quand ils désirent quelque chose. Seungyeon sait très bien comment s’y prendre avec moi pour obtenir ce qu’il veut… mais étrangement je préfère me faire avoir par Sungjoo. Ce dernier porte une tenue qui me rend fou, son petit col roulé cache son torse musclé. Je me demande si la marque que je lui ai faite il y a deux semaines s’est estompée ou non. A cette pensée, mon cœur bat plus vite. Je baisse les yeux sauf que c’est pire car mon regard tombe sur ses jambes moulées dans son jeans. Merde ! Pourquoi est-il aussi sexy dans une tenue banale ? Il ne faut pas que je le regarde trop longtemps sinon je ne serai pas capable de faire comme si rien ne s’était passé. Je reporte donc mon attention sur les autres membres et leur conversation fébrile. Le manager me parle des dernières nouveautés concernant le groupe mais aussi de la journée d’aujourd’hui.

Le trajet dans le van est une nouvelle fois agitée surtout que l’on se met à parler des films sortis et des derniers que l’on a regardé au dortoir. WenHan se trouve près de moi sur un siège solo, on se chamaille car nous ne sommes pas d’accord sur la performance d’un acteur. On ne se dispute pas mais on n’arrête pas de s’interrompre. Je sais que c’est un jeu entre nous et je n’en prends pas ombrage. Mon cher colocataire est une perle… il serait peut-être celui qu’il faudrait à Sungjoo car il le comprend mieux que moi. Seungyeon & Yibo sont bruyants car ils sont excités à l’idée de sortir du dortoir. Ils se rendent compte que l’on sort d’un espace fermé pour aller s’enfermer ailleurs ? Ils me désespèrent mais qu’est-ce que je les adore. Quand le van se stoppe devant le complexe, nous sortons tous mais Sungjoo traine. Je lui jette un regard avant que WenHan me donne une tape dans le dos. Je lui souris puis continue d’avancer. Je vais à la caisse avec le manager pour récupérer nos places et entendre ses recommandations car il ne va pas rester avec nous. Oui oui ! Je peux être super sérieux quand il le faut. Ensuite on va payer les sachets de popcorn. Non mais pourquoi je dois payer pour tout le monde ?! Seungyeon me fait un câlin quand je lui apporte le popcorn. ARGH ! Mon cœur fond devant cette bouille mais je sais bien qu’il pourrait largement se payer ce popcorn. On se rend dans la salle, que nous avons juste pour nous. Yibo décide de nous installer au milieu. On prend place les uns à la suite des autres. Au départ je ne fais pas attention que je suis derrière WenHan et donc entre lui et Sungjoo. Quand je m’assois dans mon siège, je vois baby leader à côté de moi. Mon cœur se met à battre plus rapidement. Bon sang ! Il devrait peut-être changer de place sinon je ne vais pas tenir le film sans le toucher une fois.

Égoïstement, je ne bouge pas car je ne veux pas que WenHan soit à côté de Sungjoo. Je dois avouer que cela me permet aussi d’être proche de mon baby leader, une chose qui n’est pas arrivée depuis ce fameux jour. Je m’enfonce dans mon siège tout en ouvrant légèrement ma veste américaine. On a l’impression que je ne porte rien dessous… mais allez savoir ! Je tente de caler mes longues jambes mais c’est compliqué. La main de Sungjoo ne cesse de plonger dans le popcorn, je la fixe du coin de l’œil. Je meurs d’envie de la stopper dans son élan pour l’emprisonner dans la mienne. Sentir le contact de sa peau sur la mienne… Cette pensée me donne des frissons le long de la colonne vertébrale. Je me mords la lèvre inférieure pendant que je me concentre sur les publicités. Mon esprit oublie complètement que nous sommes venus voir un film d’horreur, quelque chose que Sungjoo déteste. WenHan se penche pour commenter une bande-annonce. Je le remercie intérieurement de capter mon attention. La présence de Sungjoo à mes côtés est une douce torture. Son parfum me remplit les narines, je sens les poils de mes bras se dressés. Ce film risque d’être très long ! Mon agonie aussi…

La salle plonge brusquement dans le noir complet et des sons étranges nous parviennent. Le film commence… Je suis tenté de prendre sa main dans la mienne. Un petit instant volé mais j’ai peur qu’il me repousse ou que les autres ne le remarquent. Je sais bien qu’ils ne sont pas idiots et qu’ils se doutent que notre dispute a changé quelque chose. Comment leur dire que leur leader coréen me rend complètement fou ? Je dois étouffer mes sentiments et mes envies.

Lorsque les premières images du film défilent sur l’écran géant, j’entends les autres membres sursautés et rire fort. Je lance un regard vers Sungjoo qui doit franchement les maudire d’avoir choisi le type de film qu’il n’aime pas…

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Lun 14 Sep - 18:16
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hello to myself


yixuan & me

J'ai l'impression que les publicités durent dix mille années. Mais malgré qu'elles passent trop lentement à mon goût, je ne parviens pas à me concentrer dessus. L'odeur de Yixuan envahit mon espace et j'ai beaucoup de mal à rester tranquille. En vérité, j'ai envie de me décaler d'un siège, mais si je fais ça, je paraîtrais suspect aux yeux des autres. Non, je n'ai pas envie de me décaler d'un siège, mais d'une rangée complète. Je ne veux pas être près de lui. Je ne le peux pas sans me ressasser la fois dernière dans ma chambre. Si c'est une torture aujourd'hui, pour être franc, c'en est une au quotidien.

Chaque fois que je passe devant mon lit, que je me couche dedans, que je pose mes fesses dessus, que je le regarde tout simplement, je me souviens de tout, et dans les moindres détails. J'ai le souvenir de ces sensations, de ses mains sur mon corps et de ses lèvres sur ma peau. Lorsque j'y repense, j'ai l'impression qu'il est toujours là, au dessus de moi, et que l'envie monte progressivement dans mes veines. C'est difficile de me retrouver dans la même pièce que lui, mais je ne lui montre pas non plus que je suis embarrassé par quoi que ce soit. Après tout, j'ai une image et une fierté à garder. Ou peut-être que je me voile la face. Ce serait aussi simple que cela. Mais je préfère me dire que je contrôle la situation, plutôt que de me laisser emporter par le vent houleux du leader chinois.

À chaque mouvement qu'il esquisse, son parfum masculin chatouille mon nez, et bizarrement, je me sens bien. Chaque mot qui sort de sa bouche résonne agréablement dans mon oreille, et je me sens fermer les yeux, comme bercé et porté par le courant de sentiments qui se creusent un trou profond dans mon ventre. J'ai chaud. Mais je n'ose pas me lever de mon siège parce qu'il porterait à coup sûr son attention sur moi. Il le ferait, je le sais, c'est un réflexe humain. Je suis sûr que les autres regarderaient dans ma direction aussi. Mais avoir les yeux de l'homme à mes côtés me rendrait complètement dingue et je ne veux pas craquer. Il m'arrive de penser à lui avant de m'endormir. Au début, j'essayais de chasser son visage de ma tête, mais plus les jours passent, et moins c'est possible. Je m'en rends compte. C'est trop tard, je suis dépendant.

La salle plonge dans le noir, ce qui me fait prendre conscience que je m'étais échappé quelques minutes de la réalité pour m'enfuir dans mes songes. Avant d'entendre le début du film, je décide quand même de me mettre debout, retirant mon long manteau noir pour revenir à ma place initiale : aux côtés de Yixuan. Je dépose le vêtement que je viens de retirer sur le siège à ma droite et me concentre sur les premières bandes son du film. Je palis, et mon expression se fait beaucoup moins fière qu'au début. Non. Non, c'est impossible. Pourquoi ? Je ferme les yeux, fronce les sourcils et masse mes tempes. Ces deux maknaes commencent à me taper sur le système à n'en faire qu'à leur tête. Surtout qu'ils vont être les premiers à se faire pipi dessus, en particulier Yibo. Non mais franchement. Qui m'a foutu dans un groupe pareil ? J'exprime clairement mon mécontentement en soufflant d'un coup sec et me cale dans mon siège pour regarder le film. Mais pas trop intensément non plus. J'aimerai sortir mon portable, mais même si nous sommes des stars, je n'aime pas trop enfreindre les règles. Je les déteste.

Malgré moi, je me concentre un peu trop sur les images qui défilent et ne fais plus attention à ce qu'il se passe autour de moi. Je parviens même à oublier que Yixuan est à côté de moi, et que son bras touche le mien lorsqu'il le pose sur l'accoudoir. Non, plus rien ne compte, je suis à fond dans le film. Et c'est un moment de suspens qui me fascine, autant qu'il me fait frissonner, je suis captivé. Je ne devrais pas, je le sais, mais c'est plus fort que moi. La curiosité est un vilain défaut, c'est le cas chez moi lorsque je regarde des films d'horreur. L'héroïne est vraiment trop bête de se diriger dans un grenier duquel il en sort des bruits étranges. J'aurai déjà pris mes jambes à mon cou. Mais elle attend quoi ? Bien sûr, elle veut mourir, c'est évident. Elle a du regarder sur internet : comment mourir sans le faire soi-même ? Punaise, elle est vraiment trop stupide, elle fait stresser les gens pour rien. Si elle voulait mourir, fallait se jeter sous un train … Mon cœur s'emballe, alors que mes tripes sont serrées comme dans un étau, je le sens mal. Je le sens très mal.

L'immonde fantôme apparaît et la scène qui suit est sanglante. Trop sanglante. Yibo se met à crier et se cache les yeux, tandis que moi je suis tellement choqué que je ne réagis pas tout de suite. Je ne vois plus autour de moi, les images devant moi sont floues. Le sang et la violence sont tout ce que je déteste dans un film, ça a le don de me donner envie de vomir, ça me retourne le ventre comme ce n'est pas permis. Pris de panique, tout en reprenant conscience, je regarde autour de moi. Ne sait-on jamais si cet esprit est sorti de l'écran pour m'assassiner. Je déglutis et me lève rapidement, courant vers la sortie. Je ne suis pas bien, vraiment pas bien. Je déteste ce genre de films, ils le savent pourtant … L'adrénaline dans le sang, je me réfugie dans les toilettes, avant de m'adosser à un mur et de m'effondrer sur le sol, mes jambes tremblotantes. J'ai l'impression d'être monté dans un manège à sensations fortes. C'est définitif, je ne supporte pas les films d'horreur. Plus jamais.

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Lun 14 Sep - 21:10
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(+ tenue) Les lumières baissent doucement en intensité, pendant que l’écran s’allume pour nous diffuser les publicités. L’ambiance devient feutrée, on devrait se sentir bien mais en réalité je suis nerveux. La présence de Sungjoo à ma droite y est pour quelque chose. Son parfume me parvient quand la climatisation souffle légèrement sur lui. Mes muscles se crispent, c’est difficile de faire comme si tout était normal alors que je meurs d’envie de lui prendre la main et d’entrelacer nos doigts. Je ne dois pas céder à la tentation. Je respire exagérément pour retrouver un semblant de calme. Je me penche vers WenHan qui me parle de la dernière bande-annonce qui vient de passer. Mince ! Je n’ai pas fais attention comme je tente de garder le contrôle. Chaque centimètre de mon corps est en révolution contre son voisin. Une partie de moi a envie de demander à mon colocataire d’échanger nos places alors que l’autre ne veut pas que je bouge mes fesses de ce siège. J’avoue que je suis faible et que j’écoute plutôt cette partie de moi. Nous nous sommes plus vraiment parlé ou regardés depuis la dernière fois alors cette proximité me donne l’impression qu’il y a que nous dans la salle. Je suis capable d’éclipser la présence des autres membres si Sungjoo se tient là. Je me force à fixer mon regard droit devant moi mais ce dernier n’enregistre aucune information, il est plus attiré par la personne qui est à mes côtés.

Je me souviens des larmes que j’ai versées quand Sungjoo avait fui quand WenHan & Seungyeon étaient venus aux nouvelles. Je ne pouvais pas les oublier, tellement j’ai eu mal… Mon cœur me faisait souffrir depuis ce jour. Il se mettait à battre plus fort quand je me retrouvais près de lui ou dans la même pièce. Je trouvais toujours un moyen pour ne pas être trop près de lui car j’avais peur de ne pas savoir rester un « gentil » leader. Je voulais encore passer mes mains dans ses cheveux et l’embrasser comme lorsque nous étions sur son lit. Il ne faut pas que je pense à ce moment sinon je vais encore devoir fuir loin de lui. Lorsque je ferme les yeux, je me souviens de sa peau contre la mienne, de ses gémissements alors que je l’embrassais dans le cou. Je suis en manque de lui ! C’est affreux !

Ne pas le toucher, le prendre dans mes bras, est un combat de tous les instants. Quand nous sommes à la maison, c’est plus facile car je suis souvent occupé avec les activités du groupe ou les autres membres ou encore le manager. Mes distractions sont plus nombreuses au dortoir. Là je suis prisonnier de cette salle de cinéma, de ce siège. Je m’enfonce un peu plus dans mon siège comme si cela pouvait me permettre de m’échapper sauf que je risque plus de me retrouver le cul parterre si je continue ainsi.
Lorsque la salle plonge complètement dans le noir, je me sens soulagé. Je serai enfin loin de son regard et sa vue. Je sais bien que cela est idiot de penser ainsi parce qu’il me suffit de tourner la tête vers lui pour pouvoir le voir. Me souvenant que le film que nous allons voir est un film d’horreur, je me tourne vers Sungjoo pour m’assurer que tout va bien. Son expression m’arrache un sourire. Je suis prêt à parier qu’il meurt d’envie d’aller étriper les maknaes. Je l’y encourageai bien mais je me fiche complètement de ce film. Les films d’horreur n’ont pas d’effet sur moi, ils m’ennuient en faites. Je ne sursaute pas, je ne crie pas, je ne me cache pas. Je suis plutôt du genre à être celui qui sert de bouclier ou d’oreiller. Je proposerai bien à Sungjoo de se cacher les yeux en se tournant vers moi ou pourquoi ne pas passer un bras autour de ses épaules mais il ne voudra jamais. Je veux me pencher vers lui pour demander si tout va bien quand…

Mon cœur bat plus rapidement quand mon coude se pose sur l’accoudoir et que son bras le frôle. AU SECOURS ! APPELEZ LES POMPIERS ! Je vais avoir une attaque ! Je me fige et retourne au fond de mon siège. Non pourquoi je reste ? Je dois quitter cette salle. Je ne peux pas rester pendant tout le film avec mon bras collé au sien. Je risque de faire exprès de l’étendre pour que nous nous touchions plus ou que nos mains se frôlent. Du coin de l’œil, je regarde WenHan en me demandant s’il a remarqué quelque chose mais il est plongé dans le film. OUF ! Je suis sauvé ! Je me frotte les yeux pour essayer de me motiver à prêter attention au film… cela dure cinq minutes ! Qu’est-ce que cela peut être nul !!! C’est toujours la même chose. L’héroïne se précipite dans le grenier pour échapper… bah à quoi déjà ? On s’en fiche puisque cela risque de mal terminer de toute façon. En plus c’est bien connu que lorsque vous êtes en présence de phénomènes étranges, il est fortement conseillé de monter dans les étages. Non mais je devrais écrire au scénariste pour lui dire ma façon de penser. Ce film était banal et ennuyant. Dommage que l’on ne puisse pas sortir son téléphone portable car cela m’occuperait pendant que les autres continueraient de sursauter ou crier. Oh pourquoi n’ai-je pas pensé à prendre mon iPOD ? J’aurai pu glisser une oreillette distraitement et fermer les yeux. Ah oui ? Je peux faire une sieste en attendant. Qui le remarquerait ? J’étouffe un bâillement quand Sungjoo se lève brusquement et quitte la salle. Je souris parce que je me doutais bien qu’il ne pourrait pas tenir tout le film.

Lorsque l’on regarde un film d’horreur au dortoir, il finit toujours par sortir son téléphone ou aller faire autre chose. J’aperçois WenHan qui le regarde s’éloigner et se lever pour aller le rejoindre. Je lui pose une main sur le torse et lui dis de rester que je vais aller voir. Je rajoute que de toute façon cela m’ennuie, ainsi cela fait un peu moins le gars qui court après l’être de ses pensées. En sortant de la salle, je chercher Sungjoo des yeux. Merde ! Il est rapide ! Je ne le vois pas ! Une hôtesse de caisse me dit gentiment qu’il est parti aux toilettes. Non il est sérieux ? Il n’a pas trouvé un autre endroit pour aller se réfugier ? En me dirigeant vers les toilettes, je tourne dans mon esprit plusieurs façons de me moquer de lui et de sa cachette. En ouvrant la porte, j’ai complètement oublié ce que je veux lui dire. Son comportement m’inquiète. Baby leader est adossé au mur et tremble. Je me précipite vers lui, et pose mes mains sur ses genoux. Je tente d’accrocher son regard pour m’assurer qu’il va bien mais impossible il ne semble pas me voir.

« Est-ce que tu vas bien ? »

Ma voix trahit mon inquiétude. Je ne sais pas comment faire pour attirer son attention. J’aurais bien une idée mais je ne pense pas qu’il sera très heureux si je l’embrassai maintenant. Pourtant j’ai envie de le prendre dans mes bras et de le bercer comme un enfant. Son attitude est vraiment trop inquiétante pour que je reste sans rien faire. Je finis par poser une main sur sa joue et du bout des doigts je la lui caresse.

« Parle-moi, je t’en prie. »

Ma voix est un murmure. Je ne sais pas s’il m’a entendu mais je sens mon cœur battre plus rapidement. Merde ! Sungjoo qu’est-ce que tu me fais ?

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Lun 14 Sep - 22:02
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yixuan & me

Je ne sais pas d'où vient ce mal être en présence de sang. Présence … Pas réelle, puisqu'elle n'a été que dans un film. J'essaie de me rassurer en me disant que ce ne sont que des images, des effets spéciaux et que la violence n'est là que pour foutre mal mais sur moi, cela fonctionne trop et mon corps réagit au quart de tour. Je me demande même si je n'ai pas subi un traumatisme que j'ai aujourd'hui oublié étant petit, parce que j'ai conscience que ma réaction est grave. La scène repasse en boucle dans ma tête sans que je ne puisse la stopper, je suis perdu dans cette répétition sans fin. S'il n'y avait encore que le sang qui giclait dans tous les sens … Mais non, il a fallut que ce soit violent à souhait. Je ne me sens vraiment pas bien. Que quelqu'un m'aide … Yixuan.

Mon corps tremble, je suis recroquevillé pour essayer de me protéger de ces images débiles et irréelles. Je crois que je suis en train de faire une crise de panique, mais ce bordel de film n'est pas la raison à ma réaction. Il a seulement été le déclencheur. Quelques événements ont chamboulé ma vie dernièrement, en plus d'accumuler les heures de fatigue et les cachets pour trouver le sommeil, ça n'aide pas. Ça n'arrange en rien mon cas. Je ressemble plus à un dépressif qu'à une célébrité. Quoi que … Les deux se rejoignent chez la plupart des stars en général. Je ne veux pas devenir comme ça, je veux retrouver ce sentiment que j'avais il y a quelques semaines. C'est de la faute de Yixuan. Il n'aurait pas du se mêler de mes affaires, il aurait juste du garder le silence et même dans un moment pareil, même si je lui en veux pour ce qu'il s'est passé parce qu'il a retourné mon cœur, je ne peux m'empêcher de ne vouloir que lui auprès de moi. Je sais qu'il est le seul à pouvoir me calmer, à m'apaiser, à chasser cette crise qui me prend aux tripes.

Yixuan. Yixuan. Pourquoi lui ? Tout le temps. Cette tortue humaine, de seulement deux de tension, qui prend le temps de vivre. Pourquoi, pourquoi ? J'essaie d'appeler à l'aide, de parler, de sortir, ne serait-ce, qu'un seul mot, mais ma voix est bloquée. Certainement à cause de mon angoisse. C'est bien la première fois que cela m'arrive. Je pose mes coudes sur mes genoux et tiens mon crâne avec mes mains. J'ai envie de me tirer les cheveux, de me griffer, de me pincer, de me faire mal pour revenir dans le monde présent, mais mon corps tremble comme une feuille portée par le vent, et je ne suis capable de rien. J'ai peur, je veux fuir, rentrer à la maison. Non, je veux juste redevenir Sungjoo … Yixuan.

Sa voix résonne entre les murs des toilettes, mais je ne parviens pas à répondre, toujours paralysé et bloqué dans ce mutisme qui ne veut pas me laisser tranquille. Aurait-il entendu mes appels silencieux ? Je rigolerai bien de mes pensées si je le pouvais mais là pour le moment, je veux juste pouvoir répondre à ses questions. Je le sens, dans ses gestes, dans le timbre de sa voix grave qu'il est inquiet, que je dois faire peur à voir, que je ne suis pas le Sungjoo de d'habitude et que c'est effrayant. Malheureusement, je découvre ce côté en même temps que lui et ce doit être la raison de la fuite de mon sang-froid. La chaleur de ses mains sur mes genoux me ramène doucement, très lentement, comme si je venais de couler au fond d'un lac et que je faisais des efforts surhumains pour remonter à la surface. Mais pourquoi avais-je voulu que ce soit Yixuan et personne d'autre ? Ses doigts chauds caressent ma joue, et mes yeux papillonnent.

J'ai la sensation de me réveiller d'un mauvais rêve, d'avoir fait un cauchemar intense et qu'il était maintenant fini. C'est comme si Yixuan venait me réveiller parce que je criais, ou parce que j'étais trop agité dans mon sommeil, mais lorsque je porte mes yeux sur les lieux, j'essaie de me retrouver. Ma vision est un peu floue et j'ai du mal à reconnaître l'endroit. Mes yeux reviennent rapidement sur cette silhouette que je connais par cœur, je dois avoir l'air complètement perdu, mais c'est le cas. Je cligne encore plusieurs fois des yeux pour ajuster ma vue, et elle revient tout doucement. Je lève lentement mon bras pour poser ma main sur la sienne, cette dernière étant toujours sur ma joue et le regarde les sourcils froncés, sans comprendre. « tu … » ma voix est si moche que je n'ose même pas prononcer d'autres mots. Mon visage prendre de jolies teintes roses sans que je ne sache pourquoi. En fait si je sais pourquoi, je suis tellement embarrassé que ça ne devrait pas être permis de l'être autant. Je détourne les yeux puis la tête, et regarde à côté de moi, pour éviter son expression qui doit être moqueuse, tout en relâchant sa main.

Je mords ma lèvre. Je me montre faible devant quelqu'un, devant lui et je ne sais plus où me cacher. Si seulement je pouvais me transformer en petite souris ou disparaître, ce serait vraiment génial. Tout en mordillant ma pauvre lèvre inférieure, je réfléchis quelques instants avant de replonger dans le regard du leader. « pourquoi … tu es là ? » ce ne sont que des murmures, je ne peux malheureusement pas faire autrement. Je sens mon corps se remettre du choc et de la précédente crise, mais, la tension redescendue, je ressens des frissons glacials me recouvrir. J'agrippe la manche de son avant-bras en fuyant son regard. Je n'ai pas envie qu'il me laisse tout seul. Je ne sais pas si le fait d'avoir fait cette satanée crise a grillé mon cerveau mais je n'ai pas envie qu'il s'en aille. Je veux juste qu'il reste auprès de moi et qu'il me donne sa chaleur. « Yixuan … » Je lui chuchote doucement son prénom, en osant un bref regard vers lui, puis ma lèvre inférieure finit de nouveau entre mes dents. Je ne sais même plus ce que je veux …

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Lun 14 Sep - 22:59
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(+ tenue) Mon existence est comme un long fleuve tranquille, je me laisse porter par les évènements. Je ne laisse pas envahir par des angoisses ou encore je ne me projette pas trop loin dans l’avenir ainsi je ne suis pas sujet au stress. Cela peut évidemment m’arriver de stress mais c’est souvent dans le bon sens car cela me motive à faire quelque chose. Mes proches disent souvent que je me laisse vivre. Je désespère les membres du groupe parce que je suis lent mais je suis observateur et silencieux, cela ne m’empêche pas de faire attention à ce qui se passe parmi nous. C’est probablement pour cette raison que les films d’horreur ne m’impressionnent pas… en plus je ne crois pas vraiment aux histoires de fantômes et cie alors quand je regarde ce genre cinématographique, c’est comme voir une fable. Il m’est même arrivé de rire devant certaines scènes car je trouve cela franchement ridicule. N’étant pas atteint par ce type de films, je ne suis pas très empathique. Les réactions des autres personnes me font plutôt sourire ou rire franchement… enfin pas avec Sungjoo.

Au début, il est vrai que cela m’a amusé de le voir perdre son sang froid mais lorsque je passe la porte des toilettes… ce n’est plus la même chose. Sungjoo est adossé contre le mur, les genoux repliés sur sa poitrine, je le vois trembler. Mon cœur cesse immédiatement de battre. Son rythme devient alors effréné, mon sang se glace dans mes veines. L’inquiétude étend sa main doucement jusqu’à ma gorge. Je me précipite vers lui pour savoir ce qu’il a. Mes mains tremblent tellement que j’ai la sensation que je vais lui transmettre ma peur. Je les secoue avant de les poser sur ses genoux. Pourvu que ce contact lui permet de revenir vers moi. Mon regard ne cesse de chercher le sien. Mes oreilles bourdonnent. Il ne faut pas que je perde mon sang froid… pourtant avec lui, je suis incapable de rester insensible.

Je baisse la tête pour fixer mon regard sur le carrelage des toilettes. Je me force à prendre de grandes respirations parce que la panique va me faire perdre la raison. Je dois retrouver mon calme, cette force qui fait de moi un leader. Il ne doit pas oublier que je suis en charge des autres membres du groupe. Ils se reposent sur moi, je dois être à la hauteur. Doucement, mon cœur reprend un rythme normal. Je suis bien obligé de me faire la morale sinon je ne peux pas aider Sungjoo. Bon sang ! J’ai plutôt envie de le prendre dans mes bras et le bercer en lui caressant les cheveux. Il semble si vulnérable. Est-ce qu’il ne nous cacherait pas un traumatisme quelconque ? Fronçant les sourcils, je me demande ce que le sombre baby leader peut avoir comme secret. Je pose une main sur sa joue et la caresse du bout des doigts. Ce simple contact me donne des frissons. Je sens les poils de mes bras se hérisser mais je ne suis pas ici pour succomber à la tentation. Je suis là pour m’assurer que Sungjoo ne va pas nous faire une crise de nerfs… bon c’est mal barré !

Mes paroles ne semblent pas l’atteindre, je me sens démuni. Comment dois-je m’y prendre pour qu’il me réponde ? Cherchant des idées pour le faire réagir, je le vois lever les yeux vers moi. Son regard est vide de toute expression et de signe de vie. Mon cœur se serre devant cette vision mais cela ne dure pas. Je le vois revenir vers moi doucement. Je continue de l’appeler comme si cela avait un réel pouvoir sur lui. Sa main se pose sur la main et mon cœur saute dans le vide. Fais chier ! Je ne peux pas rester calme et lucide s’il me touche. Je suis en manque de sa peau sur la mienne, cette délicieuse sensation… Je reporte mon attention sur lui et non sur mes sensations parce que je risquerai de ne pas savoir me contrôler. Il tente de parler une première fois mais sans succès. Je suis suspendu à ses lèvres. J’ai envie de lui dire de me demander tout ce qu’il veut mais je dois d’abord m’assurer qu’il va bien.

Sungjoo est embarrassé, je le vois bien. Je retire ma main de sa joue pour lui laisser le temps de reprendre ses esprits. Je suis toujours inquiet de le voir réagir ainsi pour un film d’horreur. Mes yeux le regardent mais se focalisent rapidement sur sa lèvre inférieure qu’il se met à mordre. Il va finir par me tuer en faisant une telle chose. Ma respiration devient haletante. Merde ! Il faut que je sorte de cette pièce. Pourquoi ai-je cru que je pourrais gérer une telle situation ? J’aurais dû laisser WenHan s’en occuper… Non ! Pas question que mon colocataire touche Sungjoo. Mon baby leader… Je veux le protéger de ce qui l’effraye, de ce qui le rend malheureux. Je veux seulement passer mes bras autour de ses épaules et l’attirer vers moi.

Sa question me prend au dépourvu, je stoppe la main que je tendais pour lui caresser les cheveux. Je ne sais pas quoi lui répondre. Il veut vraiment savoir pourquoi je lui ai couru après ? Il veut m’entendre lui dire que depuis que nous nous sommes embrassés et jetés l’un sur l’autre, il hante encore plus mes pensées ? Que lorsque je ferme les yeux, je pense à lui et à toutes les sensations que j’ai ressenties ce jour-là ? Je ne crois pas qu’il soit prêt à entendre ce genre de paroles, pourtant c’est la vérité. Je lui ai couru après parce que je suis inquiet pour lui et que je veux pouvoir le rassurer. Je reste silencieux parce que j’ai peur de dire quelque chose qui le ferait fuir… Quand il agrippe la manche de ma veste, je suis surpris. Mon cœur bat plus rapidement mais ce n’est pas le rythme effréné qu’il prend quand nos lèvres se lient. Je le regarde en me demandant ce qui se passe. Lorsqu’il prononce mon prénom, je sais à cet instant que jamais je ne le laisserais tomber. Je serai toujours présent pour lui. Évidemment je préfère être proche de lui mais je supporterai tout pour lui. J’avance mon bras sur sa nuque, la manche de ma veste et sa main glissant tout le long.

Caressant sa nuque doucement, je me penche vers lui et lui murmure.

« Je suis là ! Je reste là avec toi ! »

Quand mon regard se pose sur sa lèvre inférieure qu’il s’est remis à mordiller, je sens que je vais faire une bêtise. Je me penche vers lui et dépose un baiser léger sur ses lèvres. Je ne cherche pas l’embrasser avidement comme la première fois, je veux seulement qu’il se sente en sécurité avec moi. Je lui répète doucement tout en lui caressant les cheveux :

« Je suis là ! Je reste avec toi ! »

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Dim 20 Sep - 19:59
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yixuan & me

Il ne répond pas à ma question. Et je ne suis pas en état de comprendre pourquoi. J'ai l'impression de sentir cette habituelle tension entre nous revenir, et je ne veux pas. Pas là. J'ai besoin d'être rassuré, pas poussé à bout, pas aujourd'hui, pas maintenant. Je ferme les yeux quelques secondes, attendant une quelconque réponse de sa part, mais rien ne vient. J'ai la désagréable sensation qu'il va me fuir, et mes doigts viennent agripper la manche de sa veste, au niveau de son avant-bras. Je ne le regarde pas, trop embarrassé par mes propres gestes. Je me sens démuni, mis à nu, et même si je n'aime pas ça, je me dis qu'il est le leader et qu'il est la personne la plus mature pour gérer ce genre de crises. Même si je sais que le fait de vouloir sa présence à mes côtés n'a absolument rien à voir avec son rôle dans le groupe.

Je ne doute pas que mes joues sont roses, peut-être légèrement, mais cela doit se voir. Mon corps commence à devenir un glaçon. Lentement mais sûrement. Des serpents de frissons courent sur mon corps, l'attaquant sur chaque parcelle de peau qu'ils peuvent manger. Je suis persuadé d'avoir la chair de poule sous mes vêtements. Et encore … J'ai quand même un sous-pull sur le dos, et un jean recouvrant mes jambes jusqu'à mes chevilles. Je me mords la lèvre nerveusement. Je me suis mis dans une situation dérangeante, je ne sais pas comment m'en sortir. Mon regard se plonge dans celui de Yixuan lorsque son bras bouge, emportant en même temps ma main toujours accrochée à sa veste. Je ressens une toute autre vague de frissons m'envahir lorsqu'il pose ses doigts dans ma nuque. Malgré le col roulé qui la recouvre, je parviens à sentir la peau de Xuan, à apprécier sa chaleur à travers le tissu. Mes yeux se ferment quelques secondes, avant que je me noie de nouveau dans la noirceur de ceux du leader.

Je dois être bien pathétique en ce moment, comme un enfant qui a perdu sa maman dans un centre commercial, je m'accroche au premier venu. Mais ses paroles me rassurent et mon cœur se sent soulagé, bien que son rythme s'accélère. J'ai la vague impression qu'il me fait comme une déclaration et contre mon gré, j'en suis heureux. J'ai cependant peur de me tromper et cela m'empêche de me laisser complètement aller contre lui. Mon regard se perd dans le vide. Pour très peu de temps. Lorsque ses lèvres se posent furtivement sur les miennes, je me sens chaviré. Et tous ces souvenirs qui reviennent me hanter. L'espace d'un instant, j'avais réussi à oublier ce qu'il s'était passé quelques jours plus tôt entre nous mais maintenant qu'il vient de recommencer … je fuis son regard, à tout prix, il ne faut plus que je lui accorde mon attention. Pourtant mon cœur me hurle de lui réclamer d'autres gestes doux. Il n'y a que lui qui me fait devenir lunatique et changeant sur mes envies. Je ne sais plus ce que je veux quand je suis dans la même pièce que lui, et c'est vraiment perturbant. À la limite du supportable.

Mon cœur tambourine comme un fou dans ma cage thoracique. Cela fait plusieurs jours que nous n'avons pas été aussi proches. Avant nous n'avions pas besoin de contacts physiques, ou même de regards l'un envers l'autre. Il n'a suffit que d'une seule fois, dans ma chambre, sur ces draps porteurs de notre secret pour que nos envies dérapent et changent du tout au tout. Nous sommes comme deux aimants aujourd'hui, et mon cœur n'a pas encore l'habitude de ce retournement de situation. Je suis dans la confusion totale entre ma raison et ce que veut mon cœur. C'est d'ailleurs très difficile de résister à ce qu'il désire. Je me sens fragile, et une seule personne est capable de me mettre dans cet état. Je resserre la prise entre mes doigts, c'est-à-dire le morceau de sa veste, la tête baissée vers le sol, je pourrais presque compter le nombre de carreaux sous mes pieds. Mes pensées sont malheureusement ailleurs, et incapables de se concentrer sur une seule chose. Mes yeux se ferment avec force et à demi voix, je lui adresse quelques mots. « je te déteste Yixuan »

Je n'ose pas le regarder, je ne relève même pas la tête. Je n'esquisse aucun geste, relâchant lentement la pression sur sa veste, ma main tombe lourdement sur le sol. La douleur me ramène clairement à la réalité. Mes os viennent de percuter le sol sans aucun bruit, et je me retiens de verser quelques larmes. Ma résistance à la souffrance, à la peine, à mes sentiments est très faible, mais je ravale tout de même cette boule dans ma gorge. J'essaie de la chasser, mais c'est bien plus compliqué que ça en a l'air. « je te déteste tellement » mon ton se fait plus dur que je ne le voudrai. Mes dents sont serrées au maximum afin de retenir au mieux ce qui désire sortir, je faiblis, je vais craquer …

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Dim 20 Sep - 23:46
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(+ tenue) Quelle attitude dois-je avoir envers lui ? Je ne pense pas que je serai capable de le cerner un jour… Certaines fois baby leader est une personne chaleureuse avec qui les autres membres rient et se chamaillent, alors que le reste du temps il est froid et distant. On pourrait le définir comme étant une personne mystérieuse, difficile à atteindre. Je trouve seulement que son comportement est une façade pour éviter que l’on s’attache à sa personne. Je me souviens d’un Sungjoo bien différent quand nous étions dans sa chambre, un homme avide de baisers et de contact. Malheureusement cette vision a été brève puisque depuis il m’évitait… moi aussi mais j’agis ainsi car je me rends bien compte que jamais il ne voudra de moi autrement. Il tolère ma présence parce que nous appartenons au même groupe et que je suis le leader chinois sinon on ne s’adresserait même pas la parole. Quand la réalité me rattrapait ainsi, je devais me mordre l’intérieur des joues pour retenir mes larmes. Je ne peux pas montrer la souffrance que je ressens devant son indifférence. Mon esprit garde bien en mémoire le moment où il a quitté sa chambre pour disparaitre dans l’appartement, me laissant seul devant WenHan et Seungyeon.  Sa lâcheté avait été comme un poignard plongé dans mon cœur. Ne voulant pas affronter leurs questions pourtant légitimes, j’étais parti m’enfermer dans ma chambre. Lorsque la porte s’était refermée derrière moi, j’eus l’impression que la douleur ne cesserait jamais. Mes larmes avaient coulé pendant des heures dans le silence de ma chambre… seuls nos affaires avaient été des témoins privilégiés de ma faiblesse.

Je ne veux plus jamais ressentir cette douleur mais je ne peux pas rester sourd aux élans de mon cœur. Ce dernier était assoiffé… il avait besoin de sentir à nouveau le corps de Sungjoo proche du mien, ses mains se baladant sur moi, ses lèvres sur les miennes. Il voulait encore battre tellement rapidement que j’aurais l’impression qu’il venait de sauter dans le vide et faisait une chute interminable. C’est probablement aussi pour cette raison que je suis parti derrière baby leader quand il a quitté la salle de cinéma. Un moment où nous serions tous les deux… Je suis accroupi près de lui mais je ressens comme un immense fossé entre nous. Même sa main accrochée à ma manche ne peut pas couvrir cette distance qui nous sépare. J’en prends conscience. C’est douloureux de se dire que malgré tous mes efforts ou mes envies, il ne sera jamais capable de m’accepter tel que je suis. Mon cœur se serre devant cette évidence. Mon baiser ne change rien non plus. Mes paroles réconfortantes creusent un peu plus la distance qui nous sépare.

Pourquoi est-ce que je reste auprès de lui ? Je me pose la question quand mon regard se pose sur lui et que je remarque que le sien me fuit. Je dois cesser de m’en faire pour les autres, surtout pour lui. Malgré mes déclarations précédentes, je sens que je suis de trop dans cette pièce. Comment sortir sans paraitre grossier ? Je suis gêné parce que je vois bien que je suis de trop ici. Ses doigts ont beau se resserrer sur la manche de ma veste, je veux fuir. Je ne veux pas rester avec lui une seconde de plus. Je vais enfin prendre les bonnes décisions et quitter les toilettes avant de faire comme si rien ne s’était passé. Nous redeviendrons des étrangers qui se côtoient pour le travail et ce sera tout. Je sais que c’est la réaction la plus censée… mais mon cœur me hurle que je vais le tuer si je fais une telle chose. Il ne veut pas être séparé de lui, je dois avouer que moi aussi... sauf que je me suis promis de faire plus attention à ses envies. Je ne dois pas être une personne égoïste et pourtant je meurs d’envie de l’embrasser comme la dernière fois. Je veux l’entendre gémir, sentir son corps contre le mien… mais non !

Ces quatre petits mots m’achèvent. Mon cœur cesse de battre, mon sang se glace dans mes veines. Je savais que ce moment arriverait tôt ou tard mais au lieu d’écouter ma conscience, j’ai joué avec le feu… en même temps, je m’attendais à quoi ? Je sais bien que Sungjoo me déteste. Je l’ai toujours su, cette déclaration n’est pas nouvelle mais elle fait mal. Je tente de retenir mes larmes mais je ne peux pas toutes les contrôler. Je sens que l’une d’entre elle coule silencieusement le long de ma joue. Merde ! Il faut que je pense à respirer sinon j’allais faire une attaque. Je n’ai même pas remarqué que lorsque ces petits quatre avaient franchi la barrière des lèvres de baby leader, j’avais retenu ma respiration.

« Je sais… »

Évidemment que je sais que je ne lui inspire que de la haine. Il me pense complètement idiot ? Je veux encore plus quitter cette pièce mais sa main est toujours accrochée à ma veste. Je pense que j’aurais pu voir ce geste comme de l’espoir mais aujourd’hui… maintenant… je sais que cela signifie seulement qu’il n’a pas encore les idées assez claires pour se mettre debout. Je ne bouge pas encore car je ne veux pas le brusquer, je laisse seulement ses paroles se frayer un chemin vers mon cœur. Ce dernier est complètement abattu. Je plonge une main dans ma veste à la recherche de mon téléphone portable. Je vais appeler notre manager en sortant et lui demander de venir me chercher. Je ne veux pas rester une seconde de plus avec eux… je veux aller loin d’eux. Évidemment je songe à prendre le premier avion pour la Chine mais j’inquiéterai ma maman pour rien… puis il faudrait tout lui raconter et je ne veux pas lui faire de la peine.

Sa main me rend ma liberté, je me lève immédiatement. Je ne pars pas en courant mais j’en ai vraiment envie. Mes jambes tremblent, pourquoi me trahissent-elles maintenant ? Je suis furieux après moi car je suis obligé de rester dans cette pièce avec lui. Je le déteste de me dire une nouvelle fois ce qu’il ressent pour moi. Je sais ! JE SAIS ! TAIS TOI ! Je veux qu’il se taise ! Je sais bien que je suis la personne qu’il déteste le plus au monde. Je ne veux plus entendre ça de sa bouche. Je perds littéralement le contrôle. Je veux me plaquer les mains sur les oreilles et m’accroupir en position fœtale pour échapper à sa haine.

« Je sais… »

Je ne peux pas lui répondre autre chose parce que je ne sais pas quoi dire ou comment réagir… enfin je tente de me faire violence. J’enfonce les mains dans mes poches et prends une grande inspiration.

« Tu veux que je te laisse en paix ? »

Je suis surpris par le calme dont je fais preuve alors que je suis complètement paniqué. En revanche je ne peux pas cacher les larmes qui coulent le long de mes joues. Je veux le fuir… je ne veux plus entendre ses mots. Cela fait trop mal…

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Lun 21 Sep - 1:48
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Je te déteste de me rendre aussi dépendant de toi. Je te déteste pour avoir osé toucher mon corps, mais je me déteste aussi pour le vouloir une nouvelle fois. Je te déteste d'être toi, je te déteste tout court. Fuis moi, je suis lâche.

Voilà ce qui trotte dans ma tête, ce qui me brûle les lèvres, ce que je veux lui dire. Mais les mots s'arrêtent et seuls les trois premiers résonnent dans ma gorge. Je suis ignoble, et tellement lâche. Je ne parviens pas à exprimer ce que je ressens avec de simples mots, et pourtant je suis capable de sortir un discourt improvisé à des fans lors d'un meeting. Je suis une vraie pipelette devant les fans et lors des émissions, mais retour à la maison, je suis une véritable statue de cire. Je ne parle pas, ou très peu, et même le manager a souvent du mal à me suivre. Suis-je vraiment si désagréable ? Un peu hautain et arrogant mais tout de même.

Je lui dis que je le déteste. Mais en vérité, la personne détestable dans ces toilettes, c'est moi et moi seul. Je ne suis pas capable d'affronter mon attirance récente pour le leader, et je ne cesse de fuir. Mais comment m'avouer tout ça. On se déteste, on ne se parle pratiquement pas, et lorsqu'on le fait, on ne se regarde même pas. Aujourd'hui, le regarder agite mon cœur et réchauffe mon âme. Je ne sais plus ce que je dois faire, vers qui me tourner. Pourtant, je n'ai jamais eu besoin de conseils ou de soutien, mais là, j'aimerai qu'une petite voix me dise discrètement ce que je dois faire, qu'on tire les ficelles qui relient mes membres, tel un pantin, pour que l'on m'aide, que l'on me fasse agir. Je … Je ne veux pas que l'on s'éloigne.

Il me répond qu'il sait. En fronçant les sourcils, je reporte mes yeux sur lui, prêt à lui crier que non, il ne sait pas, qu'il ne sait rien, mais la vue de ses larmes bloquent tous mes mots. Yixuan, pourquoi ? Je sais qu'il va me laisser, abandonner notre attirance, m'abandonner. Lorsqu'il plonge sa main dans sa veste pour en sortir son portable, je comprends. Il ne veut pas rester ici, je suis ingérable, je ne suis plus supportable, il ne veut plus. Mon cœur tremble, je viens tout juste de le déchirer en mille morceaux, et il tombe. Il s'effondre. Mes pensées ne sont plus qu'un fouillis de mots, d'expressions, de coréen illisible et indéchiffrable. Je suis perdu, je me sens plongé dans un gouffre sans fond, et c'est moi seul qui me suis précipité dedans. Je ne fais pas souffrir qu'une personne, mais deux, et mon égoïsme n'a rien vu.

Lorsque mes doigts desserrent sa veste, une faible source d'air me fait prendre conscience qu'il s'est levé. J'ai l'impression qu'il va s'en aller, pour de bon, mon corps abandonne, mon cœur me lâche, je suffoque. Il me répète qu'il sait, mais non il ne peut pas savoir, il ignore tout. Je mords violemment ma lèvre, de plus en plus fort, pour retenir mes larmes, ma colère, ma peine. Je veux crier, lui dire le fond de ma pensée, mais je suis comme paralysé par cette situation. Yixuan n'est pas à blâmer, je suis le seul fautif …

Sa question me détruit. Vient-il seulement de me demander si je voulais qu'il me laisse tranquille ? Non, non, non, je ne veux pas. Bien sûr que non, mais comment lui faire comprendre que j'ai besoin de lui. Je ne dis pas être amoureux de lui. Mais il m'a apporté tellement de choses en seulement quelques minutes. De la chaleur, de l'affection, des baisers, des caresses et des nouvelles sensations. De l'excitation à l'état pur. Avec hésitation, je relève lentement les yeux sur sa silhouette masculine, mon regard suit le mouvement de ses jambes, puis de son torse pour rencontrer son visage. Ravagé par les larmes. Cette expression brise toutes mes barrières, et une larme timide roule d'abord sur ma joue alors que je baisse la tête. J'ai honte. Craquer ainsi devant lui … décidément, ça aura été la journée.

Je ne parviens ni à répondre à sa question, ni à arrêter le flot de perles salées qui coulent de mes yeux. Je suis épuisé, perdu, confus, mais je sais une chose : je ne veux certainement pas qu'il me laisse tout seul. Pas ici, nulle part, jamais. Je mords une nouvelle fois ma lèvre inférieure, ne doutant pas une seule seconde que je viens de la meurtrir à de nombreuses reprises avec mes dents, pose le plat de ma main sur le mur dans mon dos et tente de me relever. Ma tête tourne, mon autre main vient rencontrer mon front, mes yeux fermés, pour éviter d'avoir mal au crâne, mais c'est trop tard. J'essaie de faire abstraction du fait que mes jambes tremblent, flageolent et n'en font qu'à leur tête. Je peine à respirer, et les larmes qui ne cessent d'envahir ma vue ne m'aident pas non plus. Je regarde en direction de Yixuan et fais un pas en avant, mais trébuche. Avec mes propres pieds. Je ne suis pas maladroit, mais étant donné mon état et ma précédente crise, j'ai vraiment du mal à tenir sur mes deux jambes.

Je me rattrape de justesse et avec peine à Yixuan. Son odeur m'enivre, malgré les événements, je me sens mieux près de lui, et je ne veux plus partir. Je le sais, ma place est dans cette étreinte rassurante, mon seul réconfort se trouve dans sa voix grave. Je ne peux cependant plus retenir mes larmes, elles coulent, encore et encore, se frayant un chemin jusqu'à l'intérieur de mon cou, pourtant couvert par mon sous-pull. Mes bras viennent entourer le cou de mon leader, et je le serre fort, tout en nichant mon nez dans ses vêtements. Je sens encore mes jambes faiblir, et c'est cette désagréable sensation de tomber qui me prend à chaque fois. L'énergie de mon corps est comme aspirée par celle de mon aîné, mais j'ai encore un peu de force pour le regarder et l'embrasser. Ce n'est pas un chaste baiser insignifiant, en réalité, je ne me gêne pas pour glisser ma langue dans sa bouche pendant sa surprise.

Je caresse lentement son muscle humide avec le mien, tournant autour, dansant sur lui, sous lui, ma langue suit un ballet exquis. Je veux qu'il me touche, qu'il me montre que je ne suis qu'à lui et que personne d'autre ne lui fait autant d'effet que moi. Ma respiration se fait déjà courte et bruyante, mais je n'en ai que faire. Retrouver cette sensation … c'est indescriptible. Je fonds, je faiblis de plus en plus, je suis épuisé de tenir debout mais mon cerveau est parfaitement conscient de ce qu'il se passe. De nos salives échangées et des rougeurs sur nos lèvres. Le baiser continue, je ne veux pas qu'il s'arrête, et je forcerai Yixuan s'il voulait mettre un terme à cet échange sensuel. J'effectue un petit saut et m'accroche à lui, mes cuisses entourant son bassin. De cette façon, il ne m'échappera plus, s'il doit partir, qu'il m'emporte avec lui. Ce n'est qu'après lui avoir sauté dessus, au sens propre du terme, que je romps le baiser, reprenant ma respiration haletante. C'était un baiser intense … La chaleur est rapidement monté dans mon corps et mes larmes se sont arrêtées de couler, mes pensées occupées à bien mieux que les précédentes. Je pose mon front contre le sien, nos souffles se rencontrant, me provoquant des frissons. « tu as dit que tu restais avec moi … alors ne pars pas. »

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Lun 21 Sep - 18:16
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(+ tenue) Mes sentiments pour mon cher baby leader ne sont pas encore au stade du romantisme, je ne peux pas dire que je suis amoureux de lui car nous sommes bien trop différents mais surtout nous ne sommes pas proches. Je sais uniquement que je désire être près de lui, parfois je voudrais pouvoir passer mes bras autour de sa taille et poser ma tête sur son épaule. Je rêve de pouvoir à nouveau l’embrasser comme ses baisers passionnés échangés dans sa chambre… mais je ne fais rien de tout cela car je sais bien que Sungjoo me voit comme une personne nuisible, un parasite qui gravite autour de son espace personnel. Je ne suis pas la personne avec qui il a envie d’être, il cherche seulement à me repousser le plus loin possible de son monde. Intérieurement, je me dis que je devrais cesser d’être complètement obsédé par lui mais c’est bien plus facile à dire qu’à faire.

Lorsque mes yeux s’étaient posés sur lui quand nous avons été présentés, mon cœur s’était immédiatement emballé pour baby leader. Je sais bien que jamais il ne voudra que je sois autre chose que le leader chinois du groupe. Ma conscience tente de consoler mon cœur mais ce dernier ne veut rien écouter. Il veut seulement que Sungjoo soit à lui… Le terrible aveu est comme une flèche l’atteignant. Il se brise sous le choc en mille morceaux. Mes larmes menacent de couleur, je réussis à les retenir pour répondre à Sungjoo que je sais bien qu’il me hait. Je ne suis pas assez débile pour croire que ma présence lui est indispensable.

Je suis encore assez lucide pour décider de quitter la pièce, puisque je ne suis pas le bienvenu pourquoi resterai-je ? En plus je pourrais ainsi exaucer son vœu. Quand sa main se relâche et tombe sur le sol, je me relève pour lui demander s’il veut vraiment que je parte. Mon cœur en miettes tient dans ses mains tous les petits morceaux qui le composent et reste suspendu à ses lèvres. Ma conscience me hurle de cesser d’espérer ! Jamais Sungjoo ne voudra que nous soyons proche, il faut que j’arrête de bêtement croire que plus nous passons de temps ensemble plus je lui serai indispensable. C’est un jeune homme indépendant, il n’a pas besoin de moi… il a besoin de personne. Mes yeux n’osent pas le regarder car j’ai peur de lire sur son visage toute la haine et le dégoût que je dois lui inspirer. Mes mains deviennent moites, la coque de mon téléphone est humide. Je le fourre dans ma poche en me disant que je contacterai le manager un peu plus tard. Je suis surpris de voir Sungjoo se lever. Ses gestes sont gauches, il manque même de tomber. Je tends la main pour le soutenir mais je n’ai pas le temps de m’approcher de lui. Il ne semble pas aller très bien. Pourquoi se lève-t-il alors ? Mon cœur s’inquiète immédiatement pour lui. Je veux lui dire de ne pas bouger, m’approcher de lui pour le forcer à rester assis mais tout va trop vite. Je n’ai pas le temps de bouger ou de dire quelque chose que je sens son corps plaqué contre le mien.

Enfouissant son visage dans ma veste, je vois son corps secoué par les sanglots. Je ne sais pas pourquoi il est ainsi mais je ressens juste le besoin de le mettre en sécurité. Mes bras entourent ses épaules, l’une de mes mains lui caressant doucement les cheveux. Je ne parle pas car la peur de dire ce qu’il ne faut pas est trop forte. Les larmes qui coulaient tantôt sur mes joues cessent immédiatement. Je ne dois pas pleurer, il a besoin de moi. Ce constat me surprend, comment puis-je savoir que maintenant il a seulement besoin que je sois là ? Je continue de lui caresser les cheveux quand je sens son étreinte. Où trouve-t-il la force de me serrer ainsi ? Je suis surpris. Mon cœur bat fort, mes oreilles se mettent à bourdonner. Je me sens bien ainsi près de lui. Je veux que cela dure toujours. Je continue de lui caresser les cheveux tout en enfouissant mon visage dans son cou. Son parfum m’enveloppe, je ne peux pas exprimer ce que je ressens en cet instant. Je ne veux pas le quitter, je veux rester avec lui…

Quand il s’écarte légèrement, je suis suspendu à son regard. Je cherche la haine et le dégoût mais je n’y vois rien. Mon cœur tente de reprendre le contrôle mais ma raison, elle cherche à analyser la situation. Ne peuvent-ils pas se mettre d’accord une bonne fois pour toute ? Ce manège m’épuise ! Je souhaite savoir ce que je veux comme ce qu’il veut. Je suis lassé de tout ça. Je veux pouvoir le prendre dans mes bras quand je le désire. Mes exigences sont trop… je ne peux pas lui demander une telle chose. Pendant que mes pensées divaguent, il en profite pour m’embrasser. Non mais qu’est-ce qui se passe ? J’ouvre grand les yeux. Ses lèvres dévorent les miennes, sa langue part à sa recherche de la mienne. Un gémissement s’échappe de mes lèvres mais il se transforme plus en grognement. Mes bras se resserrent autour de lui, je ne veux pas que nos corps soient séparés. Une de mes mains se pose sur sa nuque, l’emprisonnant. C’est bien la première fois que l’on m’embrasse ainsi ! Je me perds dans l’océan de sensations qui me submerge. Nos lèvres se cherchent avidement, nos langues se lient et se délient dans un ballet envoûtant. Mon corps se plaque contre le sien pendant que mes mains s’agrippent à lui. Non je ne veux pas être séparé de lui. Je ne peux pas fuir alors que chaque centimètre de mon être le réclame. Je pense avoir tout vu quand je sens ses jambes s’enroulées autour de moi. Bon sang ! Il compte me tuer ou quoi ? Ce geste possessif me rend fou. Je veux mettre fin à ce baiser car je suis au bord de l’étouffement mais je ne peux pas… enfin je ne veux pas. Merde ! c’est compliqué !

Lorsque Sungjoo décide de mettre fin à cette douce torture, je sens que mes poumons cherchent l’air avidement. Son front se pose sur le mien, son souffle caressant mon visage. Je ferme les yeux tout en gardant bien mon étreinte autour de lui. Mes bras descendent sur ses hanches pour lui éviter de tomber. Sa déclaration m’arrache un sourire. Ce n’est pas beau de détourner les paroles des gens. Je fais quelques pas vers les lavabos parce que je ne veux pas dire mais il n’est pas léger. Cela lui apprendra à faire trop de sport. Je le dépose sur les lavabos et reste entre ses jambes. Mes mains de chaque côté de son corps, je le regarde. Placé ainsi, il est plus grand que moi et cela m’arrache un sourire. Je profite de la situation pour déposer des baisers sur son menton puis son cou avant d’enfouir mon visage dans le creux de son cou. Mes mains se déplacent lentement vers lui et passent autour de ses hanches. Je le tire doucement vers moi.

« Je reste… »

Un nouveau bisou dans son cou et je me recule pour le regarder. Nos corps sont toujours liés mais je me penche en arrière afin de pouvoir observer sa réaction. Il est tellement beau ! Ses larmes ont tracés des sillons sur ses joues. Je ne veux pas qu’il pleure… surtout à cause de moi. Je remarque ses lèvres meurtries, je passe mon pouce dessus comme si ce geste pouvait effacer ses blessures. Mes lèvres frôlent les siennes avant que ma langue ne force les siennes à s’entrouvrir. La main qui caressait son visage emprisonne sa nuque. Je ne suis pas là pour lui donner un baiser chaste, digne des années 30. Non je veux qu’il comprenne par ce baiser qu’il est à moi et que je suis à lui.

Lorsque je mets fin à ce baiser, je souris contre ses lèvres. Je ne sens fort en sa compagnie. Mon cœur bondit dans ma poitrine comme s’il avait organisé une fiesta. Mon visage toujours proche du sien, ma voix est taquine quand je lui demande :

« Tu es venu au cinéma avec nous pour que nous nous retrouvions juste tous les deux ? »

Sa réponse m’importe peu en réalité car de toute façon elle ne sera pas à la hauteur de mes attentes. Je prends le risque de lui laisser le moyen de revenir en arrière… bien que son baiser me dit que ma présence n’est pas aussi insupportable que ça. En attendant une réaction de sa part, je l’embrasse à nouveau dans le cou. Son sous-pull m’agace mais on n’est pas à la maison sinon je l’aurais déjà envoyé valsé à l’autre bout de la pièce.

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Sam 10 Oct - 23:58
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Lorsque mes lèvres touchent les siennes, je me sens revivre. Comme si toute mon énergie revenait au galop et qu'il ne s'était rien passé avant. Je l'embrasse, penchant ma tête afin d'avoir un meilleur accès à ses lèvres pleines et douces. Je veux le sentir encore plus, et ma langue se glisse sans réelle douceur dans sa bouche. Un frisson agréable, une vague de chaleur intense parcourt mon dos quand nos langues se touchent. Ressentir son muscle buccal jouer avec le mien me rend impatient. Mais il n'y a pas que ça. L'excitation s'infiltre dans mes veines, et mon corps se réchauffe plus que de raison. Je vais suffoquer, manquer d'air, avoir peut-être trop chaud, mais qu'importe. Ce baiser, que j'espérai avoir depuis la dernière fois, me redonne un peu de force pour ne pas sombrer ou me laisser abattre par mon corps actuellement faible.

Je me sens soulagé lorsqu'il répond à cet échange. Ses mains m'emprisonnent, de façon à ce que je ne m'échappe pas, et son corps ne réclame que le mien, tout comme le mien ne désire que le sien. C'est un sentiment étrange, sommes-nous réellement des aimants qui ne peuvent vivre l'un sans l'autre ? Un petit frisson se manifeste sur mes hanches lorsque ses mains s'y posent, et mes bras se resserrent autour de son cou. Je refuse de le lâcher, hors de question. Nos fronts collés, nos souffles mélangés, je tente de reprendre mes esprits, mais c'est bien difficile avec ce que nous venons de faire. Une deuxième fois. Mes fesses se posent sur une surface froide et par réflexe, je regarde derrière moi, pour remarquer qu'il m'a déposé sur les lavabos. Suis-je trop lourd ? Je dois peser mon poids, c'est sûr, mais il faut ce qu'il faut pour attirer les regards, non ? Je ferme les yeux et penche ma tête en arrière afin de le laisser m'embrasser dans le cou.

S'il décide de partir malgré cela, je ne suis pas certain de pouvoir supporter le choc psychologique que je vivrai. Je sais que je ne suis pas le plus doué pour exprimer clairement le fond de ma pensée, mais il va devoir s'y habituer, comprendre les mots entre les lignes, et devenir un peu plus rusé sur le sens de mes paroles. Je ne suis pas énigmatique, puisque je ne parle pas souvent, mais le fait d'être dans ce genre de situations me rend presque naïf et maladroit. Je ne pouvais quand même pas lui dire que je voulais qu'il reste avec moi, et même si c'est ce que je veux, j'ai encore tourné ça autrement. Après tout, il m'a bien dit qu'il était là et qu'il le resterait, non ? Reviendrait-il sur ses propres mots ? Je ne l'espère pas.

Je me remets lentement de mes émotions. Décidément, c'est une journée éprouvante. En serrant les dents, la mâchoire crispée, je me dis que j'aurai mieux fait de rester dans mon lit, à lire un bouquin ou écouter de la musique. J'aurai même préféré être dans une foule bruyante et agaçante, plutôt que de vivre ces instants pénibles. Enfin … Jusqu'au baiser, c'était pénible. Mon cœur refuse de se calmer, et mon souffle ne redevient pas normal. J'ai comme l'impression qu'il est de plus en plus rapide et bruyant, ce qui me dérange fortement. Que va penser Yixuan ? Que je suis un animal en manque ? Je ne vois pas vraiment d'explications, je ne peux moi-même pas donner de raisons à la réaction excessive de mes organes : le leader chinois me met dans tous mes états. C'est le cas de le dire.

Ce qui me tiraille le ventre en ce moment, c'est la réponse négative qu'il pourrait me donner. Mais sans plus attendre, il me dit, de sa voix grave que j'aime tant, qu'il reste. Mon cœur commence une course folle contre la montre, comme s'il avait quelque chose à y gagner, alors que je veux juste me sentir soulagé. Au lieu de cela, ses lèvres se posent de nouveau dans mon cou, tandis que ma respiration s'arrête quelques secondes, pour reprendre ensuite plus rapidement quand il se recule. J'ai peur tout à coup, je ne veux pas qu'il se recule. Mes yeux sont plus grands que d'ordinaire, exprimant la surprise et la tristesse de le voir partir, mais il ne fait rien de tout cela. Il m'observe longuement, avant que son pouce ne passe doucement sur mes lèvres, qui commencent sérieusement à me piquer.

Ce geste me donne envie de l'embrasser de nouveau. C'est simple, mais mon cœur, lui, réagit au quart de tour. Je ne pensais pas aimer les attentions de ce genre, mais avec Yixuan, je découvre pas mal de choses. Qui ne sont pas forcément déplaisantes. Un soupir de satisfaction s'échappe de mes lèvres entre deux baisers, j'aime ce sentiment, me savoir désiré, et avoir l'impression d'appartenir enfin à quelqu'un. Cette sensation d'être fort et de pouvoir tout surmonter parce qu'il ne voit que moi … Suis-je en train de devenir dépendant de lui ? Suis-je déjà perdu ? Je le crains.

Une nouvelle fois, le corps humain reprend le dessus, et nous récupérons nos souffles. Je le sens contre mes lèvres qu'il sourit, puis son ton se fait taquin. « Tu es venu au cinéma avec nous pour que nous nous retrouvions juste tous les deux ? » Je passe mes deux mains sur mes joues, pour effacer les restes de larmes et reprends mes esprits en prenant une grande inspiration. Un sourire séducteur prend place sur mon visage, alors que je tire le col de son gilet vers moi. Ma langue caresse lentement son oreille avant que mon souffle ne vienne chatouiller la trace humide que je viens de lui faire. « Bien que cette situation soit excitante, j'aurai préféré que l'on reprenne ce que l'on avait commencé … dans mon lit. » Ces mots chuchotés contre son oreille, mes lèvres tracent une ligne jusqu'aux siennes, prenant le soin de glisser sur sa pommette, sa joue, sa mâchoire avant d'atteindre sa destination. Je couvre sa bouche de baisers, et bien que je n'y ajoute pas ma langue, j'en meurs d'envie. Innocemment, une de mes mains glissent dans ses cheveux, les décoiffant au passage. Je coince ma lèvre inférieure entre mes dents et mes doigts libres trouvent le chemin jusqu'au bas de son dos, soulevant ses couches de tissus afin de caresser le creux au dessus de son jean. Sa peau sous la mienne me donne envie de plus encore, et je remonte ma paume le long de sa colonne vertébrale tout en le regardant dans les yeux. « Je … »

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Dim 11 Oct - 21:41
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(+ tenue) Ce matin quand nous étions tous réunis dans la cuisine pour décider du programme de la journée, je ne pensais pas que la situation tournerait ainsi. Les diaboliques maknaes avaient encore réussi à nous mener en bateau. Ils avaient choisi seuls de tous nous emmener au cinéma pour voir un film d’horreur sans penser que Sungjoo serait mal pendant la séance. Ils avaient beau être jeunes et adorables, parfois je voulais seulement leur tordre le cou. La fuite de baby leader dans les toilettes car il ne supportait pas de voir ce film avait été une aubaine pour moi. Je pouvais enfin me retrouver seul avec lui. Je m’étais inquiété parce que ce n’était pas dans sa nature de se montrer aussi vulnérable mais rapidement j’avais été content de me tenir là près de lui. La situation avait fini par échapper à notre contrôle. Comment cela était-ce arrivé ? Je n’avais pas la réponse à cette question mais je n’allais pas le repousser ni même dire que cela ne me plaisait pas. Depuis que nous nous étions embrassés dans sa chambre, deux semaines auparavant, mes pensées étaient entièrement tournées vers lui. Je ne pouvais pas vous dire ce que nous avions fait pendant tout ce temps avec le groupe mais je n’oubliais pas le moindre de ses gestes. Sungjoo était mon obsession !

« Tu es venu au cinéma avec nous pour que nous nous retrouvions juste tous les deux ? » Je viens de le taquiner car je ne veux pas que baby leader se sente obligé de m’embrasser ou de rester avec moi. Je lui offre sur un plateau d’argent une échappatoire en espérant secrètement qu’il ne va pas s’empresser de la prendre. Mon cœur cesse de battre en attendant sa réaction. Mes yeux le regardent en tentant de déchiffrer son expression. Il se passe les mains sur ses joues pour essuyer les traces que ses larmes y ont laissées. Je retiens ma respiration sans m’en rendre compte. Je veux qu’il reste avec moi pendant que la bande des trois sadiques regarde leur film. Cherchant un moyen de l’empêcher de battre en retraite, je me mets en colère contre moi-même. Pourquoi lui ai-je laissé le choix de rester ou partir ? Non mais je suis un idiot ! Ma conscience me souffle que je souhaite que Sungjoo choisisse de lui-même de rester auprès de moi. Il faut que ce soit son désir et non une obligation. Mon cher baby leader me rend complètement dingue, je voudrais bien plus avec lui mais je sais que notre relation ne sera celle que je désire. Je dois me satisfaire de ces moments où il me montre un autre visage. Je veux fermer les yeux mais quand il me sourit de la sorte, je sais que je suis perdu. Il obtiendra tout ce qu’il veut de moi. Je suis comme une marionnette dans ses mains, un pantin pris au piège par son désir pour lui.

Me retrouvant tout contre lui, je sens mon cœur battre bien plus rapidement et plus fort. C’est pire quand sa langue me caresse l’oreille. Je ferme les yeux immédiatement, j’ai toujours été sensible à cet endroit. Des frissons parcourent tout mon dos pendant que mes lèvres laissent échapper un gémissement plaintif. C’est une torture ! Je le hais ! Mon corps entier crie son besoin de lui. J’ai la sensation de marcher sur des charbons ardents, tellement mes nerfs sont à fleur de peau. Je crois que Sungjoo veut vraiment que je tombe en syncope aujourd’hui. Il m’embrasse comme jamais personne ne l’a fait auparavant et maintenant il me déclare qu’il aurait préféré reprendre notre tête-à-tête dans son lit. J’ouvre grand les yeux tellement je suis surpris par son aveu. Je ne m’attendais pas du tout à une telle réponse. Comme il était parti en courant la dernière fois, je pensais qu’il s’empresserait de me repousser pour quitter cette pièce et ne plus jamais se retrouver avec moi. Il serait retourné dans la salle ou allé ailleurs en attendant les autres. Baby leader me surprendra toujours. Je ne sais pas si je dois réagir ou pas. Je suis heureux de son aveu mais je sens bien aussi que ses paroles sont une provocation. Comment une personne peut vous retourner l’esprit ainsi ? Je reste pétrifié pendant qu’il continue de me donner des caresses. Machinalement je réponds à ses baisers mais mon esprit est ailleurs. Il tente de comprendre pourquoi…

Ses caresses me font chavirer surtout celle dans le creux de mon dos. Mon corps répond immédiatement à ses cajoleries. Je suis parcouru de frissons des pieds à la tête. Je sens mes poils se dresser sur mes bras. Nos regards s’accrochent. Je me perds dans ses yeux magnifiques, je suis à sa merci. Sungjoo entrouvre les lèvres pour parler mais je vois bien que les mots restent bloquer. Je ne sais pas pourquoi je vole à son secours alors que je meurs d’envie de savoir ce qu’il voulait me dire. Je pose mes lèvres sur les siennes, pour lui ordonner de se taire. Mon cœur est fou ! Il ne veut pas savoir ce qu’il comptait dire car il a peur de ses mots. Le scotch qu’il avait utilisé pour les réparations était encore fragile, un mot ou un geste de la part de baby leader et il tomberait une nouvelle fois en miettes. Quand je décolle mes lèvres des siennes, je lui murmure « Ne dit rien… »

Posant mon front dans son cou, je tente de calmer les battements affolés de mon cœur. Je désire avoir de nouveau le contrôle de la situation mais c’est complètement loupé. Sungjoo peut faire de moi ce qu’il veut. Mes mains glissent sous son sous-pull. Le simple contact de sa peau sous la mienne réveille des souvenirs délicieux. Moi aussi j’aurais préféré reprendre ce que nous faisons dans son lit… mais nous nous étions éloignés. On se fuyait et rien ne me garantissait que cela ne reprendrait pas après aujourd’hui. Soulevant son sous-pull, je le fis légèrement basculé vers l’arrière afin d’avoir un meilleur accès à son torse. Je me mis à embrasser chaque centimètre que je dévoilais. Son odeur m’enveloppe et me rend dingue. Je suis aveuglé par mon désir…

Mes mains caressent son torse pendant que mes dents marquent sa peau au niveau de sa hanche. Mon cher baby leader est si beau. Je suis incapable de me contrôler quand il commence à me caresser. Son corps entier dégage une telle sensualité que je veux seulement le rendre encore plus sensuel. Je relève les yeux vers son visage, mon regard est assombri par le désir qu’il provoque chez moi. « Ne regarde que moi… »

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Ven 16 Oct - 19:45
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« Tu es venu au cinéma avec nous pour que nous nous retrouvions juste tous les deux ? » Pourquoi poser cette question ? Ne peut-il pas juste profiter de cet instant. Deux semaines qu'il n'y a rien eu de plus entre nous deux, qu'on s'évite, et qu'on ne sait même plus comment se regarder. Pour ma part, c'était très difficile de ne pas le croiser sans repenser aux baisers échangés dans mon lit. Et songer que c'était moi qui l'avait entraîné dans cette position me donnait du mal à accepter ce que l'on avait fait. Je ne sais toujours pas ce qu'il m'a pris ce jour-là, mais je crois que je ne regrette rien. Non en fait, j'en suis certain : je ne regrette absolument pas ce qu'il s'est passé. Même si j'ai du lui faire penser le contraire. Wenhan n'a pas arrêté de m'adresser des regards suspicieux pendant un long moment, mais je n'ai jamais rien dit. Parce que je ne veux pas avouer ou dire des mots qui pourraient me trahir ou me choquer. Je peux parfois être très surprenant lorsque je prends deux minutes pour réfléchir à tel ou tel sujet. Ce que j'évite le plus souvent d'ailleurs.

Je ne suis pas stupide, loin de là, mais il est sans doute préférable pour moi d'éviter de penser à certaines choses si je ne veux pas devenir fou. J'ai le principe d'éviter le problème jusqu'à ce que je l'oublie. Or CE souci, Yixuan, ne peut pas disparaître aussi facilement, parce que je le vois tous les jours, presque vingt quatre heures sur vingt quatre, alors, non, je ne peux pas faire abstraction de sa présence aussi facilement que le reste. C'est ce qui est d'ailleurs très gênant, parce que si je peux contrôler les expressions de mon visage, mon corps, lui, n'en fait qu'à sa tête, tout comme mon cœur. Je reprends le dessus sur mes émotions, même si elles sont toujours embrouillées, et efface les traces de larmes sur mon visage, comme si cela allait aussi enlever ce qu'il s'est passé juste avant. Je ne doute pas que mes yeux sont rouges, mon nez est également légèrement bouché, mais qu'importe. Il sera le seul à me voir dans cet état, et puis c'est trop tard, j'ai pleuré devant lui.

Après mes mots chuchotés, j'explore son dos, sa peau masculine sous mes doigts me donne envie de la griffer, de créer des imperfections, de la rendre rouge, de la marquer. Je voudrai qu'il se souvienne à jamais que moi, Sungjoo, suis passé un jour par là et que je l'ai touché. Yixuan sera certainement le seul homme à qui je donnerai mon corps pour des raisons que mon cœur est le seul à savoir. Moi-même ne pourrais donner de réponses à « pourquoi lui ? ». Bizarrement, je ne me vois avec aucun autre homme, peut-être parce qu'il est capable de me donner tout ce que je n'ai pas, de combler ce vide sombre dans ma vie, qu'il pourra m'apporter un peu de soleil dans mon quotidien routinier. Son gémissement plaintif ne m'échappe lorsque ma langue passe sur son oreille, mais je veux l'embrasser, encore et encore, jusqu'à ce que j'en sois lassé. C'est peut-être une manière de me rendre compte que cette attirance n'est que passagère et que je redeviendrai rapidement indépendant. Mais plus mes lèvres se posent sur les siennes, et plus j'en demande.

Ma bouche s'ouvre, mais en fait, je ne sais pas quoi dire. J'aimerai lui déballer mes pensées, mais est-ce vraiment moi si je le fais ? Il connaît déjà des faces différentes de ma personnalité, ce que je cherchai à cacher, mon côté doux ressort. Comme si elle avait été réduite au silence pendant trop longtemps, ma douceur s'exclame lorsque je suis avec Yixuan. Pourquoi ? Est-ce qu'il pourra un jour être capable de lire dans mes yeux ? Ou suis-je trop difficile à cerner pour mon entourage ? Son regard m'emprisonne, j'ai l'impression de tomber dans un trou noir sans fond et d'être pris au piège comme un oiseau blessé. Pour me faire taire, ses lèvres embrassent les miennes. Je suis d'abord surpris, parce que j'aimerai vraiment lui dire ce qui me passe par la tête, mais j'ai également peur de ce que je pourrai lui avouer. Encore une fois, je fuis, je suis lâche.

« Ne dit rien… » Après ces mots, il cache son visage dans mon cou et je ne peux donc pas voir quels sont ses sentiments. Ses mains se glissent sous mon sous-pull noir, et je me sens immédiatement frissonner. Mon corps exprime parfaitement mon attirance et mon désir pour Yixuan, alors pourquoi est-ce si difficile à accepter ? Mes yeux se ferment pour apprécier sa douceur et ses doigts sur ma peau qui réagit immédiatement à ses attentions. S'il continue sur cette voie, je crois que nous n'allons plus répondre de rien d'ici quelques minutes. Il me fait légèrement basculer vers l'arrière, et instinctivement, mes mains viennent soutenir mon corps en s'appuyant sur les lavabos dans mon dos. Je rejette ma tête en arrière, profitant de ses baisers sur mon corps, tandis que la chaleur de mon corps descend dans mon bas ventre. Lorsque ses dents touchent ma hanche, un petit gémissement étouffé résonne dans ma gorge. Cet endroit a toujours été très sensible, et je fais très attention à ce qu'on n'y touche pas, parce que je pourrai très bien me mettre à exploser de rire. Aujourd'hui, je découvre que mes hanches sont sensibles d'une autre façon, dois-je remercier Yixuan ?

Au moment où il me regarde, mes yeux tombent sur les siens, qui sont certainement aussi noirs que les miens. Ma respiration est rapide, et je ne désire qu'une chose : lui. Maintenant, dans ces toilettes, peu importe, je penserai au reste plus tard. « Ne regarde que moi… » Qui d'autre pourrais-je regarder en cet instant ? Une de mes mains vient se poser sur sa joue, avant qu'elle ne dévie dans ses cheveux, que je décoiffe sans retenue, attrapant des mèches entre mes doigts. « Yixuan, à l'avenir … Si je te fuis … » J'évite son regard, baissant les yeux sur sa ceinture, que je ne vois pas vraiment en réalité. Je mords ma lèvre inférieure, hésitant sur les mots que je veux prononcer. Le silence se fait pesant alors que mon cœur s'emballe comme un fou. Je retire la seule main qui me maintient, et me replace droit, toujours sans le regarder. Je veux pourtant lui dire, en le regardant en face, dans les yeux, je ne veux plus lui mentir, je ne peux plus le détester, je le désire, et c'est indéniable. Je ferme mes paupières, prends une inspiration et me mets à le fixer longuement avant de parler. « Ne me laisse pas. »

Je glisse de nouveau une de mes mains sous son pull, mais ne me gêne pas pour le relever et venir m'accrocher à l'une de ses omoplates. Je ne veux même pas qu'il pense à s'écarter ou s'éloigner de moi. Collés ainsi, je cherche sa chaleur, qu'elle se mélange à la mienne et que son odeur embrume mon cerveau. Je ferme les yeux en embrassant la peau de son cou, y glissant parfois ma langue, remontant jusqu'à son oreille. Très peu sûr de moi, je chuchote quelques mots à son oreille, et je ne sais même pas s'il les entend tellement je les dis doucement. « J'ai envie de toi. »

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Sam 17 Oct - 17:48
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(+ tenue) Je sens que le contrôle de la situation nous échappe totalement… une nouvelle fois. Nous ne sommes incapables de résister au tourbillon que nos émotions créent quand nous sommes ensemble. Une petite voix dans ma tête me dit que nous risquons de nous brûler les ailes en continuant ainsi mais je ne peux pas lutter… Je ne veux surtout pas cesser de ressentir toutes ses émotions. Je me sens plus fort et plus vivant quand je suis avec lui. Je sais bien que Sungjoo a une grande emprise sur moi, je ne devrais pas le laisser me contrôler de la sorte sauf que j’aime me sentir complètement perdu avec lui. Sa présence a quelque chose de rassurant, sa maladresse est touchante. Son sourire est envoûtant, sa voix me donne des frissons. Je trouve même ses sautes d’humeur amusantes, certes je me prends plus la tête à comprendre ce qui a plus les déclenchées… C’est la première fois qu’un homme a un tel pouvoir sur moi. Il sera LE seul ! Je ne sais pas pourquoi mais je le sais. Jamais un autre ne pourra lui arriver à la cheville…

Je sais que je ne dois pas me laisser submerger par mes émotions. Cela me hante surtout la nuit quand je suis seul dans mon lit et que je ne cesse pas d’être rongé par la jalousie. WenHan est bien plus proche de lui que moi. Il passe plus de temps avec lui. Combien de fois j’ai voulu aller étouffer mon colocataire au milieu de la nuit ? Quand mes envies de meurtre deviennent insupportables, je finis mes nuits sur le canapé du salon… ce qui arrive très souvent ces derniers temps. Sungjoo a mis le bazar dans ma tête et mon cœur. Je suis furieux contre lui de pouvoir me rendre ainsi alors que nous avons seulement échangé des baisers. Mes pensées sont toujours tournées vers ce moment. Certes je suis le premier à avoir succombé… mais je ne pensais pas que baby leader me laisserait approcher. Je ne pensais pas que j’aimerai autant l’embrasser. Lorsque ses lèvres quittent les miennes, j’ai toujours la sensation qu’il me rejette. C’est pour cette raison que je me colle encore plus à lui ou que j’enfouis mon visage dans son cou. Son odeur qui m’enveloppe comme une douce couverture me rassure. Je pourrais rester ainsi pendant des heures…

Mes yeux se posent sur ses lèvres, je suis suspendu à ces dernières. Mon cœur bat fort dans ma poitrine. Je suis partagé entre l’envie de savoir ce que Sungjoo veut me dire et la peur de ses paroles. Je ne peux pas oublier que je ne lui inspire pas de tendres sentiments mais plutôt une haine féroce. Je sais que je suis fautif… C’est moi qui ai tout commencé ! Je me mords l’intérieur de la joue car cela m’empêchera de pleurer. Je suis déjà assez misérable avec moi, pas question que je pleure encore devant lui. Pourtant ses paroles ne cessent de tourner dans ma tête comme une ritournelle. Il a beau me dire des choses plus touchantes, je n’oublie pas que le principal sentiment que je lui inspire est la haine. Je ne veux plus entendre de tels propos de sa bouche. Je sais bien que jamais il ne pourra me dire ce que j’espère entendre. Je dois cesser d’être égoïste ! Je pose mes lèvres sur les siennes pour lui intimer l’ordre de se taire. Non ne parle pas !

« Ne dit rien… » je suis un véritable lâche. Je me cache dans son cou, en espérant que tout allait changer pendant que je ferme les yeux forts contre son épaule. Je dois rester calme alors que je ressens une furieuse envie de pleurer. Non je ne veux pas entendre ce que baby leader veut me dire. J’ai bien trop peur ! Je ne veux pas encore ressentir cet abandon que j’ai eu quand il a quitté sa chambre. C’était affreux ! J’aurais voulu mourir ! J’en avais passé des heures, assis derrière ma porte, à pleurer… Il est plus facile de laisser mon corps parler pour lui. Mon désir pour lui est tellement fort que je ne sais pas comment je fais pour résister à l’envie de l’embrasser devant tout le monde quand il est dans la pièce que moi. Lorsque mes mains relèvent son sous-pull et que j’explore son torse avec mes lèvres, je sens que ce ne sera jamais assez. Mes dents marquent la peau fine de ses hanches avant de lui donner un petit coup de langue à cet endroit pour apaiser la douleur. Je ne veux pas que Sungjoo m’oublie ou même me rejette une nouvelle fois…

Je dois arrêter de lui dire des choses aussi ambigües, il ne comprendra jamais ce que je veux. Je me mets en colère contre moi-même. Je dois lui parler au lieu de succomber à mon obsession. C’est difficile de garder la tête froide quand je suis avec lui. Il trouve toujours le moyen de me mettre dans tous mes états. Merde ! Je suis censé être le plus mature des deux mais je n’ai pas cette sensation avec lui. Sungjoo inverse les rôles avec une certaine facilité, cela me déconcerte. Sa main dans mes cheveux me donne envie de ronronner… je ne suis pas un chat pourtant ! J’aime ses caresses, j’en veux toujours plus. « Yixuan, à l'avenir … Si je te fuis … » Mon cœur se met à battre beaucoup plus vite tout d’un coup. Non je ne veux pas savoir ! La panique s’empare une nouvelle fois de moi. Je cherche un point de le faire taire mais je suis bien trop lent pour ça. Son attitude me rend nerveux, ma respiration se fait plus bruyante car je me force à ne pas oublier de respirer. Nos yeux sont accrochés, je voudrais comprendre ce qui se passe dans sa tête en cet instant. Que veut-il me dire ? « Ne me laisse pas. »

Sa confession me surprend. Mes yeux s’agrandissent quand les mots ont franchi ses lèvres. Je reste silencieux pendant quelques secondes, je ne m’attendais pas à ça. Mon cœur fait des bonds de joie dans ma poitrine, c’est franchement désagréable. Il ne peut pas rester un peu plus calme ? Sungjoo relève mon pull et m’attire vers lui. Sa peau contre la mienne… j’aime cette sensation. Sa chaleur est agréable et rassurante. Mes mains passées dans son dos, agrippent son sous-pull. Je ne veux pas être séparé de lui. Je veux rester près de lui. Les baisers qu’il dépose dans mon cou sont une douce torture. J’ai envie de me défiler parce que je suis sensible à cet endroit mais cette fois ce n’est plus la même chose. Je le laisse faire tout en laissant échapper des gémissements. Je me mords la lèvre inférieure. Baby leader aura vraiment ma peau !!! C’est pire quand je l’entends murmurer « J'ai envie de toi. » Mon cœur se met en « pause », il cesse de battre immédiatement. Je me recule, créant alors une distance entre nous. Certes elle est infime mais je la ressens. Je ne veux pas que Sungjoo pense que je vais le fuir, évidemment que cela m’a traversé l’esprit pendant une seconde. Je ne veux pas entendre ses mots de sa part, surtout s’il ne le pense pas. Ses mains sont toujours dans mon dos, les miennes ont en revanche quitté le sien. Posées chacune d’un côté de lui, je le regarde en cherchant à savoir si cet aveu est vrai ou pas. Se sent-il obligé de me dire une telle chose ? Évidemment que j’ai envie de lui ! Il m’obsède tellement ! Je pense que c’est un peu trop pour moi… je voudrais le fuir mais il me parait tellement vulnérable en cet instant. Je pose une main sur sa joue que je caresse discrètement du pouce. Oh mon dieu ! Qu’est-ce que je vais faire ? Est-ce que je me laisse attraper ou je le fuis ?

La situation devient véritablement difficile pour moi. Je suis partagé entre l’envie de le croire et de le suivre où il veut, et le fuir parce que je sens que Sungjoo aura ma peau un jour. Une colère sourde gronde dans mes entrailles. Je m’en veux de tout un coup avoir peur, de faire un pas en arrière alors que lui il en fait deux pas vers moi. Merde ! Je dois cesser d’être lâche ! Baby leader se jette à l’eau, sans rien demander. Il est tellement vulnérable, il est si beau. Je ne comprends même pas comment je peux hésiter une seule seconde. La main que j’avais posée sur sa joue glisse doucement vers sa nuque. Violemment je l’attire vers moi. Mes lèvres rencontrent les siennes un peu brutalement mais peu importe. Ma langue entrouvre sa bouche pour chercher la sienne. Je mets dans ce baiser tous les sentiments que mon cher baby leader m’inspire. Je ne veux pas y mettre fin mais on doit bien respirer. Quand nos lèvres se séparent, je cherche mon souffle tout en posant mon front contre le sien. « Tu es à moi… »

Les choses sont claires désormais ! Pas question que Sungjoo me fuit une nouvelle fois ou si c’est son intention il sera surpris de me voir sur son chemin. Je ne vais pas le laisser m’échapper. Je dépose un baiser dans son cou avant de lui murmurer tout contre son oreille. « J’ai tellement envie de toi… »

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Mer 21 Oct - 0:48
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yixuan & me

Il me demande de ne regarder que lui. Non, il me l'ordonne presque, et sa phrase me provoque des frissons. Je ne sais pas si c'est sa voix qui percute mon cerveau, son intonation ou tout simplement les mots employés, mais ils ont un effet monstre sur moi. Je rougirai presque si je me laissais aller aussi facilement. Or ce n'est pas le cas. Mais de toutes façons, mon visage doit être bien assez rosit, avec ma crise de larmes et la chaleur qui augmente considérablement dans mon corps de minutes en minutes. Inutile donc de cacher encore quoi que ce soit, Yixuan en a vu suffisamment assez pour pouvoir comprendre que je ne suis pas celui que je prétends être. Un masque que je mets tous les jours, un mur que j'érige à chaque minute de ma vie pour me protéger, c'est devenu une habitude, et voilà que quelqu'un a tout bousillé en très peu de temps. Tout ce que j'ai construit sur plusieurs années, le leader chinois de mon propre groupe a tout détruit. Je n'ai plus aucune défense, et je ne peux compter que sur lui pour me protéger désormais.

Je dois lui dire, lui faire comprendre que ma fuite n'est que pour mieux me protéger, mais qu'il ne faut pas qu'il me laisse derrière. J'ai beaucoup trop de fierté pour admettre directement que je suis attiré par ses lèvres, ses mains sur moi et sa voix, mais pour mon bien, et peut-être le sien, je dois lui donner cette petite information. Mais dés que j'y pense, mon cœur se met à battre comme un fou, je me sens mal à l'aise, comme si dire ces mots allaient être les derniers avant ma mort. Je baisse les yeux, regarde un endroit que je ne vois même pas, mes pensées sont ailleurs, plus importantes que d'ordinaires et plus significatives aussi. Je me rends compte que j'ai créé un personnage de toutes pièces, mais que mon château de cartes s'écroule une fois que je dois parler de moi ou de ce que je ressens. Comment faire, comment lui dire, je veux qu'il comprenne. Je ne supporterai pas qu'il m'abandonne. Ce serait comme une trahison de sa part, et je le lui ferai payer très cher. Alors avec les mots les plus simples, mais toujours avec grande difficulté, je prononce quelques mots. « Yixuan, à l'avenir … Si je te fuis … » Oh non, hors de question que je le regarde. Ma fierté en prend un coup et c'est assez douloureux de s'en rendre compte. Tant pis, je la regagnerai plus tard. Avant de prononcer les derniers mots, je mords la lèvre, signe que je suis anxieux. Et s'il ne réagit pas bien ? S'il ne me croyait pas ? Mon cœur est fou dans ma poitrine, je ne peux pas le gérer, c'est bien trop dur.

Mes doigts se resserrent autour des mèches de Yixuan, puis après une grande inspiration, je le fixe. J'y parviens, enfin, j'affronte son regard. Je m'y perds presque mais je vois dedans qu'il est paniqué, je ne peux pas le laisser dans cette confusion. « Ne me laisse pas. » Cette phrase n'est pas seulement dans la fin du premier morceau. Si je fuis, je ne veux pas qu'il me laisse, le fait qu'il m'abandonne m'est impensable. Sa réaction ne se fait pas attendre, il est surpris. S'il savait à quel point je m'étonne moi-même, il n'en reviendrait certainement pas. Ses yeux ressemblent à des billes, et j'ai la sensation qu'il veut partir. Ma main passe sous son pull, caressant sa peau, et mes doigts se referment sur son omoplate, tout autant que les autres dans ses cheveux. Il ne m'échappera pas. S'il décide de partir … Pour éviter de penser à cette situation, je plonge dans son cou, le dévorant de baisers et de coups de langue, j'aime tant le voir réagir. Cela me donne la sensation d'avoir du pouvoir sur lui et c'est très plaisant. Je dirai même que j'en profite, tandis qu'il se remet de ses émotions, je viens taquiner son oreille de ma langue. « J'ai envie de toi. »

M'a-t-il entendu ? De nouveau, sa réaction me laisse entendre que oui, ma révélation lui est parvenue. Mon cœur saute frénétiquement derrière ma cage thoracique, je ne sais pas quoi penser de son recul. Mes yeux regardent les siens, passent de l'un à l'autre, sans comprendre ce qui anime son cerveau. Lorsque ses mains me quittent, se retirent de mon dos, c'est comme si mon âme s'était décrochée avec. Mon organe vital se serre et mon regard se baisse. J'ai envie de courir, de m'enfuir loin de lui et d'oublier tout ce qu'il s'est passé. Je me suis jeté dans ses bras pour qu'au final il me laisse au bord de la route, je me sens idiot de m'être fait embarquer par mes propres envies. Je le paye maintenant … Mes pensées s'arrêtent soudainement, lorsque sa main se pose sur ma joue. Mes yeux se relèvent doucement, alternant entre les siens, je ne sais pas quoi comprendre, que croire, je suis perdu. Son pouce effleure ma peau, et malgré moi, je me permets de fermer les yeux quelques secondes pour apprécier ce simple geste. Il va finir par me tuer à me faire peur puis être doux de la sorte. Comment faire pour cacher ce que je ressens maintenant ? La peur, le doute, la panique, tout doit se lire dans mon regard mais je m'en fiche, je veux être capable de le comprendre, lui.

Sa main sur ma joue glisse dans ma nuque. Mes sourcils se froncent, je ne sais pas à quoi il joue, ce qu'il compte faire, ou bien si c'est un jeu pour lui. Les rôles seraient-ils inversés aujourd'hui ? J'en ai bien peur et je n'aime pas perdre la place du plus fort, malheureusement, je peine à le cerner. Pour la première fois, Yixuan me trouble et me fait revoir mon jugement à son sujet. Ce ne sont pas seulement mes pensées qui cessent net, mais les battements de mon cœur aussi. Sans que je ne m'attende à quoi que ce soit, ses lèvres se plaquent violemment sur les miennes. Je ne réagis pas, les premières secondes, je reste pantois sur ce qu'il se passe. Moi qui pensais qu'il allait fuir … Je ne me pose pas plus de questions et réponds franchement à son baiser, en glissant ma langue jusque la sienne. Le baiser n'est pas vraiment doux, mais sa folie a raison de moi. La chaleur s'immisce une nouvelle fois dans mon corps, mais avec beaucoup plus d'ampleur que précédemment. Je me sens fiévreux, et lorsque son front se colle au mien, et qu'il me dit que je suis à lui, mon cœur tremble d'excitation. Un petit sourire étire mes lèvres sans que je ne puisse le retenir, mes yeux se ferment, je suis serein.

Même si mon cœur est toujours en accélération constante, que mon corps est bouillant et que mes joues sont rouges d'envie. Il dépose des bisous dans mon cou, je penche ma tête en arrière pour lui laisser de la place et ses mots me font totalement quitter le monde autour de nous. « J’ai tellement envie de toi… »  Une simple phrase qui me tue. Qui détruit totalement le peu de résistance que j'avais. Je me mords la lèvre avant de l'embrasser à pleine bouche. J'ai aussi envie de lui, et le lieu m'importe peu. Je le veux, et maintenant. Ma main sur son omoplate ne cesse de griffer sa peau alors que l'autre descend lentement sur sa nuque, puis sur son torse, jusqu'à trouver la fermeture de son gilet. Foutu vêtement. Je la fais glisser jusqu'en bas, alors que mes dents viennent attraper la lèvre inférieure de Yixuan. Quelques secondes, je nous laisse reprendre notre souffle, juste le temps de lui adresser un sourire satisfait. Mes doigts agiles parviennent à décrocher son gilet épais et, en venant mordre la peau de son cou, je me permets d'enlever le haut de ce vêtement gênant. Il découvre ses épaules, mais pas complètement, son t-shirt venant me barrer l'accès. Mes mains accrochent le bord de sa veste pour la retirer, la faire glisser de ses bras. Lorsque je l'ai dans mes mains, je la dépose sans regarder à côté de moi. Mes jambes viennent emprisonner le corps de Yixuan contre moi et mes bras entourent son cou. Je ne tarde pas à l'embrasser une nouvelle fois. Je crois que je ne pourrai plus m'en passer, je ne me lasserai jamais de sentir sa langue caresser la mienne et goûter à mon palais. La tension entre nous est trop puissante, je ne résiste plus, je me laisse aller dans ses bras. Qu'il me marque de ses dents, de ses doigts, d'une lame, que je n'oublie jamais cet instant, pendant lequel, moi, Kim Sungjoo, ai succombé à ses lèvres.

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Jeu 22 Oct - 0:56
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(+ tenue) Comment mon comportement peut-il ne pas être mal interprété par mon cher baby leader ? Il vient de me demander de ne pas l’abandonner ou de le laisser fuir, des paroles qui sonnent comme un aveu de son attirance pour moi. Sungjoo est une personne fière, cela a dû beaucoup lui coûter de me dire une telle chose. Je devrais me sentir heureux, et pourtant je suis pris d’une brusque envie de partir. Je ne devrais pas paniquer dans une situation pareille, surtout que depuis que nous nous sommes embrassés dans sa chambre je rêve d’entendre de telles paroles. Je ne peux plus retenir l’attirance que j’ai pour lui ! Cela fait des années que je me tais, que je souffre et soupire après lui en silence. On dirait une pauvre fille amoureuse du beau garçon de l’école qui attend désespérément que ce dernier fasse attention à elle. Remarque on n’en était pas loin ! Baby leader est un très beau garçon sur lequel les filles se retournent et rêvent de l’approcher. Leur comportement me met toujours les nerfs en pelote. Je ne veux pas que l’on regarde Sungjoo ainsi ! Il est à moi !

Je ne suis pas de nature possessive mais avec lui je ne peux pas me retenir. Mon attitude jalouse envers lui devrait me rassurer sur les sentiments que j’éprouve pour lui pourtant cela me fait peur. Il a une telle emprise sur moi ! Je crois que je ne veux pas que tout s’arrête, car être avec lui c’est tout simplement merveilleux. Certes on se chamaille beaucoup et on se cherche mais quand on décide de se réconcilier ou de jouer à « tu craqueras le premier », c’est juste fantastique !  Je m’en veux de ne pas lui répondre immédiatement. Son expression paniquée le rend encore plus vulnérable. Il faut que je le rassure ! Je pose une main sur sa joue que je caresse doucement. Ce simple contact électrise mon corps complet. Je ressens plein de petites décharges électriques le long de ma colonne vertébrale. Cette sensation me rend dingue. Ma main glisse doucement vers sa nuque avant que je ne l’attire violemment vers moi. Nos lèvres se rencontrent et bougent ensemble comme si on avait toujours fait ça. Nos langues se caressent, s’entremêlent. Ce baiser, je veux qu’il dure toujours. Mon baby leader peut être certain d’obtenir ce qu’il veut de moi juste en m’embrassant. Je suis dingue de ses baisers. Je n’ai jamais ressenti une telle chose auparavant.

Quand nos lèvres se séparent, il faut bien respirer sinon on va être en apnée et il n’est pas certain que nous puissions tenir longtemps ainsi. Je pose mon front contre le sien avant de lui dire qu’il m’appartient. Il est hors de question de le voir être aussi proche d’un autre que moi. Je crois que je pourrais devenir vraiment méchant. C’est MON BABY LEADER ! Les autres, ils vont se faire voir ! Cette déclaration me fait plaisir, je me sens fort car Sungjoo ne semble pas vouloir fuir ou me contredire. Je ressens presque le besoin de ronronner de contentement mais il faut que je cesse de me prendre pour un chat. Je ne suis pas bien ! Son expression me donne envie de continuer de le couvrir de baisers. Je dépose plein de bisous dans son cou avant de lui murmuré à l’oreille que j’ai envie de lui. Je ressens dans mes veines toute la frustration accumulée depuis deux semaines. Mes pensées sont saturées par les souvenirs de nos caresses dans son lit. Mon corps se souvient bien de sa chaleur, de ses baisers, de ses caresses. Il en veut toujours plus. Mes yeux se posent sur lui et je le vois se mordre la lèvre avant de se jeter littéralement sur ma bouche. J’ai envie de lui, maintenant ! Peu importe que nous soyons dans les toilettes d’un complexe cinématographique. Je n’en peux plus ! Mon corps le réclame. Mon cœur aussi. Je le veux !!! Le moindre de ses gestes trahit son excitation. Cela me fait plaisir de me sentir autant désirer. Je sens que mon dos va garder de jolies marques rouges pendant quelques jours mais tant pis. Je viendrais me faire soigner dans sa chambre. Lorsque Sungjoo prend les commandes, je me sens comme une poupée de chiffon entre ses mains. Il peut faire ce qu’il veut de moi ! Notre petit jeu « qui est le dominant » est assez excitant. Nous échangeons les rôles très rapidement même si je dois avouer que j’apprécie beaucoup quand c’est baby leader qui domine. Quand il commence à me déshabiller, mes mains retrouvent immédiatement son sous-pull. Purée ! Pourquoi s’est-il obstiné à porter une telle chose ? Mes doigts se glissent sous le tissu épais et viennent caresser ses abdos. Hmmmmm… Je meurs d’envie de lui retirer cet affreux vêtement. Une de mes mains descend le long de ses abdos puis continue vers le haut de son pantalon. Passant doucement sur sa fermeture de celui-ci, je sens que baby leader est aussi excité que moi. Ma main continue de descendre, caressant son corps à travers son pantalon. Mes lèvres parcourent la peau sensible de son cou. Je ne me retiens pas de l’embrasser puis de le mordre. Je ne veux pas qu’il oublie cet instant ni qu’il m’appartient.

Ma main continue ses caresses pendant que l’autre remonte sous son sous-pull. Cela fait deux semaines que nous avons commencé notre petit jeu dangereux. Je ne sais pas si on peut toujours qualifier de notre attirance de jeu dangereux car c’est un moment délicieux et enivrant. Cela m’importe peu car Sungjoo compte vraiment pour moi. Il est hors de question que je le laisse m’échapper. Mes mains attrapent son sous-pull et commencent à le relever pendant que mes lèvres parcourent chaque centimètre de peau dévoilée. Son parfum m’enivre complètement. Quand j’arrive au niveau de ses tétons, ma langue passe doucement autour avant de les suçoter. Mes lèvres continuant de suçoter les tétons de baby leader, mes mains caressant son dos et son ventre. Plus ma bouche parcourt son corps, plus j’en veux ! Mes mains décident qu’il est temps de virer ce sous-pull. Je le fais passer au-dessus de sa tête. Ses cheveux deviennent un peu électriques lui donnant un air « au saut du lit ». Il est hyper craquant ainsi ! Je me surprends à me demander ce que cela fait de se réveiller près de lui. Cette pensée me donne envie de reprendre nos activités aussi dans son lit. Je pense que mon cher colocataire va devoir virer ses fesses de la chambre de Sungjoo car je veux pouvoir y venir quand je désire. Je pose son sous-pull sur mon gilet, pas question de lancer nos affaires dans cette pièce. Mes lèvres retrouvent immédiatement le chemin de celles de baby leader. Je l’embrasse sauvagement, l’attirant vers moi. Je veux sentir son corps contre le mien. Mes mains parcourent son dos avant de descendre doucement vers ses fesses. Se posant sur ces dernières, je presse mon corps contre le sien. Mes lèvres embrassent son cou. Je lui donne des coups de langue juste sous l’oreille avant de lui mordiller le lobe. Ma bouche descend lentement de son cou à son torse. Embrassant chaque centimètre de sa peau, je me laisse enivrer par ses réactions. Sungjoo est à moi ! Alors que ma langue retrouve le chemin de ses tétons, mes doigts caressent son ventre. Jouant à la limite de son pantalon, je sens l’excitation me gagner. Je ne peux pas nier que je ne l’étais pas avant mais là c’est pire. On commence à être à l’étroit dans mon pantalon pourtant il est large. Mes doigts effleurent à plusieurs reprises le haut de son pantalon avant de s’attaquer à l’ouverture de celui-ci. Mes lèvres se retrouvent au niveau de l’élastique de son boxer. Je dépose un baiser à cet endroit pendant que mes doigts le caressent à travers le tissu de son pantalon. Je me surprends par mon audace mais cela donne la sensation d’être fort et d’avoir une certaine emprise sur lui. Je dépose des baisers le long de l’élastique de son boxer. Je m’éloigne de lui pour plonger mon regard dans le sien. Qu’est-ce qu’il est beau !!! Mes lèvres s’écrasent sur les siennes pendant que l’une de mes mains se glisse dans son boxer. Mes doigts caressent son membre dressé. Je suis encore plus excité par la situation. Je le veux maintenant ! Je m’en fous que nous soyons dans les toilettes. Je le veux ! Si Sungjoo ne veut pas aller plus loin, il va devoir me stopper. Son corps trahit son excitation. Je ne sais pas rester insensible à son appel. Mes doigts continuent de le caresser. Merde ! C'est si bon de le sentir excité sous mes doigts. Je suis complètement coupé du reste du monde.

Je ne veux pas savoir ce qui se passe en dehors de ses fichues toilettes. Je compte bien faire mien Sungjoo ! Je suis toujours occupé par mes caresses lorsque j’entends mon téléphone sonné. Au départ je suis tellement dans ce que je fais que je ne reconnais pas la sonnerie. Mes lèvres continuant de suçoter les tétons de baby leader, ma main lui caressant toujours son membre dur et dressé. Je ne veux pas me reconnecter au réel. Une petite voix dans ma tête me hurle de cesser immédiatement ce que je fais. Mes oreilles captent à nouveau la sonnerie… sauf que cette fois-ci elles identifient la personne qui m’appelle : notre manager. Merde ! Il fait chier ! Je suis tenté de ne pas lui répondre comme il n’est pas censé passer cette journée avec nous. Ensuite je me dis que si je ne réponds pas, il va appeler WenHan et ce dernier va s’empresser d’aller à la recherche de Sungjoo. Penser uniquement à mon colocataire m’énerve ! Je ne suis plus d’humeur ! Je me sépare du corps de mon amant. Mon regard est sombre mais plus à cause de la colère qu’autres choses. Je fouille dans mon gilet pour récupérer mon téléphone. Je suis vraiment tenté de l’envoyer contre le mur mais je ne peux pas. Je reviens entre les jambes de Sungjoo car cela m’énerve de devoir cesser ce que nous faisons. Je décroche et réponds d’une voix franchement pas aimable. « QUOI ? » Je suis dans un état second pendant qu’il me parle. Je pose mon front contre le torse de baby leader, dépité. « OK ! » Je raccroche et annonce la mauvaise nouvelle d’une petite voix « On nous attend dans le hall du cinéma pour nous ramener. Le film est fini. » Je suis dégoûté que nos têtes-à-têtes finissent toujours abruptement. Je redresse la tête et dépose un baiser rapide sur ses lèvres. Je le fais descendre des lavabos, prends mon gilet et l’attend. « On y va ? »

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Jeu 22 Oct - 21:09
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Le son de sa voix dans mes oreilles fait courir une vague de frissons le long de mon échine. Je ne peux plus nier, il faut que j'arrête même de le faire, que j'accepte. Yixuan n'est absolument pas mon type idéal, mais ce sera lui quand même. C'est inexplicable. Mes peurs sont toujours présentes, celles de devenir dépendant de lui et de ce que je pourrai ressentir prochainement pour lui. Sait-il que mon cœur est incontrôlable ? Sa présence le rend fou et impatient, mon corps désire ses mains sur moi. C'est extrêmement dangereux, nous nous sommes mis dans une situation délicate, laquelle nous poursuit au quotidien, chacun de nos gestes nous rappelle durement à la réalité, nous ramène à notre folie. Comment en sortir ? C'est impossible, nous tombons progressivement dedans. Mes doigts se referment sur son omoplate, enfonçant mes ongles dans sa peau, sans penser au reste. Je suis probablement en train de le marquer, et rien que d'y penser, j'en suis fier. Ma lèvre se coince entre mes dents, avant que je réponde aux exigences de mon corps. Je fonds sur ses lèvres, sans perdre de temps, je glisse ma langue dans sa bouche. Le simple fait de l'embrasser fait monter la chaleur en moi et je commence à regretter d'avoir mis un jean aussi serré. Si cela continue, je vais plus souffrir qu'autre chose. Cela m'apprendra à vouloir me mettre sans arrêt en valeur pour me faire regarder par les fans, les passants, Yixuan.

Pour éviter d'arracher ses cheveux, je fais descendre ma main dans sa nuque, prenant le temps de caresser sa peau et la ressentir sous la mienne. J'en ai assez de nos vêtements, j'aimerai tout retirer, le serrer contre moi, coller nos peaux brûlantes d'envie, mais je ne peux faire ça. Même si je me fous pas mal de l'endroit, qui est tout de même public, je ne voudrai pas nous mettre dans une situation inconfortable. Avec lenteur, mes doigts suivent la fermeture éclair de son gilet, jusqu'à la faire descendre, sans que mes lèvres ne se détachent des siennes. Je crois que je suis devenu accro à ses baisers enflammés et que je vais les vouloir plus souvent. Je ne me retiendrai pas pour aller en réclamer si jamais le manque se fait ressentir, je suis certain que Yixuan n'en verra aucun inconvénient. Malgré moi, je suis contraint de nous laisser reprendre notre souffle. Ma respiration peine à ne pas être rapide, saccadée, le contour de mes lèvres doivent être aussi rouges que humides par nos échanges endiablés. On se désire comme si nous étions possédés, c'en est presque anormal, je n'ai jamais connu une pareille attirance. C'est assez frustrant de ne pas pouvoir y résister.

Un sourire réussi tout de même à se frayer un chemin sur mon visage, parce que je suis satisfait de ce qu'il se passe, de l'effet que j'ai sur lui. Je me trouve également ridicule d'avoir autant de fierté. En la laissant un peu de côté, je suis capable d'avoir Yixuan et d'être un peu plus honnête avec moi-même. Ce qui en soi, n'arrive pas aussi souvent que cela. Je me voile beaucoup trop la face. Mes dents viennent attraper la peau de son cou, que je lèche et suçote ensuite, tout en descendant son gilet sur ses bras à l'aide de mes deux mains qui tiennent fermement les bords du tissu. Une fois sans propriétaire, je dépose la veste sur les lavabos, je ne voudrai quand même pas la salir ou jeter nos vêtements n'importe où. Ne sait-on jamais, si nous devons nous enfuir rapidement. Mes chevilles viennent s'accrocher derrière le corps de mon cher leader, mes jambes l'entourant, et je ne tarde pas à l'embrasser à nouveau. Comme une mélodie qui se répète, nous l'aimons trop pour la faire taire maintenant. Ses doigts glissent sur ma peau, et mon ventre se contracte, faisant ressortir mes abdos encore plus que d'habitude. Je vais devenir fou s'il continue à me caresser de la sorte, il prend le temps d'explorer ma peau, ses doigts taquinant la couture de mon jean. Mon Dieu, il va me tuer. Je sens le sang pulser dans mon membre, grossissant encore un peu plus, formant une bosse bien visible sous ma ceinture. Je ferme les yeux, ressentant encore mieux ses doigts qui effleurent la braguette de mon pantalon, l'imaginer rend ses gestes bien plus délicieux. Je me laisse emporter, mon cœur s'obstine à battre contre ma cage thoracique comme les basses d'une chaîne hi-fi dont le volume casserait les oreilles des habitants d'un immeuble entier.

Je me sens fuir la réalité, me plonger dans les sensations qu'il me procure. Celles-ci étant plus merveilleuses que tout ce que j'ai connu jusqu'ici, je suis en train d'en devenir dépendant. L'excitation ne cesse de monter dans mon corps, comme si cela était possible, je suis déjà à bout, je veux qu'il me touche et qu'il voit dans quel état il me met. Peut-être cessera-t-il d'être sceptique sur mes intentions, comme j'ai pu le voir dans son regard après ma confession. Je laisse échapper des soupirs d'anticipation, je ne suis pas sûr de ce qu'il va faire, et mon ventre se tord d'impatience. J'ai envie de râler, de lui dire de se dépêcher, mais cette attente est exquise bien qu'à la limite du supportable. Si les choses vont trop vite, je n'en serai pas satisfait mais s'il traîne trop, je prendrai le contrôle de la situation. Sauf s'il continue de me torturer ainsi, je vais finir par être aussi frustré qu'incapable d'agir. Il me rend faible. Mon corps sensible à cause des précédentes minutes à se chercher, répond bien trop rapidement aux attentions qu'il porte à la peau de mon torse. Je retiens difficilement un gémissement lorsque je sens sa langue humide et chaude taquiner un de mes tétons. Il décide de retirer mon sous-pull et je lève les bras, comme le ferai un enfant duquel on prend soin. Mon regard s'attarde dans le sien, et je me sens un peu embarrassé qu'il me fixe ainsi, sans rien dire, sans que je ne parvienne à savoir ce à quoi il pense. Je me mords de nouveau la lèvre inférieure tout en détournant légèrement les yeux. Nos bouches se rencontrent de nouveau, c'est comme s'il lisait dans mes pensées, que nous étions réellement connectés l'un à l'autre.

Quelques frissons donnent à ma peau la texture de chaire de poule, mais lorsque les mains de Yixuan la caressent, la chaleur s'empare immédiatement de mon corps. Chaque endroit qu'il touche reste marqué, même si cela ne peut se voir à l’œil nu, je le sais, je ne pourrai plus jamais oublié. Comme la première fois dans ma chambre, lorsque mon torse ne portait aucun vêtement et que ses doigts ont effleuré mon épiderme. Je ne suis pas capable d'oublier ou de regretter l'un de ses gestes. Un ronronnement incontrôlé résonne dans ma gorge dans le baiser lorsque ses mains se posent sur mes fesses, lorsqu'il me colle un peu plus à lui. Je me sens bien, mais ma raison s'enfuit peu à peu, me laissant seul, dans un état second que je ne saurai pas gérer. J'aime tellement lorsqu'il s'amuse avec sa langue, j'aimerai la sentir partout sur mon corps, qu'il trace des lignes, des courbes humides sur moi, qu'il me rende bien plus fou que je ne le suis déjà. Alors que mes tétons sont de nouveau pris pour cible par sa bouche, ses doigts taquinent le bord de mon jean. Il s'en amuse, je peux clairement le sentir, mais le fait que sa langue se rapproche dangereusement de ma ceinture affole mon cœur et mon corps. Les sensations sont plus que terribles et les contractions de mes muscles sont la preuve que je m'impatiente, mais que c'est tout aussi bon. Je me perds ensuite dans tous ces sentiments qui m'assaillent, j'ai l'impression que le monde n'est qu'une petite sphère insignifiante, et que le notre est immense. Or, c'est totalement l'inverse, nous ne sommes que deux petites personnes minuscules, malgré notre popularité naissante sur internet, les médias, les réseaux sociaux et j'en passe. Yixuan me rend différent, mon monde ne contient plus qu'une seule personne, mais deux.

Le temps que je prenne conscience de ce fait, la braguette de mon jean est déjà défaite. Je pose une de mes mains dans ses cheveux, attrapant ses mèches entre mes doigts alors que des baisers sont déposés sur l'élastique de mon boxer. Ses caresses ne me laissent pas non plus indifférent, il est en train de me faire perdre la tête, mes nombreux soupirs irréguliers doivent le satisfaire. Je rouvre lentement les yeux, fermés sans que je ne m'en rende compte, et trouve son regard qui me fixe, lorsque toutes ses actions s'arrêtent. Je tente de reprendre un rythme cardiaque normal, mais Yixuan ne m'en laisse pas le temps, il se jette sur mes lèvres. Ma main serre ses cheveux entre ses doigts : je le désire tellement que j'ai peur de lui en arracher. Mon autre bras me sert de béquille afin de ne pas tomber en arrière, c'est certainement le seul maintient qui me permet de ne pas totalement me laisser aller. Un long râle fait trembler ma pomme d'Adam quand ses doigts viennent à la rencontre de mon membre dressé. L'intonation est presque suppliante. Ses doigts autour de mon sexe me rendent faible, fragile et je ne parviens plus à répondre à son baiser comme il se doit. Ma concentration est ailleurs, mon plaisir prenant le dessus sur tout le reste.

Mes soupirs se font de plus en plus nombreux, ma respiration est erratique, je ne contrôle plus rien, la folie me gagne doucement. Sa langue torture délicieusement mes tétons alors que sa main s'occupe toujours de soulager mon membre gorgé de plaisir. Je n'ai jamais vécu pareille situation auparavant, rien d'aussi excitant. Yixuan a le don de me rendre fou et me faire sortir de mon quotidien. Est-ce qu'il me désirait avant de m'embrasser la première fois ? Ressentait-il ce désir chaque fois qu'il me regardait ou bien est-ce récent ? Je ne me suis rendu compte de rien, enfermé dans ma fierté et la popularité des UNIQ, je n'ai pas vu ses regards, ses attentions. Depuis le début, je ne fais que les rejeter, tous les quatre, même si certains ont réussi à percer un petit trou dans ma carapace. Wenhan qui est mon plus proche ami, Yibi, ce gosse qui a besoin d'affection, Seungyeon qui comprend tellement lorsque nous ne sommes plus en Corée. Il n'y a que Yixuan que je n'ai jamais laissé entrer dans mon cœur, résultat, aujourd'hui, ce serait celui avec lequel je voudrai passer le plus de temps.

Je reviens durement à la réalité, entendant une sonnerie agaçante. Je me fais abandonner par Yixuan qui porte un intérêt soudain à son portable, et je reprends calmement mes esprits. Je remarque le regard de Xuan être noir, mais de colère cette fois-ci, mais quelle réaction devrais-je avoir moi ? Il vient de tout arrêter d'un coup, je me sens extrêmement frustré. Je lui en veux, et s'il me connaît bien, mon visage à présent fermé lui fera comprendre. Je me permets de remettre en place mon membre délaissé et de remonter mon boxer ainsi que mon jean, que je rattache comme il le faut. Le téléphone en main, Yixuan revient entre mes jambes et sa réponse me fait hausser les sourcils. « QUOI ? » Il n'est pas super aimable, pourtant, généralement, il fait attention à ce qu'il dit. Je parviens à capter la voix du manager à l'autre bout du fil, et ferme les yeux en poussant un soupir. Je n'entends pas ce qu'il dit, mais s'il appelle, c'est qu'on va devoir partir. Je mords ma lèvre, agacé par cet appel, frustré de devoir rester dans cet état. Je vais faire comment pour cacher ça ? Mes yeux restent fixés sur la bosse sous mon jean, et je me tourne légèrement pour me regarder dans l'immense miroir dans mon dos. Mes cheveux sont en bataille, mes lèvres rouges, mes joues chaudes et colorées. Physiquement, je trahis nos actions. Comment on va expliquer ce qu'on faisait dans ces toilettes déjà ? Je vais encore me faire mitrailler de questions silencieuses par Wenhan, et il me regardera certainement avec un petit sourire, comme depuis deux semaines. Je ne sais pas comment il fait pour savoir, pour me comprendre, mais il est fort.

Le visage de Yixuan se relève, son front se décolle de mon torse, et je le fixe, sachant déjà ce qu'il va me dire. Mais je ne peux m'empêcher d'espérer que c'est pour une toute autre raison que le manager l'a contacté, que notre bulle d'intimité ne va pas éclater aussi vite. « On nous attend dans le hall du cinéma pour nous ramener. Le film est fini. » Je serre les dents, ma mâchoire se contracte. Comment suis-je censé faire face à tout le monde dans mon état actuel ? Les deux enfants du groupe ne vont certainement pas se rendre compte de grand chose, mais Wenhan et le manager ne sont pas idiots. Les lèvres de Yixuan me ramènent au moment présent, et je baisse les yeux, alors qu'il me remet au sol. J'enfile mon sous-pull, sans regarder les dégâts causés par mon cher leader sur ma peau, je prendrai le temps de m'observer une fois seul, dans ma chambre ou ma salle de bains. Je passe mes mains sur mon visage, comme pour effacer ce qu'il s'est passé, même si ce n'est pas ce que je souhaite. « On y va ? » Non, je ne veux pas y aller, je veux rester là avec lui, finir ce qu'on a commencé, sans que rien ni personne ne nous arrête. Mon état me rend mal à l'aise.

Je jette un regard suppliant à Yixuan, puis regarde sous ma ceinture. Mon sous-pull ne cache rien, il est près du corps et donc ne solutionne absolument pas mon problème. Je refuse de sortir avec « ça », mon visage est déjà assez explicite, pas besoin que tout le monde connaisse l'avancement de mon excitation. « Yixuan … » Mon ton est suppliant, je ne sais pas quoi faire, je suis dans une très mauvaises posture. Si je n'avais pas laissé mon long manteau dans la salle de cinéma, j'aurai pu le mettre et le fermer, on n'aurait rien vu du tout …

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Ven 23 Oct - 0:23
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(+ tenue) Mon audace me surprend encore alors que mes doigts caressent intimement Sungjoo. Ne sachant pas comment m’y prendre, je laisse mon instinct me guider dans ce rapprochement. Je ne dois pas faire des choses qui lui déplaisent quand je l’entends soupirer comme il le fait. Son abandon est presque total, le voir ainsi me donne des frissons dans ma colonne vertébrale. Mon baby leader semble perdre le contrôle, cela me plait. Je souris contre la peau sensible de son torse. Ma satisfaction me rendrait presque hautain. Je suis fier de l’effet que je lui procure, je ne vais pas mentir en disant que ses soupirs et son membre dressé ne donnent pas un boost à mon ego. C’est étrange de caresser un autre sexe que le mien mais cette sensation est tellement enivrante que je ne peux pas comparer. En plus, je ne vais pas faire mon difficile surtout que lorsque je me touche, mes pensées sont toujours tournées vers Sungjoo. Il serait mesquin de ma part de le nier ! Mes doigts se renferment sur son érection pour lui procurer une sensation plus prononcée. Ma langue joue alternativement avec ses tétons. Le caresser ainsi me met dans un état impossible. Je suis aveuglé par mon propre désir et pourtant il ne me touche pas comme je le fais avec lui en ce moment. Je suis frustré de ne pas pouvoir sentir ses mains sur ma peau nue. Mes vêtements me dérangent, je voudrais bien m’en débarrasser mais si on doit quitter les lieux rapidement cela risque d’être un problème. Mes doigts continuent de le caresser quand mon téléphone décide de faire exploser notre bulle.

La sonnerie retentit une première fois sans que mes sens identifient ce qui se passe. Je ne souhaite pas me reconnecter à ce monde et encore cesser mes caresses. Ma main continue de descendre et remonter le long de son sexe. Ma bouche toujours collée contre son torse. Comment peut-on nous demander de reprendre nos esprits ? Nous sommes déjà au bord du gouffre. Il serait tellement facile de se jeter dedans avec lui. Cela ne m’effraie pas une seule seconde. Je me recule pour reprendre mon souffle, laissant ma main dans son boxer. La sonnerie reprend de plus belle. Je lance un regard noir aux vêtements posés sur le côté. Mon téléphone ! Je vais tuer la personne qui nous interrompt. Je me détache complètement de Sungjoo pour aller récupérer mon téléphone. Cela me tue de me séparer de lui. Je ressens une grande bouffée de colère montée en moi. Je suis tellement énervé que je ne me préoccupe pas de baby leader dont la frustration doit grandir aussi rapidement que son excitation. Je reviens vers lui alors que je décroche. Aboyant après mon interlocuteur, je remarque que Sungjoo commence à se rhabiller. Merde ! Ils font chier ! M’approchant de lui, je pose mon front contre son torse. Je cherche à retrouver notre intimité mais c’est impossible avec ce téléphone. Mes oreilles ne captent pas toutes les informations que notre manager me transmet. Je me souviens uniquement que le film est terminé et que nous avons rendez-vous dans le hall du cinéma. Je soupire en mettant fin à la conversation. Pourquoi ces abrutis de maknaes n’ont pas voulu voir Titanic ou un film qui dure plus de 3h ? Mon sang pulse dans mes veines. Ma colère est telle que je ne pense pas une seconde à baby leader. Le pauvre doit être dans un état pas possible. Je ne suis pas mieux mais comme je ne porte pas de vêtements trop près du corps cela ne se voit pas. Je peux cacher aisément la bosse que forme mon sexe dans mon boxer. Mes lèvres gonflées et rouges un peu moins mais je possède un masque dans mes poches. Je me planquerai derrière. Je prends mon gilet et demande à Sungjoo si on y va.

Son manque de réaction m’interpelle immédiatement. Je me retourne lentement vers lui afin de savoir si tout va bien. J’appréhende un peu de voir son expression car il pourrait être en colère après moi. Les battements de mon cœur résonnent dans ma cage thoracique. Je suis surpris de le voir suppliant. En même temps, je devais m’attendre à quoi ? Nous étions allés beaucoup plus loin que d’habitude. Notre désir l’un pour l’autre nous faisait perdre la tête. « Yixuan… » L’entendre m’appeler par mon prénom me donne toujours des frissons. Je me stoppe immédiatement. Toute mon attention est focalisée sur lui maintenant. Mes yeux le détaillent de la tête aux pieds, s’attardant sur la bosse que son jeans laisse voir. C’est vrai que cela risque d’être embarrassant pour lui. En plus son manteau se trouve dans la salle de cinéma. Je me mords les lèvres. Je le trouve très excitant ainsi. On voit très nettement que nous n’avons pas passé notre temps à discuter. Je lui adresse un sourire fier de l’avoir mis dans cet état. Sungjoo risque de vouloir me tuer mais tant pis. Il ne fallait pas être aussi sexy. Je m’avance vers lui lentement. L’appel du manager est complètement sorti de mon esprit.

Ma main lui caresse la nuque pendant que mon corps se colle au sien. Je lui souris mais de façon plutôt provocatrice. Je me penche vers lui. Ma langue passe sur sa lèvre inférieure avant que mes dents attrapent cette dernière. Mon autre main se pose sur sa hanche et l’attire doucement vers moi avant de glisser vers ses fesses. Je suis surpris de pouvoir me remettre aussi rapidement dans l’ambiance mais je ne vais pas me plaindre. J’étais frustré de devoir cesser nos activités. Me détachant de son corps sensuel, je sors mon téléphone de mon gilet. Je compose rapidement un numéro puis colle l’appareil contre mon oreille. Attendant que l’on me décroche, ma main se faufile sous son putain de sous-pull. Purée ! Il faut que je trouve le moyen de le mettre à la poubelle en rentrant. Ce vêtement m’énerve ! Il colle trop à sa peau. Mes doigts caressent son ventre. Je me penche pour l’embrasser mais je suis stoppé dans mon élan par une voix contre mon oreille. Ah oui ! Merde ! « Allô ? Oui ! Ne nous attendez pas avec Sungjoo. Il est parti chercher des nouveaux écouteurs. Ouais tu sais comment il est ! Oui… Ok ! A plus ! » J’ai sorti la première excuse bidon qui a traversé mon esprit. Je coupe la conversation et remets l’appareil dans ma poche. Je le regarde tout en continuant de lui caresser le ventre. « On a gagné quelques minutes. Ils vont aller acheter à manger. On les retrouve dans une vingtaine de minutes dans le hall. » Je me penche vers lui et dépose un baiser sous l’oreille avant de lui murmurer avec une voix d’où perce mon excitation « Il est temps de s’occuper de toi. » Je souris contre son oreille avant de passer mes doigts dans les œillets de son pantalon. Mon regard accroche le sien, je sais que mes yeux doivent être aussi sombres que mon excitation est grande. Je le tire doucement mais avec provocation dans l’une des cabines des toilettes.

Heureusement ces dernières possèdent des portes touchant le plafond et le sol. On est comme coupé du monde. On ne peut pas dire que l’endroit est vaste mais assez pour que nous puissions nous y tenir tous les deux et bouger. Quand la porte se ferme derrière lui, je m’empresse de la verrouiller. Il n’est pas question que baby leader m’échappe. Immédiatement mes mains se précipitent sur ce fichu sous-pull pour le retirer une nouvelle fois. Il va franchement regretter de l’avoir mis. Je le pose sur le couvercle des toilettes que j’ai rabattu au préalable. Je retire mon gilet que je lance sur son vêtement. Mon débardeur pourrait suivre le même chemin mais on n’aura pas le temps d’aller trop loin alors je le garde. Me retournant vers Sungjoo, je l’embrasse sauvagement en plaquant mon corps contre le sien. C’est franchement mieux dans cette position. L’un de mes genoux se plie doucement et se place sous son érection. Je suis cruel car le frottement ne va pas l’aider à se soulager. Nos langues se cherchent, se caressent. Je ne peux pas contenir plus longtemps le gémissement qui nait dans ma gorge. Il ressemble plus à un grognement mais tant pis. Quand on se sépare pour reprendre notre souffle, je le regarde tout en caressant sa lèvre inférieure du pouce. Je lui souris avant de couvrir son tors de baisers tout en descendant vers son pantalon. Ma langue trace le contour de ses abdos. Mes dents les mordillent. Mes doigts défont sa braguette et je fais descendre lentement son pantalon au niveau de ses chevilles. Je dépose des baisers à l’intérieur de ses cuisses pendant que mes mains remontent le long de ses jambes. J’embrasse son sexe à travers l’étoffe de son boxer. Il est toujours aussi dur. Je ne sais toujours pas comment je peux être aussi sûr de moi alors que c’est bien la première fois que je fais ça. Mes doigts attrapent l’élastique de ce dernier et le descendent avec autorité libérant ainsi son membre. Je le caresse doucement avant de l’emprisonner dans ma paume. Mon poignet commence un mouvement de haut en bas alors que mes lèvres se posent sur sa hanche. Je le marque à nouveau avant de descendre vers son sexe. Ma langue le goûte sur toute sa longueur avant de lécher son gland. Je me sens plutôt téméraire tout d’un coup. Il n’est pas question que je laisse Sungjoo dans cet état. Je peux supporter de rester excité car ma tenue vestimentaire me le permet puis on n’a pas le temps pour ça. Je dois avouer que cela me fait plaisir de lui donner de telles caresses. Je le prends dans ma bouche et commence à lui faire une fellation. C’est la première que je fais à un homme. Je ne sais pas comment je m’y prends mais mon rythme est d’abord lent pour mieux le sentir palpiter. J’accélère quand je sens au bord du gouffre. Ma langue s’enroule autour de son sexe pendant que je continue de le sucer. Lorsque Sungjoo ne peut plus se retenir, j’avale sa semence. Ce n’est pas désagréable… enfin la sienne me donne envie de recommencer. Je le sens qui tremble sous mes doigts. Je me relève et passe un bras autour de sa taille. Je le regarde intensément avant de lui dire. « Maintenant tu échapperas au regard inquisiteur de WenHan. »

Je le rhabille en prenant tout mon temps. Malheureusement notre tête-à-tête va prendre fin alors il faut bien que je profite de nos dernières secondes ensemble. Mes mains caressent son corps au passage mais elles sont légères, moins avides de son contact. Baby leader a besoin de reprendre ses esprits. Quand je lui remets sous son sous-pull, je pose mon front contre le sien. « Tu m’appartiens… » Je dépose un baiser dans son cou puis fouille les poches de mon gilet. J’en sors un masque que l’on met généralement devant le visage pour se protéger de la pollution ou des maladies. Je lui place sur sa bouche et passes les élastiques derrière ses oreilles. « Plus besoin de courir pour éviter leurs questions… » Je remets mon gilet, remonte la fermeture éclair. Plaçant ma casquette dans l’autre sens, elle cache un peu mon visage. Je regarde mon téléphone avant de sourire. « On sera en avance pour le rendez-vous. Allez ! Vient ! » En sortant des toilettes, je m'assure que personne est dans les parages. Je pars le premier et attends Sungjoo plus loin. Comme je lui avais prédis, nous sommes les premiers au rendez-vous... pourtant c'était plutôt mal parti.

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Mar 27 Oct - 23:12
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hello to myself


yixuan & me

Pourquoi prendre ce ton suppliant ? Après tout, il ne peut rien faire pour moi. On doit rejoindre les autres dans le hall, et c'est tout. On n'a plus le temps de terminer, d'aller jusqu'au bout, et mon corps, comme mon esprit, en sont frustrés. Malgré tout, ma frustration ne m'aide pas à faire redescendre mon problème dans mes vêtements. Peut-être pourrais-je demander quelques minutes afin de me soulager seul ? Je ne vois pas d'autres alternatives, la situation devient compliquée. Lorsqu'il se retourne lentement vers moi, il me regarde comme s'il ne savait pas ce qu'il se passait. Puis il prend le temps de m'observer, et là, il comprend. Je me sens un peu embarrassé d'être dans cet état, à cause de lui, et de ne pas pouvoir m'en sortir tout seul. Je peux presque voir à travers ses yeux, Yixuan s'attarde clairement sur la bosse dans mon jean. Il mord sa lèvre et je baisse les yeux. Comme si je n'étais pas déjà assez excité ainsi … à me regarder de cette façon, je me sens désiré, et c'est beaucoup trop agréable pour que cela ne plaise pas à mon corps. Qui réagit bien malgré moi. S'il était facile de contrôler le sexe masculin, ça se saurait.

Ses pas s'avancent lentement vers moi, et j'ai peur de ressentir de nouvelles choses. Instinctivement, mes pieds font quelques centimètres en arrière, mais c'est trop tard, il est déjà tout près. Je suis perdu, il m'a eu. Sa main se glisse dans ma nuque, son regard et son sourire me donnent envie, tantôt de lui sauter dessus, tantôt de le tuer sur place. Il se moque de moi, il est fier, je l'ai supplié implicitement de m'aider, et il en profite. Je n'ai malheureusement pas le temps d'y réfléchir plus longtemps, mes yeux se ferment en sentant sa langue chaude et humide passer sur ma lèvre inférieure. Une envie de la mordre me prend. Comme s'il lisait dans mes pensées, il l'attrape entre ses dents et la tire doucement. S'il compte me rendre fou ou me tuer, qu'il continue, il est sur la bonne voie. Même si je ne lui dirai jamais. Il ne manquerait plus que ça tiens … Son autre main caresse ma hanche, jusqu'à descendre sur mes fesses, me provocant un hoquet de surprise. Comment peut-il se montrer ainsi alors que généralement, c'est le leader lent et à côté de ses pompes ? Décidément, nous cachons bien des choses au fond de nous. En ce qui me concerne, c'est une fragilité instable que j'essaie de cacher par une apparence froide. Un homme qui a peur des fantômes, des films d'horreur, du silence et du noir, qui pourtant est à l'aise en face d'une foule de milliers de personnes, dansant et montrant quelques fois son corps pour le plaisir des fans. Yixuan m'a démasqué, mais je me rends compte que lui aussi a d'autres traits de caractère, dont on ne penserait même pas exister chez lui. Les fans, le manager lui-même le dit, Yixuan est … particulier. Sa voix me tire de mes pensées, et je l'observe, un sourcil relevé, curieux. Une mine boudeuse s'affiche sur mon visage, lorsqu'il se met à parler à son interlocuteur, au lieu de m'embrasser. La déception peut clairement se lire sur mes traits.

« Allô ? Oui ! Ne nous attendez pas avec Sungjoo. Il est parti chercher des nouveaux écouteurs. Ouais tu sais comment il est ! Oui… Ok ! A plus ! » Euh … Pardon ? « tu sais comment il est », qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? Je jette un regard meurtrier à Yixuan, l'envie de bouder dans mon coin et le repousser me traverse l'esprit, jusqu'à ce qu'il continue ses caresses sur ma peau. Mes pensées s'évaporent, buvant ses paroles, qui, malgré leur sens, me font plaisir. « On a gagné quelques minutes. Ils vont aller acheter à manger. On les retrouve dans une vingtaine de minutes dans le hall. » Une vingtaine de minutes ? J'avais espéré que tout se passe autrement, mais si nous n'avons pas le choix … Je ne sais pas vraiment comment interpréter ses paroles. Tout d'abord, il agit comme le leader obéissant qu'il est en général, ensuite il appelle je ne sais qui pour dire que je suis parti et qu'ils ne nous attendent pas. Qu'attend-t-il ? Est-ce pour moi qu'il le fait ? Ou pour son propre désir ? Je ferme les yeux lorsqu'il dépose un baiser sous mon oreille. Depuis quand ai-je autant de doutes concernant ses actions ? Je devrais être celui qui mène la danse, mais me laisser aller dans les bras de Yixuan n'est pas désagréable, bien au contraire.

« Il est temps de s’occuper de toi. » S'occuper de moi ? Je le regarde, sans réellement comprendre. Mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir plus longtemps, que ses doigts accrochent mon jean, me tirant vers lui, tandis que ses pieds reculent. Je me permets de froncer les sourcils toujours sans avoir la moindre idée de ses intentions. Il nous enferme dans la cabine de toilettes, fermant la porte dans mon dos, et je ne peux m'empêcher de le questionner du regard quelques instants. Sans perdre de temps, il retire une nouvelle fois mon sous-pull, et je me demande même pourquoi je me suis habillé aujourd'hui. La prochaine fois, je ne perdrai pas mon temps à chercher des vêtements chauds et serrés pour ses beaux yeux. Soit, je ne sortirai pas, soit je mettrai quelque chose de large, afin qu'il puisse me toucher plus facilement. Mon Dieu, qu'est-ce que je viens de penser. Yixuan me déplace et me fait asseoir sur le couvercle fermé du magnifique chiotte blanc ; je me laisse faire comme une poupée de chiffons inerte. Il retire son gilet, sous mon regard avide d'en voir plus, mais il n'enlève rien d'autre, et j'en suis déçu. Sans m'y attendre, ses lèvres se plaquent sur les miennes avec force et envie ; mes paupières se ferment. Cette sensation est trop bonne, alterner entre la douceur et la violence me rend un peu plus excité, j'aime ce côté sauvage de Yixuan, mais encore plus le fait qu'il n'y ait que moi qui le voit. Un gémissement retentit dans la cabine, et je ne reconnais presque pas ma voix, plus aiguë, tellement obscène. Son genou est volontairement posé sur mon membre emprisonné, et cela me fait autant de bien que de mal. Être ainsi serré commence à être douloureux, et j'ai hâte qu'il retire mes vêtements pour me soulager de cette souffrance.

L'excitation prend de nouveau mon corps, qui se réchauffe considérablement malgré le fait que je n'ai plus de vêtement qui couvre mon torse. La langue de Yixuan qui glisse et tourne avec la mienne fait pulser un peu plus le sang dans les veines dans mon corps, je les ressens dans mon sexe, qui ne demande qu'à être libéré. Je n'en peux plus, s'il ne fait pas quelque chose, je serai contraint d'agir moi-même. Le baiser prend fin, je reprends ma respiration difficilement, et n'ouvre mes yeux qu'à moitié, submergé par un plaisir et une envie indescriptibles. Je perçois son regard, et son pouce sur ma lèvre humide de nos baisers. Je n'ai plus envie d'ouvrir les yeux, je veux tout ressentir sans avoir besoin de regarder ce qu'il fait. Je capte rapidement son sourire avant que ses lèvres ne viennent couvrir mon torse de baisers et ma bouche laisse passer un soupir de plaisir. Je retiens un gémissement lorsque ses dents taquinent ma peau. Ce que j'aime qu'il me marque de son passage. Peut-être suis-je un peu masochiste. Je pince mes lèvres mais ne parviens pas à retenir ma voix qui résonne dans ma gorge lorsqu'il défait la fermeture de mon jean. Rien que d'effleurer cette zone sensible me fait de l'effet, et je doute tenir longtemps s'il me touche vraiment. Mon pantalon est descendu à mes chevilles, et je me permets de regarder Yixuan. Il dépose ses lèvres entre mes cuisses, sur ma peau qui réagit par des frissons, se rapprochant dangereusement de mon boxer, et de ce qui s'y cache en dessous. Je ne peux plus mentir ou me défiler, mon sexe est gonflé au maximum, et je n'ai plus qu'une envie, c'est que Yixuan soit le premier et le seul homme à y goûter. Je me sens anxieux, et plusieurs questions me passent par la tête, mais bien vite chassées en même temps que mon boxer. Je rejette ma tête en arrière en poussant un long soupir de satisfaction. Enfin. Mon membre est au garde à vous, libéré des vêtements, et la douleur d'être emprisonné n'est plus. Ses doigts glissant sur ma verge tendue me fait le plus grand bien. J'en oublie le lieu où nous sommes et la relation bancale que nous entretenons au quotidien quand des mouvements de poignets commencent. Le sentiment qui m'habite est indescriptible, je n'ai encore jamais pris autant de plaisir avec une femme. Est-ce le fait que je sache qu'un homme me touche ? Ou est-ce tout simplement Yixuan ?

Un « ah » plus qu'érotique franchit mes lèvres lorsque quelque chose d'agile, chaud et mouillé caresse mon sexe sur toute sa longueur. Je devine rapidement que Yixuan utilise sa langue sur moi, mais ma curiosité me pousse à pencher ma tête vers le bas et regarder le leader me faire du bien. Mon souffle est erratique, mes gémissements incontrôlés et irréguliers, mon cœur bat plus vite que lorsque je danse sur EOEO. L'excitation monte davantage, sa bouche enferme ma virilité ; le plaisir est trop fort, ma tête se laisse tomber en arrière une nouvelle fois. Je me retiens du mieux que je peux de jouir, même si avec la tension palpable précédente, et nos échanges sur les lavabos, j'ai du mal. Ses lèvres pleines qui montent et descendent sur mon membre, sa langue que je sens s'enrouler autour … Yixuan me rend fou, littéralement, au sens propre du terme. Dire que je prends mon pied serait mentir, c'est bien plus que cela, et je sais que si ce n'était pas lui, rien ne serait pareil. Mes mains se tiennent au rebord du toilette, afin de ne pas succomber, de ne pas sombrer dans une folie étrangère et effrayante. Mes doigts viennent ensuite se perdre dans ses cheveux, j'essaie de trouver la force de le repousser, mais je sens ma fin approcher, si vite … Si vite. Je me vide dans la bouche de Yixuan dans un cri obscène, mon corps est ensuite pris de quelques spasmes, tremblant comme une feuille.

Je ferme les yeux, tentant de rester sur la Terre ferme mais mon orgasme a été si puissant que j'ai du mal à m'en remettre. Je sens les bras de Yixuan m'entourer, et sa voix résonner dans mes oreilles. « Maintenant tu échapperas au regard inquisiteur de WenHan. » Un léger sourire étire mes lèvres. Il a tout à fait raison, il ne se posera pas de questions sur mon état, mais il n'est quand même pas idiot, il est certainement le seul à voir que mes regards envers Yixuan ne sont plus aussi haineux qu'avant. Il n'aura même pas besoin que je lui dise quoi que ce soit, il le devinera aisément. Mon leader adoré me rhabille ; mes mouvements se font machinalement, je ne capte pas vraiment ce qu'il se passe autour de moi. Je suis encore dans mon monde, celui dans lequel j'y trouve maintenant Yixuan. Je lève les bras pour qu'il puisse enfiler mon sous-pull, j'ai l'impression d'être handicapé, mais je ne veux pas encore sortir de notre bulle. Mon corps met aussi du temps à se remettre de ses douces tortures. Mes mains se posent avec lenteur sur mes cuisses, dans l'espoir que mes nerfs arrêtent de trembler à cause de mon orgasme, tandis que Xuan colle nos fronts. « Tu m’appartiens… » Mes paupières s'ouvrent lentement pour que mes yeux puissent voir son visage. Je prends une grande inspiration pour essayer de reprendre mes esprits, mais cela ne semble pas fonctionner encore. Quelques minutes de plus, et je pourrais tenir sur mes pieds. Ses mots ne sont pas passés dans l'oreille d'un sourd, mais pour le moment, j'essaie de me reconnecter au réel. Ce qui est plutôt difficile.

Il place avec douceur son masque blanc sur ma bouche, glissant les élastiques derrière mes oreilles, mes yeux toujours fixés sur sa beauté masculine. « Plus besoin de courir pour éviter leurs questions… » Lentement, mes yeux se baissent, et la culpabilité envahit mon cœur. Je sais que j'ai mal agi, je le sais parfaitement, mais comment aurais-je pu faire autrement ? Nous voir, tous les deux sur le lit, dans cette position … Je ne savais pas encore y faire face, encore aujourd'hui, je ne saurai pas expliquer aux autres cette addiction que j'ai pour Yixuan. Je m'en veux assez, et cette phrase, je ne la sens pas si naturelle et anodine que ça. J'ai du le blesser, mais à quel point … « On sera en avance pour le rendez-vous. Allez ! Vient ! » Alors qu'il sort de la cabine, puis des WC, je reste quelques minutes de plus assit sur ce pauvre chiotte. Je ferme la porte, sans vraiment bouger. Qu'est-ce qu'il vient de se passer ? M'en veut-il ? J'ai essayé de le repousser, d'enlever sa bouche de mon sexe, mais je n'avais pas assez de force. Je ferme les yeux, puis regarde le plafond de la pièce minuscule autour de moi. Il a fait ça pour moi … Mais qu'ai-je fait pour lui ? Je me suis enfui de la chambre la première fois et j'ai supplié qu'il me soulage la deuxième fois. Mon égoïsme finira par me tuer.

D'un pas lent et encore chancelant, je me lève, prenant appui sur les parois à ma gauche, et ma droite. Je prends une grande inspiration, et ouvre la cabine, sortant pour aller me laver les mains. Comme si j'en avais réellement besoin. Je me dirige ensuite vers le hall, prenant le temps de marcher en regardant où je mets les pieds, cela éviterait que je tombe ou que je perde l'équilibre. Je m'arrête quelques instants lorsque la silhouette de Yixuan se détache du reste. Je baisse les yeux, puis continue mon chemin vers lui, tout en observant les lieux, mais il n'y a personne dans les parages et c'est tant mieux. Je me mets face au leader, descends le masque qui couvre ma bouche, tire sur le col de son gilet et dépose mes lèvres sur les siennes. Pas de langues, ni de bave, un simple baiser et pourtant si significatif. Je m'écarte de lui avec un léger sourire, lâchant par la même occasion ses vêtements. « Je suis désolé. » Avant même qu'il ait le temps de répondre ou de réagir, je me décale en remettant mon masque au moment où les autres arrivent en râlant notre absence.

© O'DAIM


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