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Where do you take me ? Ft. Zhang Yixing

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Jeu 24 Sep - 18:37
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Where do you take me ?
Zhang Yixing & Lu Han


Il avait suffi à Lay de prononcer le mot « voyage » pour que l’enthousiasme s’empare de Lu Han. Il ignorait encore quelle serait la destination, étant donné que celui-ci s’amusait à le faire patienter, mais il était déjà énormément excité et se demandait déjà qu’est-ce qu’il allait emmener avec lui. On aurait dit un gosse qui partait pour la toute première fois en voyage. Mais il s’en fichait, ça lui ferait du bien de s’éloigner un peu de l’agence et de l’entrainement intensif que le groupe devait suivre continuellement. Il ne regrettait pas d’être ici, mais son corps avait parfois du mal à suivre, ainsi que sa voix. Tout le travail qu’il faisait à l’agence demandait beaucoup d’énergie, et il pensait bien mériter des vacances. Courir par ci, par-là, ici, là-bas, la salle de chant, la salle de danse, les meetings, et il en passait… Zhang Yixing avait définitivement eu une bonne idée, pensa-t-il.  Il était tout de même curieux de savoir ce qu’il avait derrière la tête, surtout que les autres membres n’étaient apparemment pas conviés au voyage ou du moins, il n’avait pas apporté de précision particulière à ce sujet. Il devait y avoir une raison, mais quelle était-elle ? Quoi qu’il en soit, après que Lay l’est informé sur ce futur voyage, ses pensées vagabondèrent aussitôt sur ce qu’il emmènerait avec lui. Mais comment pouvait-il savoir que prendre si celui-ci ne lui donnait pas, ne serait-ce, qu’un petit indice ? Son impatience était palpable. Il tremblait presque d’excitation. Pour cette raison, il passa directement aux supplications.

« - Allez, tu sais que je suis pas patient, me fait pas attendre ! Dis moi, dis moi, dis moi.  »
Pour mettre toutes les chances de son côté, assis en tailleur et tourné en direction de son ami, le blondinet passa ses deux bras autour de celui de Lay, et il fit l’une de ses moues les plus mignonnes. Il désespérait totalement face au silence de son camarade, qui semblait même s’amuser de la situation. En voyant que l’effet voulu n’arrivait pas, un énième soupir passa la barrière de ses lèvres, avant que ses bras retombent mollement le long de son corps. Jamais à cours d’idée, il tenta autre chose.

« - De toute façon, je ne bougerais pas d’ici, tant que tu ne me l’auras pas dit. »
Décidé, il se redressa de façon à se tenir droit et il patienta. Il était tout à fait sérieux, bien qu’il ne fût pas difficile de savoir qu’il n’allait pas tenir cette résolution bien longtemps. Après tout, il voulait une réponse. Il voulait voyager. Il en avait férocement besoin. L’idéal aurait même été qu’il aille voir ses parents. Rien qu’une journée lui suffirait. Juste pour les avertir qu’ici, tout allait bien, et qu’il pensait à eux chaque jour. Certes les choses ne seraient pas aussi simples lorsqu’il se retrouvera devant sa famille, mais il se promettait que s’il en avait l’occasion, il ferait tout pour leur transmettre ce qu’il ressentait pour eux. C’était une promesse qu’il s’était faite depuis longtemps, et il attendait que le jour où il l’a tiendrait arrive.

« - Ce serait cool d’aller voir les parents. Enfin, je sais qu’on a tous pas mal de chose à faire, mais ce serait cool quand même de voir la famille de chacun. Je dis juste ça comme ça, hein. Bref. »
Étrangement, Lu Han ne paraissait pas très sûr de lui. Même s’il savait pertinemment qu’il avait envie de voir sa famille, il appréhendait, il se questionnait sur comment les retrouvailles allaient se dérouler. En plus de ça, il ignorait si son ami avait envie qu’il s’immisce chez lui. Certes, à l’heure d’aujourd’hui, ils partageaient la même chambre, mais il n’avait jamais mis un pied dans sa vraie chambre, dans celle où il avait grandi. Et ça, c’était différent. C'était peut-être une part de lui qui ne voulait pas lui dévoiler, et c'était parfaitement compréhensible.

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Ven 25 Sep - 21:49
king of innocence
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(+ tenue) L’appartement des EXO était en pleine effervescence, chacun étant occupé par ses propres activités. Le groupe préparait leurs débuts au Japon pour novembre mais avant ils avaient un peu de temps libre. Comme ce n’était pas tous les jours qu’ils avaient des mini-vacances, ils voulaient tous en profiter… Sous la douche, Lay laissait couler le jet d’eau chaude en espérant que cela emporterait tous ses problèmes. Sa relation avec son cher Chen n’allait pas en s’améliorant, bien au contraire. Les deux jeunes hommes ne s’adressaient vraiment plus la parole, surtout depuis leur tête-à-tête sur le balcon et la violence de la licorne dans la salle de sport de la résidence. En se rappelant cet épisode désagréable, il leva sa main à la hauteur de son visage pour examiner la blessure. Franchement ce n’était pas beau à voir mais que pouvait-il y faire ? Il avait menti à tous les membres concernant cette vilaine plaie mais il y en avait un qui n’était pas dupe… LUHAN ! Son meilleur ami ne lui avait rien dit mais Lay le connaissait assez pour savoir que ce dernier ne croyait pas à son excuse. S’adossant à la paroi de la douche, le jeune homme se dit que ses mensonges finiraient par les séparer avec LuHan. Son ami était bien trop gentil pour ne pas lui prendre la tête mais pourtant ce petit jeu ne pourrait plus durer. Soupirant, il sortit de la douche pour retourner dans sa chambre. Il attendait une réponse de leur manager car il avait demandé à pouvoir aller en Chine pour rendre visite à sa famille… et il voulait y aller avec LuHan. En ce moment, Lay ne souhaitait pas se retrouver avec un autre membre que son meilleur ami chez lui. Il ressentait le besoin viscéral de se retrouver à la maison, dans son pays avec une personne qui pourrait comprendre ce qu’il éprouvait.

Leur amitié était née bien avant leurs débuts, ils s’étaient immédiatement bien entendus. Ils étaient devenus inséparables, ils se disaient toujours tout… et c’était probablement pour cette raison que Lay se trouvait cruel avec LuHan en ce moment. Il ne voulait pas voir la vérité en face concernant son attirance pour Chen et il avait peur de perdre son meilleur ami, les autres membres, sa place dans le groupe si cela venait à se savoir… pourtant il avait été à de nombreuses reprises sur le point de tout lui raconter. Lâchement il était resté muet et souffrait en silence. Il avait envie de se racheter et de prendre le temps de se retrouver avec son meilleur ami. En entrant dans la chambre, LuHan était assis sur son lit. Souriant, Lay lui annonça que pendant leurs vacances il avait l’intention de voyager. Ce simple petit mot avait mis LuHan dans un état d’excitation qui amusa beaucoup la licorne. Evidemment il avait bien pris le soin de ne pas lui annoncer qu’il viendrait avec lui, juste pour le faire mariner. La réaction de LuHan était à la hauteur de ses espérances. Ce dernier ne cessait de le questionner et d’user de ses charmes pour obtenir un aveu. Lay avait plutôt envie de rire devant les tentatives désespérées de son ami. Remarque quand il l’avait serré contre lui, la licorne se demandait bien pourquoi il s’était entiché de Chen et non de son meilleur ami… Les choses n’auraient-elles pas été plus simples avec LuHan ?

Levant la main pour ébouriffer les cheveux de LuHan, Lay lui fit un grand sourire pour bien lui faire comprendre que la situation l’amusait beaucoup. Il passa ensuite ses bras autour de ses épaules et posa la tête sur son épaule. Un instant câlin… Lay avait vraiment besoin d’avoir l’impression de compter pour quelqu’un en ce moment.

« Tu crois que tu saurais capable de me supporter quoiqu’il arrive ? »

Euh… mais c’était quoi cette question ? Lay parlait-il du voyage ou d’autre chose ? La confusion qui régnait dans sa tête et son cœur s’exprimait dans les moments les plus incongrus. Se rendant compte que ses propos risquaient d’inquiéter LuHan, il se releva rapidement et lui fit un grand sourire alors que son regard le suppliait de le rassurer.

« Tu serais capable de me supporter pendant tout un vol ? »

Ce rattrapage était franchement des plus minables. Etant parfaitement conscient qu’il s’enfonçait plus, il choisit d’enfouir son visage dans le cou de LuHan et ainsi faire diversion.

« On part en Chine demain alors prépare tes valises ! »

Cette annonce devrait ravir son meilleur ami… tout comme lui.



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Ven 25 Sep - 23:39
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Where do you take me ?
Zhang Yixing & Lu Han


C’était un peu la folie en ce moment, à l’appartement. Tout le monde voulait profiter des quelques jours de « répit » que l’agence leur avait accordé, avant le départ pour le Japon, où les choses deviendraient un peu plus sérieuses. Les lieux étaient alors encore plus bruyants que d’habitude –et oui, c’était possible- alors que tous les membres partageaient leurs suggestions. Lu Han était heureux de voir le groupe ainsi ; ça confirmait le fait qu’ils formaient véritablement une famille, et qu’ils voulaient même passer du temps ensemble en dehors du travail. En d’autre circonstance, il aurait été en leur compagnie et participerait activement à la recherche de ce qu’ils pouvaient bien faire pendant ses quelques jours. Il aurait demandé l’avis de Lay, qui aurait certainement répondu bêtement, une fois de plus, qu’il voulait aller chez la grand-mère de Baek Hyun. Comme d’habitude, il en aurait ris jusqu’à en avoir mal aux joues, et leur complicité aurait été tout naturellement retrouvé. Mais il avait fallu qu’à ce moment-là, le concerné soit sous la douche, et ne participe par conséquent pas à la conversation. Comme si c’était un automatisme, Lu Han non plus n’avait pas eu envie de participer à la conversation. Il s’était isolé dans la chambre, allongé comme une larve sur le lit de son camarade alors que le bruit de l’eau confirmait le fait que son camarade était toujours sur la douche. Ça faisait un moment, et ça commençait à faire long, pensa-t-il. Mais il ne voulait pas se montrer collant en demandant à Lay si tout allait bien. De toute façon, ces derniers temps, à chaque fois qu’il avait posé la question, il n’obtenait aucune réponse. Le peu de fois où il y en avait une, celle-ci n’était qu’un mensonge éhonté. Il n’avait pas désespéré et il avait continué de se questionner au sujet de son ami, mais parfois, il se demandait s’il n’en faisait pas trop. Peut-être que son ami avait tout simplement besoin d’espace. Il ne savait vraiment plus quoi en penser, de cet éloignement, et ça le rendait au plus mal. Il repensait aussi à cette vieille excuse qu’il avait sorti à tous les membres pour expliquer sa blessure. Peut-être que les autres manquaient de jugeote au point de ne pas se rendre compte de ce mensonge, ou alors préféraient-ils ne pas s’attarder sur ce sujet, mais Lu Han ne pouvait s’empêcher d’y penser. Déjà qu’il voyait que le comportement de son ami avait changé, qu’il n’allait pas bien, si en plus de ça il lui revenait blesser physiquement, il ne pourrait rester planté là à ne rien faire pour tenter de l’aider. C’était inconcevable.
Ses pensées furent interrompues au moment où l’objet de ses tourments débarqua dans la chambre, le plus innocemment qui soit, comme si ces derniers temps, tout roulait. Ça le blessait un peu plus mais il n’en dit rien, et se contenta de se redresser immédiatement afin de passer en position assise et non pas vautré comme il l’était un peu plus tôt. Il adressa même un sourire à son ami, qui ne tarda à prendre la parole, et d’évoquer le terme « voyage ». Depuis tout à l’heure, les garçons dans la pièce d’à côté parlait de faire telle ou telle chose pendant leur jour de repos, mais aucun n’avait parlé de voyage à proprement parlé. Il se demandait alors de quoi il était véritablement question, il s’en enthousiasma avant même d’en savoir plus, et notamment s’il était de la partie. Sa petite licorne devait avoir rapidement perçu sa joie, car il en joua, et ne lui informa pas plus sur le sujet. Il dû mettre à profit tous ses charmes afin d’obtenir quelque chose de son ami, bien que c’était peine perdu : quand Zhang Yixing décidait d’embêter quelqu’un, il ne le faisait pas qu’à moitié. Toujours dans l’optique d’embêter Lu Han, il lui avait ébouriffé les cheveux, ses cheveux qu’il coiffait toujours impeccablement. Alors qu’il les remettait en place à l’aveuglette, son ami chercha à réduire leur proximité. Evidemment, même s’il était un peu contrarié de l’état dans lequel se trouvait à présent sa chevelure fournie, il n’en reviendrait pas à le repousser physiquement. Il glissa alors l’une de ses mains autour de sa taille, et sautilla légèrement sur le lit pour se retrouver un peu plus proche de lui.
« Tu crois que tu saurais capable de me supporter quoiqu’il arrive ? »
Pendant un instant, Lu Han se demandait s’il avait bien comprit la question, ou si même celle-ci ne sortait pas tout droit de son imagination. Après tout, il avait toujours eu beaucoup d’imagination alors qui sait ? Mais non, c’était bel et bien la réalité, et il ignorait comment l’interpréter. Est-ce que son ami avait besoin d’être rassuré, de savoir qu’il serait toujours là pour lui ? Avait-il fait une bêtise qu’il n’osait pas avouer de peur des répercussions que celle-ci pourrait avoir ? Tellement de question se bousculait maintenant dans sa tête, qu’il ne savait pas quoi répondre. Son regard ne croisait pas le sien et ça l’embêtait un peu car il l’aurait voulu, mais il s’efforçait d’attendre que celui-ci le fasse de plein gré. Avant qu’il ne formule une quelconque réponse, la licorne lui adressa un regard plus confiant et reformula sa question. Sauf que c’était trop tard, il était déjà inquiet. La suite le brisait. Le fait qu’il s’isole ainsi dans son cou, comme s’il avait honte de s’ouvrir à Lu Han, qui lui, ne demandait que ça. Il n’aimait pas le voir ainsi, c’était insupportable. Pour cette raison, il ne lui fit pas part de toutes les questions qui l’habitaient présentement.

« - Pendant tout un vol ? Je vais pas te mentir, ça risque d’être compliqué… »
Qu’y avait-il de mieux qu’une petite taquinerie pour calmer un peu l’atmosphère ? Il espérait avoir bien fait. Quant à sa seconde réaction, il n’avait pas eu besoin de la jouer, le bonheur l’avait envahi à la seconde où il avait entendu « Chine ». Plus rien ne parvint à ses oreilles après ce mot.

« - Tu plaisantes, c’est ça ? Ne me dis pas que tu plaisantes. Je t’assure que je te tue si tu te moques de moi ! »
Il se mit même à sautiller une nouvelle fois sur le lit, ne pouvant pas contenir le sentiment qui s’emparait brusquement de lui. Il ne lâchait pas son ami pour autant, sa main serrait le bout de tissu qu’il avait entre les mains, peu importe si le t-shirt de Lay finirait abîmé. Le plus vieux avait vraiment du mal à assimiler le fait qu’il allait partir en Chine. Avec Lay, qui plus est. Il avait presque envie de pleurer, pourtant, ça ne lui ressemblait pas. Il ne voulait tout de même pas laisser éclater sa joie trop tôt. Pour cette raison, il demanda :

« - L’agence est d’accord, au moins ? »
Il se rappelait malheureusement la fois où l'agence n'avait pas donné son accord, et il ne voulait pas que cela se réitère.

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Sam 26 Sep - 16:44
king of innocence
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(+ tenue) « Nous vous offrons des vacances avant vos débuts au Japon. Vous avez quelques jours devant vous pour faire ce que vous voulez. » Quand le manager leur avait fait cette annonce, les membres étaient rentrés en effervescence. Cela faisait tellement longtemps qu’ils n’avaient pas eu des jours de repos. Ils ne savaient pas comment occuper leur temps libre. Cette liberté imprévue les angoissait. Qu’est-ce qu’ils pourraient bien faire ? Ils avaient tous des idées ! Certains voulaient prendre des vacances tous ensemble, d’autres souhaitaient rester à la maison pendant que certains planifiaient des visites à leurs parents. Lay avait choisi de suivre le manager pour lui demander s’ils pouvaient enfin aller en Chine avec LuHan, il lui avait fait les yeux doux… même si son meilleur ami était bien plus doué que lui dans ce domaine. Il ne voulait pas le mettre au courant de son projet pour ne pas le décevoir comme la dernière fois. Le manager lui avait donné une tape sur l’épaule en lui assurant qu’il allait poser la question en se rendant à l’agence. Le jeune homme ne croyait plus en ce voyage, pourtant ils en avaient bien besoin tous les deux. Quand il était revenu à l’appartement, il ne voulait pas croiser le regard de LuHan ni même supporter l’effervescence générale alors il s’était replié dans la salle de bain…

Son téléphone avait sonné pendant qu’il se séchait les cheveux avec la serviette. Le manager le contactait pour lui donner la réponse de l’agence. Cette dernière acceptait de les laisser rentrer en Chine, pendant quatre jours. Ils devaient toujours être disponibles si jamais on les appelait et ils devaient être revenus au bout des quatre jours. Lay était si heureux de rentrer chez lui que les conditions ne lui semblaient pas contraignantes. Il avait quitté précipitamment la salle de bain pour retourner dans leur chambre. LuHan y était déjà ! Sa présence le surprit mais en même temps son meilleur ami partageait bien cette chambre avec lui. Il fut soulagé de le trouver ici car il n’avait pas envie de chercher LuHan dans l’appartement et risquer de croiser Chen. Etant certain qu’ils pouvaient partir en Chine, Lay décida de jouer avec LuHan. Il ne lui annonça pas immédiatement la bonne nouvelle car il était plus drôle de le faire tourner en bourrique.

Un moment magique qui n’appartenait à eux seuls. Lay avait besoin de son meilleur ami, il avait envie de le retrouver et cesser d’être une grosse brute épaisse qui le repoussait quand ce dernier faisait attention à lui. Il savait que son comportement causait de la peine à LuHan, même si ce dernier ne lui faisait pas de reproche. C’était aussi pour cette raison que Lay voulait partir en Chine avec LuHan et personne d’autre. L’excitation de son meilleur ami était attendrissante, elle faisait fondre le petit cœur de la licorne. Il savait que parfois il était difficile à suivre comme là quand il lui avait demandé s’il le supporterait quoiqu’il arrive… avant de changer de sujet brusquement. Se passant une main dans les cheveux, il attendit aussi nerveusement les réponses de LuHan. Ses dernières étaient trop mignonnes. ARGH ! LuHan ferait craquer n’importe qui avec sa bouille d’ange.

La petite boutade de son ami concernant le faites de le supporter pendant tout un vol arracha un sourire à Lay qui le bouscula gentiment. Non mais quel morveux ! Lay avait envie de se venger pour s’amuser mais il aurait été cruel de lui faire croire que finalement ils ne partaient pas… surtout que lui aussi voulait aller en Chine. Sur le visage de LuHan, il pouvait lire l’espoir que la nouvelle de leur voyage dans leur pays natal avait fait naître mais aussi la crainte que tout soit annulé, comme la dernière fois. Non Lay n’avait vraiment pas le cœur de lui faire une blague quand il le voyait ainsi. Il ne savait pas pourquoi LuHan avait tellement besoin d’aller en Chine mais il était important que ce voyage ait lieu. La licorne attira son meilleur ami contre lui et le serra fort avant de lui dire :

« Non Luge ! Nous partons bien en Chine pendant quatre jours. J’ai demandé au manager l’autorisation avant qu’il ne parte pour l’agence. Il m’a envoyé la réponse de l’agence quand j’étais sous la douche. »

Restant toujours collé à son cher LuHan, il continua :

« Nous rentrons à la maison ! »

Étrangement Lay avait beaucoup de mal à accepter que cet appartement soit leur nouveau dortoir. Il ne s’y sentait pas chez lui, il allait souvent devant leur ancien repère. Nostalgique, il se rappelait de ses moments passés avec Chen en toute insouciance. Maintenant ? Ils n’étaient plus que deux étrangers l’un pour l’autre. Le jeune homme ressentait le besoin viscéral de rentrer en Chine pour retrouver les siens et s’éloigner de toute cette vie qui allait à 100km/h. Il serrait fort LuHan contre lui mais poussa un gémissement de douleur. Sa main lui faisait toujours mal et il n’avait pas pris le temps de la soigner avant de sortir de la salle de bain. S’écartant de son meilleur ami, il chercha un moyen pour ne pas faire remarquer à LuHan qu’il souffrait.

« Ne prend pas trop d’affaires car tu sais bien que l’on en achètera là-bas ! »

Se levant, il continua son discours tout en passant sa main dans son dos mais les grimaces de douleur étaient difficile à dissimuler.

« Le manager passe nous prendre dans six heures car nous allons dormir à l’hôtel pour ne pas louper notre vol avec les embouteillages actuels. »

Lay avait tout planifié pour ses quelques jours d’escapades… mais une seule seconde il songea qu’il aurait pu passer son temps libre avec sa « petite amie ». Non il ne songeait même pas à Sulli en ce moment. Il voulait uniquement être avec LuHan !



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Sam 26 Sep - 19:04
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Where do you take me ?
Zhang Yixing & Lu Han


La gentillesse avait toujours été une qualité qui faisait partie intégrante de Lu Han, et ce, depuis toujours. Il ne pouvait s’en départir, on lui avait toujours appris à être compréhensif et patient envers son prochain. Alors peu importe le nombre de fois que Zhang Yixing avait osé le repousser, l’avait mis de côté ou même complètement ignoré alors qu’il lui proposait simplement son aide. Il pouvait encaisser tout ça si c’était ce que son ami voulait, mais il se demandait parfois s’il pouvait toujours parler d’amitié dans ce cas ? Ou si même si c’était véritablement ce que la licorne recherchait, à mettre fin à tout ce qui les avait lié jusqu’ici ? C’était difficile pour lui de comprendre ce que cette éloignement signifiait, d’autant plus lorsque aucun facteur ne semblait l’avoir déclenché. Lu Han était totalement perdu, mais il essayait toujours de faire bonne figure. C’est pour cette raison qu’il avait sagement attendu son camarade, pendant que celui-ci était sous la douche, en squattant son lit. Lorsqu’il fut enfin dans la chambre, il l’avait accueilli avec son beau sourire et il lui avait même laissé une place précieuse dans ses bras. Ils se chamaillaient à tour de rôle, à son plus grand plaisir. Lay le serrait contre lui, comme avant. Tout semblait se dérouler le plus parfaitement qui soit, pourtant, son inquiétude était toujours omniprésente, ayant trouvé une place durable à côté de sa joie. D’un autre côté, il n’arrivait toujours pas à croire la nouvelle qu’on venait de lui annoncer. Il pensait même que tout ceci n’était qu’une caméra caché, et qu’ils passeraient simplement ces quatre jours de congé à aller au cinéma, manger, faire des achats, manger, et s’embêter mutuellement.  D’un autre, il percevait la sincérité de son meilleur ami.

«  - Quatre jours… à la maison… »
Le plus vieux aussi avait besoin d’un temps d’adaptation avant de se dire qu’il était maintenant ici chez lui. Cependant, c’était beaucoup plus simple pour lui : tant qu’il était avec le restant des membres du groupe, il était bien. Certes les lieux avaient changés, mais l’appartement était toujours aussi bruyant, et c’était toujours autant le bazar. La seule chose qui avait changé en soit, c’était le comportement de Lay envers lui. Il n’avait jamais été aussi cachotier. Malheureusement, il n’était pas très doué pour dissimuler quelque chose non plus.

« - Je ferais attention, oui. Comme ça, on pourra acheter des cadeaux pour les membres aussi. Ça leur fera plaisir, tu crois pas ? »
Le couinement de douleur qu’il tenta de camoufler, Lu Han l’avait très bien entendu et il ne comptait pas laisser ce détail en suspens. Il aurait préféré poursuivre cette conversation et cette étreinte, car elle le rassurait, elle lui faisait prendre conscience qu’eux d’eux, c’était pour la vie, que leur amitié perdurerait éternellement. Mais en parallèle, il ne voulait pas fermer les yeux sur la blessure de la licorne. Il voulait être là et à la fois, ne pas en faire trop. Toutefois, il se faisait la promesse que son ami n’aurait plus besoin de changer ainsi de sujet pour éviter une confrontation avec lui, qui finirait forcément par arriver. Cette situation lui convenait peut-être, mais ce n’était pas le cas de Luge. Au point que tout ce qu’il dit ensuite, passa par une oreille pour en ressortir aussitôt par l’autre. Les préparatifs du voyage allaient attendre, pensa-t-il. Il s’en fichait finalement de ce qu’il allait bien pouvoir emporter, de l’heure à laquelle le manager allait venir les chercher, ou bien des embouteillages. Il s’éclipsa dans la salle de bain, sans un mot, et en ressortit avec tout ce dont il avait besoin : des compresses stériles, du désinfectant, et un bandage adéquate. Forcément, en raison des blessures qui pouvaient subvenir lors d’un entrainement, les membres disposaient toujours de quoi se soulager, ou de quoi soigner des blessures superficielles. Malheureusement, Lu Han n’en savait pas plus que ça sur la rougeur de Lay à la main, qui était toujours aussi vive qu’hier et qui de plus près, semblait à une plaie ouverte. Son ami avait refusé de lui montrer et il n’avait par conséquent pas insisté. Mais il aurait dû. Il s’en voulait déjà d’avoir laissé couler. Cette fois ci, il prit les choses en main et força la licorne à prendre de nouveau place sur le lit. Il posa tout le matériel à ses côtés, s’accroupi et il prit délicatement la main du concerné dans la sienne. Il était énervé, mais il ne souhaitait pas pour autant lui faire mal.

«  - Est-ce que t’es un idiot fini ou ça t’amuse de faire en sorte que je m’inquiète continuellement pour toi ? »
Son regard était posé sur la main blessée de Lay, alors qu’il déclarait le fond de sa pensée. C’était plus simple lorsqu’il ne le regardait pas. Il pouvait ainsi se concentrer sur ce qu’il faisait : après avoir imbibée une compresse stérile de désynfectant, il tamponna avec une douceur parfaitement contrôlé sa plaie, au niveau de la naissance de ses doigts. On pourrait croire qu’il savait ce qu’il faisait, mais il n’en avait aucune idée. Il s’était simplement dit qu’il valait mieux faire quelque chose au lieu de rester planté là, les bras croisés. Mais il ne savait toujours pas quelle attitude adoptée. Il ne savait même plus s’il avait envie d’aller en Chine avec son ami. Bien qu’il fasse tout ceci pour son bien, il se sentait plus détaché que jamais.

« “Certes, un rêve de beignet, c’est un rêve, pas un beignet. Mais un rêve de voyage, c’est déjà un voyage.” » ► HALTER
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Dim 27 Sep - 17:42
king of innocence
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(+ tenue) Les petites vacances que leur avaient été accordés étaient plus que les bienvenues. Il était temps pour les deux petits chinois de se rendre dans leur pays natal pour profiter de leur famille qu’ils n’avaient pas vu depuis des années. Lay mourrait d’envie de revoir ses grands-parents ainsi que sa maman. Il savait bien que ces derniers suivaient attentivement tous ses faits et gestes mais il voulait seulement se retrouver avec eux. Il en avait presque oublié le son de leurs voix, celui de leurs rires, leurs visages. A ces sombres pensées, il sentit son petit cœur se mettre à battre plus rapidement et une certaine nostalgie s’emparer de lui. Il devait se concentrer sur le faites que pendant ces quelques jours passés en Chine lui permettraient de se ressourcer. Il était heureux d’y aller avec LuHan. Son meilleur ami lui manquait, c’était un peu idiot car ce dernier était toujours là près de lui mais ils s’étaient éloignés. Lay avait peur de lui dire la vérité et se refermait sur lui-même, ce n’était pas un homme franchement bavard mais là c’était carrément devenu ridicule. Certes les aveux qu’il devait faire ne seraient pas sans conséquence, il avait besoin de temps pour savoir quoi dire et surtout comment il allait s’y prendre. Il ne voulait pas perdre l’amitié de LuHan ni sa place dans le groupe. Ses sentiments pour Chen étaient une véritable source de soucis pour tout le monde. Le silence lui permettait de ne pas tout mettre en péril… enfin il avait pensé au début que ce serait la meilleure stratégie à adopter. Il avait seulement pas prévu que cela risquait de lui faire perdre son meilleur ami. Son comportement était parfois à la limite de ce que certains pouvaient supporter. LuHan ne lui disait rien, ne lui faisait pas de reproche et continuait d’être là pour lui… mais Lay avait bien conscience que quelque chose se cassait entre eux. Il voulait à tout prix y remédier. C’était aussi pour cette raison qu’il voulait partir uniquement avec son meilleur ami. Il ne ferait tout pour ne pas le perdre.

Les membres du groupe étaient très agités dans les autres pièces, ils pouvaient les entendre parler bruyamment. Dans leur chambre, Lay avait la sensation qu’ils étaient dans une petite bulle protectrice. Etre proche de LuHan, après tous ses moments où il l’avait fui, c’était une chose inestimable. La douce voix de son meilleur ami lui donna le sourire. Il y apercevait l’excitation ainsi que l’inquiétude de voir leur rêve s’envoler une nouvelle fois. En le regardant, Lay se demanda vraiment comment il faisait pour ne pas craquer pour lui… ah oui ! LuHan préférait les filles ! Ce dernier s’inquiétait de laisser assez de place dans ses valises pour ramener des souvenirs aux membres. Sa réaction était tellement adorable. Lay voulait lui caresser la joue mais sa main le faisait trop souffrir. Il la planqua dans son dos pendant qu’il finissait de donner les instructions à LuHan sauf que ce dernier ne semblait pas l’écouter une seule seconde. Fronçant les sourcils, Lay suivit des yeux son meilleur ami quitter la chambre. Avait-il dit quelque chose de mal ? Les battements de son cœur s’affolaient. Pourquoi LuHan était parti ? La licorne était en totale panique. Il voulut lui courir derrière mais il devrait s’expliquer aux autres alors il resta dans la chambre.

Quand LuHan fit son retour dans la chambre, Lay eut juste envie de lui sauter dessus car il avait peur qu’il ne soit parti par sa faute… un peu mais il ne le savait pas. De façon plutôt autoritaire, son meilleur ami le fit s’asseoir sur le lit. Il déposa du matériel médical à côté de lui et lui prit la main pour le soigner. Lay était gêné que LuHan s’occupe ainsi de lui. Il détourna le regard pendant que son ami désinfectait et nettoyait la plaie.

« - Est-ce que t’es un idiot fini ou ça t’amuse de faire en sorte que je m’inquiète continuellement pour toi ? »

Les propos de LuHan étaient comme un coup de poignard. Il grimaça en les entendant. Il savait bien que son ami avait raison mais il ne pouvait pas tout lui déballer ainsi… dans cette pièce. Le visage toujours tourné ailleurs, Lay se demandait ce qu’il devait lui dire ou non. Son cœur battait vite, il avait peur… peur de le perdre.

« J’ai donné un coup de poing dans un miroir. »

Cette simple révélation voulait dire beaucoup pour lui. C’était la première fois qu’il disait la vérité et il savait que cela amènerait de nouvelles questions, certes légitimes mais il ne savait pas s’il se sentait capable d’y faire front. Il trouva le courage de se tourner vers LuHan et de le regarder droit dans les yeux. Lay avait besoin de lui mais il ne savait pas comment lui dire… Il y avait trop de malentendus entre eux, des non-dits dont il était le seul responsable. Cet aveu était un appel au secours. Il avait besoin que quelqu’un lui dise que tout irait bien même si c’était faux. Il avait besoin de soutien. Il avait besoin de fuir…



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Lu Han appréhendait. Bien évidemment il avait été heureux à l’idée de retrouver ses parents, mais il était aussi très nerveux à l’idée de les revoir. Il n’avait pas pris la voix qu’ils avaient envisagé pour lui, et même s’il avait tout leur soutient, il voulait continuellement leur prouver qu’il avait fait le bon choix. Lui, en était persuadé. Il se trouvait à l’exact endroit où il devait être. La scène était faite pour lui. La danse, le chant, le groupe ; il ne pouvait s’en dissocier. Mais il avait également fait une autre promesse, une promesse qu’il n’avait pas tenue en donnant aussi peu de ses nouvelles. Au début, il appelait régulièrement ses parents. Plus le temps filait, et moins il composait leurs numéros. Il se répétait intérieurement que ce n’était pas intentionnel, qu’il oubliait tout simplement, mais il ne fallait pas se voiler la face : ça ne faisait qu’empirer son manque d’entendre la voix de sa maman, sans avoir la possibilité de la prendre contre lui. La petite tape paternelle aussi lui manquait. Des gestes auxquels il n’apportait aucune importance auparavant en prenaient à présent.  Il ignorait comment faisait les autres membres pour gérer ce genre de chose, mais lui n’y arrivait pas, et se contentait de faire comme si. La seule chose qui le rassurait, c’était qu’il s’y rendrait avec son meilleur ami. Seul son meilleur ami pourrait l’aider à affronter ses retrouvailles. Cependant, seul le comportement de celui-ci le préoccupait en ce moment. Il refusait catégoriquement de rejoindre la Chine avant d’avoir éclairci le problème. Pour commencer, il prit soin de la plaie du mieux qu’il put en tant que bon hyung qu’il était. Il accompagna ses soins d’une remarque qui ne lui ressemblait pas, qui prouvait qu’il ne pouvait pas se contenir indéfiniment. Son ami avait bien dû remarquer qu’il s’inquiétait pour lui, et qu’il aimerait que ça cesse. Il voulait au moins savoir pour quoi il s’inquiétait, et ainsi faire en sorte d’arranger les choses. Cependant, il ne s’attendait pas véritablement à recevoir une réponse. Il avait tout bonnement continué ce qu’il faisait. Après avoir fini de désynfecter correctement la plaie, il avait posé une nouvelle compresse contre, et il procéda au bandage. Il fit en sorte que celui-ci ne soit pas trop contraignant pour ne pas embêter Lay au quotidien. C’est pendant qu’il s’appliquait à la tâche que son ami décida enfin de se confier à lui. Surpris, Lu Han lâcha le bandage qui se déroula sur le sol. Il reprit tout de même assez rapidement celui-ci et fit comme si rien ne s’était produit. Lay avait frappé son poing contre un miroir ? Etait-ce intentionnel ? Bien évidemment, comment son poing pouvait accidentellement entrer en plein dans un miroir ? Lu Han n’arrivait quand même pas à comprendre comment son ami pouvait perdre le contrôle au point de déverser son énervement, ou plutôt sa rage, contre un objet. Ça ne lui ressemblait pas. Son inquiétude se décupla lorsqu’il croisa son regard, et il se calma presque instantanément.

« - Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé ? »
Lu Han était toujours accroupi, et par conséquent il devait lever plus que d’ordinaire la tête pour apercevoir le visage de Lay. Malgré qu’il soit en position d’infériorité, il avait de la peine pour son ami. L’expression qu’arborait la licorne n’avait rien de celle habituelle. Il ressemblait davantage à un gosse qui avait besoin d’être rassuré après le divorce de ses parents, par exemple. Sauf qu’il était difficile pour Lu Han de le rassurer sans savoir quelle était la raison de sa peine. Il se sentait carrément impuissant, et il détestait ce sentiment. Cela ne l’empêchait pas de vouloir aider son ami par tous les moyens.

« - Tu sais que tu peux tout me raconter, pas vrai ? Si tu as des problèmes, on va les régler, je te le promets. Juste… parle-moi. »
Pour une fois que la licorne se dévoilait, il avait peur qu’il ne change d’avis et se défile. Un fil semblait de nouveau les lier, mais il semblait également très fragile à tel point qu’il pouvait se casser à tout moment.

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(+ tenue) Les souvenirs de ces instants passés en compagnie de Chen, tous ces petits moments où ils avaient été proches… cela le hantait. Quand il fermait les yeux, il avait la sensation de sentir ses mains sur lui comme si ce dernier le prenait dans ses bras ou lui touchait les cheveux. Son parfum restait aussi ancré dans sa mémoire. Le son de sa voix résonnait dans ses oreilles comme si Chen était là près de lui. Son cœur se mit à battre tellement fort que Lay avait l’impression que LuHan pourrait l’entendre. Sa poitrine semblait être un immense trou noir dans laquelle on pouvait entendre les battements de son cœur. Sa main remonta sur son t-shirt et l’attrapa au niveau de son sternum. Lay ne s’était pas rendu compte de ce qui faisait mais il avait mal à chaque fois que ses pensées volaient vers Chen. Prenant une grande inspiration pour tenter de reprendre le contrôle de la situation, il se mit à retenir sa respiration quand LuHan lui déclara qu’il pouvait tout lui dire. Le regardant droit dans les yeux, Lay avait une expression à mi-chemin entre l’espoir de pouvoir enfin tout raconter à son meilleur ami et la peur de le voir partir en courant. Les battements de son cœur semblèrent résonner encore plus fortement, ses oreilles se mirent à bourdonner et pendant quelques instants il eut l’impression de ne plus rien entendre. Il cligna plusieurs fois des yeux, quelque chose lui brouillait la vue.

Sans s’en rendre compte, Lay s’était mis à pleurer. Les larmes s’étaient échappées au moment où LuHan lui demandait de lui parler. Il savait que son meilleur ami serait toujours là pour lui, mais en cet instant il avait peur que les mots franchissant ses lèvres ne l’effrayent. La vérité pouvait être difficile à accepter. On ne parlait pas d’une petite amourette sans conséquence mais de quelque chose qui pourrait changer le regard des autres sur lui. Son cœur battait toujours aussi fond mais son corps était secoué par les sanglots. Les mots réconfortants de LuHan l’avaient touché. Il se jeta dans ses bras en tombant à genou. Le serrant fort comme s’il était une bouée de sauvetage, Lay ne voulait pas quitter cette étreinte rassurante.

« Ne m’abandonne pas ! Je t’en prie ! Reste avec moi ! »

Lay avait quelques difficultés pour se faire comprendre. Il hoquetait pendant qu’il parlait et avait mis son visage dans le cou de son ami. Ses mains se crispaient sur le t-shirt de LuHan, tant pis si ce dernier ne serait pas nickel après. Le bandage à sa main gauche n’était pas terminé mais cela lui importait peu. Il ne voulait plus rien cacher à son meilleur ami mais une partie de lui l’empêchait de tout lui dévoiler.

« Je… »

Les mots ne voulaient pas franchir la barrière de ses lèvres alors que Lay souhaitait enfin tout raconter. Son cœur battait si vite. Les larmes ne cessaient pas de couler. Heureusement que personne ne rentrait dans leur chambre sinon les membres auraient pu croire n’importe quoi en les voyant ainsi.

« … amoureux… »

Les rares confessions qui parvenaient à s’échapper ne risquaient pas d’aider LuHan à comprendre la douleur et la souffrance qui habitaient Lay depuis des semaines. Le chinois avait intérêt à reconstituer les pièces du puzzle ou trouver le moyen de calmer son compatriote s’il voulait des explications claires.

« … de Chen. »

Lay avait enfin réussi à prononcer ce qui le rongeait depuis des semaines. Il tentait de se faire violence et se séparer de LuHan mais il ne voulait pas le dégoût dans son regard quand ce dernier comprendrait ce qui se passait. Perdre son meilleur ami serait au-dessus de ses moyens. LuHan représentait trop pour lui… Il était son monde. Il avait besoin de lui.




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Cette fois ci, Lu Han attendait des réponses. Il ne pourrait pas supporter une fois de plus le silence de son ami et il se sentait prêt à insister si cela était nécessaire. Certes Lay ne disait jamais rien, mais lui non plus ne faisait pas en sorte d’obtenir ses aveux ; il laissait toujours couler. Sauf que ce n’était plus envisageable. Il ne savait plus à quoi s’attendre. Il avait peur que s’il restait encore les bras croisées, les choses empireraient, à tel point que son ami ne reviendrait pas uniquement avec une main blessée. Etant donné qu’il ignorait de quoi il retournait, il s’imaginait tout un tas de scénario. Lay s’était fait du mal intentionnellement, mais il y avait forcément un élément déclencheur et peu importe ce que c’était, Lu Han détestait cette chose. Il détestait cet élément qui déclenchait les tourments de son ami et il se promettait d’y mettre fin. La détermination se lisait d’ailleurs sur son visage alors qu’il adressait à la licorne un regard doux, qui lui était exclusivement réservé. Il y avait toujours une part de lui qui voulait prendre soin de son copain, et elle était plus que jamais exposée à ce moment même. Cependant, la suite le surprit. Il n’avait pas mesuré l’étendu du mal-être de Zhang Yixing. Non, vraiment pas. Il ne s’était pas préparer à le voir pleurer ainsi. Sa réaction le figea sur place. Il avait réussi à le faire pleurer mais maintenant, que devait-il faire ? Devait-il continuer d’enrouler le bandage autour de sa main blessé en feignant de ne pas avoir remarqué les larmes qui coulaient le long de ses joues ? Ou devait-il au contraire, le bercer de belle parole pour faire taire sa tristesse soudaine ? Il n’en savait rien une fois de plus, et il serra l’un de ses poing en constatant à quel point il était démuni, et incapable de réconforter son propre meilleur ami. Avant qu’il ne se tracasse davantage, la licorne vint de lui-même chercher du réconfort dans les bras de son meilleur ami. Si brusquement que celui-ci perdit l’équilibre et tomba sur ses fesses. Sous la surprise, il ne réagit pas tout de suite, mais très vite sa main trouva refuge sur la nuque de Lay. C’était en quelque sorte sa façon à lui de lui dire qu’il ne l’abandonnait pas.  

« - Il n’est pas question de t’abandonner, idiot. »
Lu Han avait étrangement pris de l’assurance une fois la distance entre eux réduit à néant. Lay était capable de tout changer, de le ramener à la réalité. Cette amitié était beaucoup trop forte pour que quelque chose y mette fin, il en était à présent convaincu. Il redressait d’ailleurs un peu le visage, pour lui laisser la place dans son cou, la place d’y trouver tout le confort dont il avait besoin. Il s'en foutait de l'état dans lequel se retrouverait son chandail. Le plus vieux avait enfin l’impression de jouer son rôle de meilleur ami. Même s’il aurait préféré finir son bandage avant ce genre de démonstration physique, il était heureux de voir que son ami s’ouvrait à lui, et qu’il ne comptait s’arrêter là. Il ne le brusquait pas non plus, lui laissant tout le temps de s’exprimer. Pour l’encourager à dire ce qui le turlupinait, il avait même entreprit de lente caresse sur sa nuque, en espérant que cela aiderait à calmer ses sanglots de la même façon. Lu Han n’avait pas peur d’une interruption de l’un des membres, il les avait même oublier. Bien qu’ils chahutaient certainement dans la salle d’à côté, il percevait seulement les battements rapides du cœur de Lay, et les mots qu’il laissait échapper entre chaque sanglot. « Je », « amoureux », « de Chen » ; voilà tout ce qui parvint à ses oreilles.  Il essayait de mettre un sens à ses paroles, mais rien n’y fit, il ne comprenait pas. Du moins, pas tout de suite. Seulement après de longues secondes, il écarquilla les yeux et cessa brusquement ses caresses.

« - Chen… Notre Chen ? »
Lu Han savait pertinemment de quel Chen il était question. En faite, il en savait beaucoup plus que ce qu’il laissait croire. Comment cela n’aurait pas pu lui sauter aux yeux ? Toutes ses fois pendant les entraînements où Lay ne décollait pas son regard de Chen. Ou la fois où tous les membres regardaient un film et où il avait senti une certaine tension entre eux ? Tous les sous-entendus que Sulli lui avait fait sans qu’il ne parvienne à les décrypter complètement. Il y avait eu tellement d’indice le mettant sur la voix, qu’il s’en voulait d’avoir joué l’aveugle jusqu’ici et d’avoir laissé souffrir ainsi son meilleur ami. Mais le choc était encore plus fort que s’il lui avait avoué être amoureux de lui. Car au moins, dans ce cas, il aurait su prendre soin de lui. Ce qui visiblement, n’était pas le cas de Chen. Il lui en voulait déjà de mettre son meilleur ami dans cet état. Une chose était sûre, il ne pourrait jamais lui pardonner.

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Lun 28 Sep - 22:29
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(+ tenue) Les bras passés autour du cou de son meilleur ami, Lay ne voulait pas revenir au moment présent. Ses pensées tentaient de s’envoler loin de cet instant où il avait enfin dit tout haut ce qui le rongeait depuis toujours. Mettre des mots sur ses sentiments confus lui avait fait un bien fou mais maintenant il sentait la main glacée de la peur s’emparer de lui. La réaction de LuHan était désormais une source d’angoisse pour lui. Est-ce que son meilleur ami allait le rejeter ? Est-ce que tous ces moments passés ensemble allaient voler en éclat ? Est-ce que plus jamais il ne le regarderait comme avant ? C’était déjà compliqué de faire face à la vérité alors maintenant gérer la haine de LuHan serait insupportable. Lay savait que si jamais son meilleur ami réagissait mal, il ne pourrait pas lui en vouloir. Ce n’était pas dans son tempérament de détester les autres, exception faite pour Nana des AFTER SCHOOL qu’il ne pouvait vraiment pas voir en peinture. C’était la jalousie qui parlait dans ces moments-là. Son cœur ne retrouvait pas un rythme régulier maintenant que les mots avaient franchi la barrière de ses lèvres car il appréhendait la réaction de son meilleur ami. Leur amitié allait-elle résister à cet aveu ?

Les larmes coulaient toujours sur ses joues, laissant des traces sur son visage. Il aurait très certainement les yeux bouffis par la suite mais il s’en moquait en cet instant. La main de LuHan posée sur sa nuque lui avait procuré beaucoup de réconfort… même si une partie de lui aurait préféré que cette main appartienne à un autre. Ce simple geste lui avait permis de tout déballer, enfin l’information essentielle. Maintenant que LuHan avait suspendu son geste, Lay avait l’impression que le temps avait cessé d’avancer. Retenant sa respiration, il attendait que la séparation soit violente. Il passait probablement ses derniers moments avec son meilleur ami. Une voix au fond de lui hurlait que bientôt il serait parmi les siens et qu’il pourrait y rester s’il n’avait plus la force d’avancer. Cette décision l’effrayait parce qu’il n’avait pas envie d’abandonner les membres, le groupe, leurs fans. Il aimait ce qu’il faisait avec EXO, il ne voulait pas tout envoyer balader parce qu’il était incapable de gérer ses sentiments pour un membre et sa séparation avec un autre. En y réfléchissant bien, Lay redoutait plus de perdre son meilleur ami que Chen. LuHan avait toujours été présent pour lui… depuis le début, leur relation était bien plus forte que tout. Pourquoi n’était-il pas tombé amoureux de lui ? Cela aurait été tellement plus simple. Non il avait fallu que ce soit de Chen dont il soit tombé amoureux.

Mettant de la distance entre eux, Lay eut l’impression que cet éloignement lui arrachait le cœur de sa poitrine. Il se mit assis sur les genoux, les mains posées nerveusement sur son jeans. Son regard ne cessait de fuir, se fixant sur le sol ou ailleurs dans la pièce car il avait peur de ce qu’il pourrait voir sur le visage de son meilleur ami. Il tentait de respirer mais cela devenait compliqué. Se faisant violence, il savait bien que ce silence qui s’était installé ne devait pas durer.

« Oui… notre Chen. »

Utiliser ce petit mot pour définir Chen lui semblait très étrange et assez déplacé mais en même temps il comprenait bien pourquoi LuHan l’avait employé. Lay savait que plus jamais il ne pourrait dire « notre » en parlant de Chen, ni même « mon ». Il resterait toujours loin de lui… Cette constatation lui fit mal au cœur. Il allait aussi devoir renoncer à « son » LuHan ? En cet instant, il comprenait que son meilleur ami lui était bien plus précieux que tous les Chen du monde. Personne ne pouvait comprendre ce qui les liait tous les deux. Personne ne pouvait rivaliser avec LuHan.

Son corps fut à nouveau secoué par des sanglots. Plaquant ses poings serrés contre ses yeux, il se sentait oppressé tout d’un coup. Il avait la sensation de se noyer, que l’on le tirait vers le bas. Il éprouvait des difficultés à respirer. Lay faisait une bonne grosse crise de panique.

« Je… je… t’en prie… ne m’abandonne pas. »

Lay tenait bien trop à LuHan pour accepter de le perdre. Il pouvait faire une croix sur Chen mais jamais sur LuHan…



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Mar 29 Sep - 20:32
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Malgré cette révélation tardive, la haine n’avait pas étreint une seule seconde le garçon. Il avait été inquiet –bien que le mot fut faible-, surpris, il s’était même senti coupable, démuni, impuissant et maintenant il se sentait presque soulagé. Soulagé de savoir que ce n’était rien que ça, rien qu’une attirance entre deux membres d’un même groupe. Il n’était pas idiot, il savait que cela pourrait poser problème, créer une gêne, ou tout simplement être mal vu. Mais il s’était imaginé tout et n’importe quoi, il avait même été jusqu’à penser que Lay faisait partie d’un gang et qu’il avait des comptes à rendre. Des scénarios dignes d’un film. Sa main blessée aidait beaucoup son imagination à divaguer vers ce genre d’idée qui était finalement, totalement absurde. Depuis quand Lay était le genre de garçon à intégrer un gang ? Il ne ferait pas de mal à une mouche. Franchement… il se décevait d’y avoir pensé, même si cela n’avait été l’instant d’une seconde. Seules deux choses dérangeaient un peu Lu Han : le fait qu’il lui est caché, pendant une durée indéterminée mais qui avait été suffisamment longue pour qu’il pense avoir perdu toute trace d’amitié et qu’il se remette en question, ses sentiments envers un autre membre du groupe. Et bien évidemment le fait qu’il est choisi ce membre. Les tensions entre Lu Han et Kim Jong Dae étaient palpables au sein du groupe. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Pourtant, cela n’avait pas l’air de déranger la licorne qui s’était amouraché de ce garçon, bien au contraire. Il pouvait concevoir le fait qu’on ne choisisse pas la personne que l’on aime, bien qu’il n’y connaissait rien du tout étant donné qu’il n’avait jamais ressenti ce sentiment pour quiconque, mais il avait vraiment du mal à se faire à l’idée que son meilleur ami pouvait être attiré par… un type comme Chen. De plus, il était convaincu que celui-ci ferait tout pour les éloigner encore plus. Toute cette histoire ne faisait que confirmer le fait que Chen souhaitait mettre fin à leur amitié ; il en était convaincu. Le pire, c’était qu’il avait réussi à les éloigner pendant des semaines… Des semaines que Lu Han avait jugées bien trop longue. Il ne voulait définitivement pas que cela se réitère. Mais que pouvait-il faire si son ami –autrement dit la personne qui comptait le plus à ses yeux-, appréciait celui qui l’insupportait le plus au monde ? Devait-il accepter le fait qu’il était maintenant classé au second rang dans le cœur de la licorne, sans broncher ? Car c’est ça qui l’énervait le plus. Maintenant que le cœur de son ami était pris, il n’y avait peut-être plus de place pour lui. Cette simple pensée lui donna un gros coup au moral. Il tenta tout de même de faire bonne figure, car Lay avait besoin de lui en ce moment même, et qu’il avait constaté que le concerné prenait justement à nouveau ses distances. Etait-ce volontaire ? Il l’ignorait. Mais à la seconde où il quitta ses bras, il ressentit comme un vide.
Lorsque Lay confirma finalement ce dont Lu Han se doutait fortement, celui-ci soupira. Il avait toujours un espoir, aussi minime soit-il, que ce n’était pas leur Chen dont il était question. Il n’avait vraiment pas envie de perdre son ami à cause de lui. Il n’avait pas envie de le perdre tout court. Il ne put alors s’empêcher de soupirer de mécontentement, tout en baissant la tête. Il n’en voulait pas à la licorne contrairement à ce qu’on aurait pu croire, il en voulait à lui-même. Il s’en voulait de ne pas pouvoir apporter suffisamment à son ami pour que l’idée d’aller voir ailleurs ne lui traverse jamais l’esprit.  C’était bête en soit, car il ne formait pas un couple et que cela allait bien devoir arriver un jour, mais Lu Han n’était vraiment pas prêt à laisser son ami à quelqu’un, à le voir dans les bras de quelqu’un d’autre. Juste le fait d’y penser l’irritait, qu’en serait-il lorsqu’il sera spectateur de leur amour ? Il en avait presque oublié que quelque chose clochait, et que ce quelque chose causait la tristesse de son ami, qui pleurait de plus belle. L’entendre de nouveau pleurer ainsi attira son attention, et il releva alors immédiatement la tête en espérant avoir un contact visuel avec lui, mais son regard mais seul ses yeux dissimulé par ses poings se dévoila à lui. Il avait été stupide de penser que maintenant qu’il lui avait avoué, tout irait mieux. Au contraire, l’état dans lequel il était l’inquiétait d’autant plus. Il se redressa alors à son tour, de sorte à se retrouver à genoux, et il passa doucement ses bras fins autour de sa taille, comme si ce contact était des plus naturels. Il y a quelques semaines, c'était le cas, et il voulait que ça reste ainsi.

« - Hé… Lay, je suis là, je suis là. Je suis encore là pour longtemps, tu sais. Tu vas encore devoir me supporter. On va partir ensemble en Chine, rien que nous deux. Des vacances rien que pour nous, t’imagines ? On va faire nos valises ensemble, et essayer de pas prendre toute notre armoire, et on achètera plein de truc là-bas, d’accord ? On a 10 gosses à qui offrir des cadeaux dans la salle d’à côté, alors prépare ton porte-monnaie. »
Lu Han essayait de se concentrer sur ce voyage, et sur ce qu’il allait ramener au membre, mais son esprit était toujours bloqué sur Chen. Sur ce Chen que son meilleur ami appréciait tant. Ça l’embêtait plus qu’il ne le laissait croire, mais comme d’habitude, il n’en dit rien. Il ne pouvait pas totuefois s’empêcher d’en rajouter un peu, pour combler le tout :

« - Tu pourras même offrir un cadeau à Chen, si tu veux, ça lui fera plaisir. »
Il haussa les épaules avec désinvolture après cette proposition indirecte, car après tout, il n’en savait rien. Il s’en foutait de ce qui pouvait bien faire plaisir ou non à Kim Jong Dae. Tout ce qu’il voulait, c’était faire plaisir à la licorne, et que celui-ci arrête de pleurer. C’était sa priorité. Alors il ne s’arrêta pas là, et poursuivit :

« - Puis, comme ça, tu pourras me présenter à ta famille et moi à la mienne. Je suis sûr que ça pourrait être cool, tu crois pas ? »
Même s’il serait certainement nerveux à l’idée de rencontrer les parents de Lay, il l’était certainement moins qu’à celle de revoir ses parents. Il appréhendait de nouveau ; et il ne savait même pas comment il pourrait retranscrire cette appréhension avec des mots, et ainsi se confier à son ami. De toute façon, il ne jugea pas que c’était le bon moment alors il n’en dit pas plus, et lui adressa un petit sourire qui se voulait rassurant. Il n’avait finalement aucune idée de ce qui tracassait autant le garçon, même après cette révélation.

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Mar 29 Sep - 21:37
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(+ tenue) Les sentiments de Lay étaient confus depuis que les mots avaient été prononcés. La peur de perdre son meilleur ami, celui qui représentait tout pour lui ne le paralysait pas plus que le faites que Chen ne ressente pas la même chose que lui. Cela le surprit tellement que pendant quelques secondes il resta de marbre. Il savait au fond de lui qu’il pourrait surmonter cette déception mais pas de perdre LuHan. Ce serait la fin du monde… non de SON monde si LuHan ne voulait plus de lui. Cette peur presque irrationnelle déclencha une crise d’angoisse. Les poings serrés contre ses yeux, il ne souhaitait pas faire face à la réalité car cette dernière pouvait lui causer une peine sans fin. Les paroles de son meilleur ami le rassurèrent un peu. LuHan semblait toujours vouloir partir avec lui en Chine, cela devait être un bon signe ? Les bras de son meilleur ami étaient autour de sa taille, ce geste simple lui fit plaisir. Prenant de grandes respirations pour se calmer, Lay baissa les poings et le regarda droit dans les yeux. Son regard devait toujours appeler au secours mais étrangement cela allait mieux. Certes il faudrait sûrement que LuHan soit patient et se répète souvent pour que la licorne cesse de croire que plus jamais ils seraient amis. Il posa son front sur l’épaule de son ami et passa ses bras autour de sa taille également. Lay avait l’habitude de le prendre dans ses bras ou même d’être plutôt tactile avec LuHan, cela ne lui traversait jamais l’esprit que son comportement puisse déranger son meilleur ami. Maintenant est-ce qu’il devrait se retenir ? Cette inquiétude germa dans son esprit mais elle fut rapidement chassée par des questions plus pratiques concernant leur voyage.

« Je voulais partir avec personne d’autre que toi… »

Lay avait confessé cette vérité toute simple car il voulait faire comprendre à LuHan qu’il était la personne la plus importante pour lui. S’écartant de son meilleur ami, il le regarda tendrement avant se mettre à lui arranger les cheveux. Ce geste lui permettait de ne pas trop penser à ce qui allait suivre. Maintenant que les portes étaient ouvertes, il ne voulait plus que les secrets s’accumulent entre eux. En plus cela lui permettrait de savoir quoi faire ! Il avait besoin de conseils, de soutien. Les cheveux de LuHan étaient tout doux et sentaient bon. Lay aimait bien les toucher de façon affectueuse.

« On devrait faire une valise chacun puis en prendre une presque vide pour ramener aux enfants des souvenirs. »

En parlant ainsi, il se mit à rire car il avait la sensation de se prendre pour SuHo qui disait souvent que les membres étaient ses enfants. Les plus vieux jouaient souvent le rôle de papa dans le groupe même si chez le leader coréen c’était devenu carrément une mission. Il y avait D.O qui se prenait pour leur maman. EXO était vraiment une grande famille avec beaucoup d’enfants indisciplinés. Lay faisait souvent « tâche » dans cette joyeuse cacophonie car il donnait toujours l’impression de débarquer de la quatrième dimension. Heureusement que LuHan le connectait au reste du monde sinon on le perdrait ! Perdu dans ses pensées, la licorne fut surprise que son meilleur ami parle de Chen. Il se figea immédiatement. Ses doigts toujours dans les cheveux de son meilleur ami.

« Je ne crois pas que Chen sera heureux que je lui ramène quelque chose. Il ne m’adresse plus la parole depuis des semaines… enfin cela remonte bien avant notre déménagement ici… puis il a une copine alors je crois qu’il préfère recevoir des cadeaux de sa part. »

Les aveux étaient sortis tout naturellement. Cela lui faisait du bien de dire enfin ce qu’il avait sur le cœur. Il ne savait pas si LuHan allait prendre la défense de Chen et Nana même si Lay n’ait pas nommé cette dernière personnellement mais en prononçant cette vérité, il se dit qu’il était idiot de se mettre dans un état pareil. Chen ne semblait pas du tout attiré par lui. Il ne lui adressait plus la parole. Il changeait de pièce quand il entrait dans la même que lui. Il ne se regardait plus et se touchait plus comme avant. Tout ce qui avait fait que l’éloignement de Chen était insupportable semblait s’être évaporé. Parler avec LuHan lui avait permis de comprendre que son meilleur ami comptait bien plus pour lui. LuHan & lui… leur histoire était bien au-delà de tout.

Quand LuHan évoqua la rencontre avec leurs familles respectives, Lay comprit que son meilleur ami lui cachait quelque chose. Il le regarda pour tenter de savoir ce qui se passait mais fut incapable de comprendre les raisons de ce qui n’allait pas. Il caressa la joue de LuHan :

« Je suis ravi de rencontrer enfin ta famille et de te présenter la mienne. Je suis sûr que tout se passera bien. Nous sommes ensemble, c’est ce qui compte le plus non ? »

Euh… on avait presque l’impression que Lay faisait une déclaration d’amour à LuHan. Il ne savait pas quoi dire à son meilleur ami pour le convaincre de lui parler. Il savait que ces derniers temps il n’avait pas été le meilleur ami qui existe mais il ne voulait pas que LuHan ne se sente délaissé.



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Mar 29 Sep - 23:11
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Zhang Yixing & Lu Han


Les deux garçons avaient peur de la même chose, sans oser se l’avouer, ce qui ne permettait pas de faire avancer les choses. D’un côté, Lu Han était littéralement effrayé à l’idée de perdre la place privilégié qu’il avait toujours eue auprès de son meilleur ami. D’un autre, Zhang Yixing avait peur que le regard de son ami ne change et qu’il ne veuille plus de lui. Le plus simple aurait été de s’avouer leur ressenti quant à la situation, mais tous les deux gardèrent ceci pour eux. À vrai dire, il se voyait mal s’en plaindre à la licorne, qui allait surement trouver cette remarque déplacé. Il n’avait aucun droit sur lui, sur ses sentiments et sur le fait qu’il ne veuille plus rester toujours aussi complice. Lay pouvait bien faire ce qu’il voulait, Lu Han n’aurait plus qu’à suivre. Pour le moment, il profita du fait qu’il fut uniquement en sa compagnie, et du fait que Chen ne soit pas dans les parages. Lorsque ce serait le cas, il se demandait s’il oserait approcher son ami. Certes l’avis de Chen lui importait peu, mais peut-être que Lay n’avait pas envie d’être collé sans cesse par Lu Han, encore moins en présence de celui qui lui plaisait réellement. Le simple fait de penser qu’il ne pourra plus se comporter comme il le souhaite avec son meilleur ami le déprimait un peu. Alors comme s’ils partageaient une dernière étreinte, il serra plus que nécessaire ses petits bras autour de sa taille en lui demandant intérieurement de ne jamais s’éloigner de lui. C’était à se demander qui réconfortait qui dans l’histoire. Quoi qu’il en soit, il se sentit bien mieux après que son ami ait répondu à son étreinte, d’autant plus lorsqu’il ajouta qu’il ne voulait partager ce voyage avec personne d’autre que lui. Cela signifiait qu’il avait toujours une grande place dans son cœur, non ? Il se mit par la suite à jouer dans ses cheveux et ce geste, aussi simple soit-il, lui procurait d’agréable frisson. Il n’aimait pas particulièrement qu’on joue dans ses cheveux d’ordinaire, mais c’était Lay, alors forcément, ça changeait la donne.

« - Oui, faisons comme ça. Tu sais déjà ce que tu vas emporter ? »
Comme d’habitude, Lu Han n’était pas bien compliqué. Sa proposition lui convenait parfaitement, tant qu’ils avaient un moyen de pouvoir ramener tout un tas de souvenir de la Chine. Pour une fois, ce n’était pas Suho qui allait dépenser tout l’argent sur sa carte pour faire plaisir aux autres. Il méritait bien que quelqu’un d’autre s’en charge, et Lu Han était prêt à le faire avec plaisir. Le volume dans la pièce d’à côté n’avait pas franchement diminué alors il en conclu que les autres membres ne s’étaient pas décidé quant à ce qu’ils allaient faire pendant leur mini vacance. Lui, avait la chance d’aller exactement là où il voulait, accompagné de la personne avec qui il voulait le plus être pour affronter sa famille, et pour passer tout simplement du bon temps.
Malheureusement, tout n’était pas régler : Chen posait toujours problème. C’était bel et bien à cause de lui que la licorne s’était mise dans un état pareil, et avait à présent les yeux rougis. Il avait aussi sa part dans ce qui c’était passé, puisqu’il avait été incapable d’évaluer l’importance de la tension qui régnait entre ces deux-là ces dernières semaines. S’il s’en était rendu compte, il aurait pu agir plus tôt, bien qu’il n’ait aucune idée de comment il s’y serait pris. Il n’en avait d’ailleurs toujours aucune idée car finalement, il n’en savait pas assez.

« - Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’est passé… qu’est-ce qui s’est passé exactement ? »
Le regard de Lu Han reflétait sa curiosité et ne portait aucun jugement. Si Lay avait tant tardé à tout lui avoué, c’était certainement car il avait peur de sa réaction, et il voulait lui prouver qu’il ne le jugeait aucunement et qu’il ne lui en voulait pas, même s’il s’agissait malheureusement de son « rival ». Lay restait son ami, et il avait besoin de lui. Peu importe si c’était au sujet de Chen ou non.

« - Tu crois vraiment que le fait qu’il ait une copine change quelque chose ? Après tout, toi aussi, tu en as une. »
Sans même s’en rendre compte, Lu Han prenait en quelque sorte la défense de Kim Jong Dae, et il pesta intérieurement pour l’avoir fait. Quoi qu’il en soit, il avait pensé ce qu’il avait dit. Son ami ne cherchait-il pas juste une excuse valable pour éviter d’avoir à lui faire un cadeau ? S’il avait été à sa place, il l’aurait certainement fait. On ne pouvait cependant pas le définir comme étant un bon exemple étant donné qu’il n’avait jamais été amoureux, et encore moins de quelqu’un qui était visiblement déjà pris. Malgré tout, c’est ce qu’il ressentait en ce moment. Il appréciait la licorne, tandis que celle-ci appréciait quelqu’un d’autre. À ses yeux, c’était la même chose. L’amour qu’elle pouvait ressentir pour Chen ne l’empêchait tout de même pas de vouloir en prendre soin. Mais ça, il ne pouvait pas lui expliquer ; il n’arrivait même pas à se l’expliquer à soi-même. Si évident et compliqué à la fois.
La famille avait une place importante dans la vie des deux garçons, et Lu Han le savait. Par conséquent, il aurait été très heureux de pouvoir être présenté à celle de son ami, et vice versa. Mais cette envie était également accompagné de nervosité, une nervosité que Lay balaya à la seconde où il passa sa main contre la joue de son ami, et où il tint des propos plus que rassurant, qui semblaient à la fois profondément sincère. Ils pouvaient compter l’un sur l’autre ; il le confirma d’un simple hochement de tête. Il dénoua ensuite ses bras autour de sa taille, et il retira cette main posé contre sa joue, pour poursuivre le bandage qu’il avait commencé un peu plus tôt, sans rien ajouter.

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Mer 30 Sep - 21:31
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(+ tenue) Les autres membres du groupe continuaient de faire un vacarme pas possible, juste pour se mettre d’accord sur ce qu’ils allaient faire aujourd’hui. Lay ne voulait pas penser aux nombreuses discussions qui auraient lieu pour les jours prochains. Remarque cela risquerait de promettre de grands moments de rire mais avec LuHan, ils n’assisteraient pas à tous les drames qui ne manqueraient d’arriver. Les deux jeunes hommes allaient s’envoler tôt demain pour la Chine et passer quatre jours loin du groupe. Cette escapade rendait impatient la licorne qui songeait déjà aux valises, aux billets, au vol, etc. Son esprit finissait toujours par s’égarer quelque part, loin de la réalité. En plus comme il venait d’ouvrir les portes de ses secrets à son meilleur ami, il cherchait une échappatoire. Il ne voulait pas que ce dernier l’abandonne, leur relation était bien trop précieuse à ses yeux pour accepter de le perdre. Cette simple constatation lui rendit un peu de sa bonne humeur. Certes il appréhendait toujours que LuHan ne décide de s’éloigner de lui mais il ne fallait pas trop y penser sinon il ne pourrait plus vivre. Il dormait déjà très peu alors là il finirait insomniaque.

« Je me demande le temps qu’il fait là-bas. Tu crois que l’on doit prendre plus de pulls que de t-shirts ? »

Leurs réoccupations pouvaient paraitre superficielles mais chacun avait besoin d’un peu de légèreté dans leur conversation. Lay commença à passer ses mains dans les cheveux de son meilleur ami, son petit cœur reprenant un rythme plus calme. Les larmes cessèrent doucement de couler. Les questions de LuHan ne semblaient plus vraiment l’atteindre car il se concentrait sur lui uniquement. Lay avait peur que s’il laissait ses souvenirs remontés, ces derniers prendraient à nouveau le contrôle et pourraient causer de la peine à son meilleur ami. Fronçant les sourcils, il essaya de se rappeler comment tout avait commencé mais il ne savait même pas quand Chen avait cessé d’être Chen. Il ne se souvenait pas de quand il avait pris conscience que ses sentiments étaient autre chose que de l’amitié… D’ailleurs est-ce que ce qu’il ressentait pour LuHan ne s’approchait pas aussi de ce qu’il éprouvait pour Chen ? Oh lalalala ! Ce n’était pas le moment de se prendre la tête avec ça. Il avait bien le temps de se pencher sur ce genre de détails. Il savait que LuHan attendait une réponse mais il ne savait pas quoi lui dire. Se mordant la lèvre inférieure, il se mit à regarder les genoux de son meilleur ami comme si la bonne réponse y était inscrite.

« Je ne sais pas trop… Il a seulement cessé de me parler et de passer du temps avec moi… Je ne suis perdu… »

Lay ne pouvait pas en dire plus à LuHan car il n’avait vraiment pas de réponse à ces questions. Quand Chen avait-il cessé de ne plus être Chen ? Qu’avait-il fait pour déclencher cet éloignement ? La licorne était toujours tourmentée par ses interrogations qui restaient suspendues entre eux. Lorsque l’occasion de parler franchement à Chen s’était présentée, il avait sauté dessus. Il avait coincé son ami sur le balcon de leur nouvel appartement pour obtenir des réponses… sauf que rien. Chen ne lui avait rien dit ! Il lui avait uniquement hurlé dessus qu’il en avait assez de lui et qu’il ne voulait plus le voir. Le cœur de Lay était tombé en miettes quand il avait entendu ses paroles. Appuyant à nouveau son front contre l’épaule de son meilleur ami, il comprit que la présence de LuHan était plus importante que tout. Il avait besoin de lui !

Les paroles de LuHan furent comme un coup de couteau en pleine poitrine. Comment pouvait-il prendre la défense de Chen ? Son regard s’assombrit. Son meilleur ami croyait vraiment que le faites d’avoir une petite amie ne posait pas de problème ? Il était véritablement naïf dans ce domaine pour parler ainsi. Il ne fallait pas oublier que ses deux demoiselles éprouvaient aussi des sentiments et qu’elles n’étaient pas des personnes que l’on pouvait ignorer. Passablement énervé par la remarque de LuHan, Lay se leva alors que ce dernier avait repris son bandage. Le jeune homme ne voulait pas parler de Nana ni de Sulli maintenant. Les deux jeunes femmes lui causaient beaucoup de soucis à des niveaux différents. Leur présence de la vie de Chen et la sienne était une vraie source d’angoisse.

Il se dirigea vers son armoire et en ouvrit les portes. Il tentait de se calmer car il avait envie de dire à LuHan qu’il ne pouvait pas comprendre… d’un autre côté, il ne savait pas ce qui se passait dans la vie sentimentale de son meilleur ami. Lay savait que son comportement pouvait être injuste mais il aurait été capable de lui déclarer que le jour où LuHan aurait une copine, il serait au bout de sa vie. La licorne était quelque peu possessive surtout avec lui, il ne voulait pas que leur relation se détériore à cause d’une ou un amoureux.

« On fait nos valises ? On va devoir penser à prévenir les autres que nous partons. Remarque vu le bruit qu’ils font, je ne suis pas certain qu’ils aient remarqué que nous n’étions pas avec eux. »



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Mer 30 Sep - 23:06
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Zhang Yixing & Lu Han


La dernière fois que Lu Han avait pris un vol en direction de la Chine, c’était dans un cadre purement professionnel pour tourner un film. Il n’avait pas eu une seconde de répit là-bas, et pourtant ses pensées avaient dérivés plusieurs fois sur les membres. Chacun d’entre eux lui avait manqué. C’était tellement différent d’être seul, à l’écart du brouhaha habituel. Avant ce voyage, il s’était plaint à de nombreuses reprises qu’ils étaient trop bruyants et que cela devenait embêtant, mais il était presque sûr que c’était l’une des choses qui lui avait le plus manqué une fois dans son pays d’origine. Cela pouvait paraître stupide, ou bien dénué de sens, mais le bruit avait quelque chose de rassurant. Il n’était pas très inquiet, car il aurait toujours son Lay auprès de lui, mais les autres membres allaient certainement lui manqué. Il n’y pensait pas trop car il était vraiment impatient de partager ce voyage avec son meilleur ami, surtout après toutes ses semaines où celui-ci n’avait cessé de le repousser. Ce voyage était en quelque sorte des retrouvailles, des retrouvailles qu’il avait désespérément souhaitées. Il ne voulait plus jouer le rôle de spectateur, voir de nouveau Lay cauchemardé sans rien pouvoir y faire. Il voulait retrouver son rôle de meilleur ami, car parmi les deux, il pensait être celui qui avait le plus échoué à cette tâche. Une partie de lui se sentait toujours coupable, même s’il avait réussi à faire cesser les larmes de la licorne.

« - Oui, il va certainement commencer à faire froid, tu penses pas ? Il vaut mieux prendre des pulls. Prends des t-shirts à manche longue aussi, si tu veux. »
Même si à côté de toutes ses confessions la température qu’il fera là-bas ne semblait avoir aucune importance, Lu Han se plaisait à parler des préparatifs, et à répondre tout simplement à la question de son ami. Ça faisait longtemps que ce dernier ne lui avait pas demandé son avis sur quelque chose. Peu importe si c’était pour un détail aussi futile, il était heureux de pouvoir aider. De son côté, il était évident qu’il allait prendre de quoi se tenir chaud, vu à quelle rapidité il pouvait tomber malade, et notamment être enrhumé. Leur jour de congé n’allait pas être long et il ne pouvait se permettre d’être enrhumé à leur retour. Sa voix devait également rester intacte. Il n’appréciait pas Chen mais il ne pouvait s’empêcher de l’envier quant à sa voix, et ce qu’il était capable de faire avec. Conscient qu’il était bien plus doué que lui, il voulait mettre toutes les chances de son côté pour s’améliorer et l’impressionner à son tour. C’était son leitmotiv.
Pour l’instant, il n’était pas question de Chen et Lu Han, mais plutôt de Chen et Lay. Il voulait comprendre qu’est-ce qui se passait véritablement entre eux, qu’est-ce qui rendait aussi mal au point la licorne. Il ne voulait pas se montrer brusque non plus, de peur de causer de nouveau ses pleurs. Il voulait simplement qu’il lui en parle, s’il en avait envie. Tout d’abord, à la vue du silence qui suivait sa question, il pensait ne pas recevoir de réponse, et il allait donc rebondir sur un autre sujet –il fallait croire qu’il était vraiment doué pour ça- mais alors qu’il ne s’y attendait plus, son meilleur ami prit la parole. Ce fut bref, mais il semblait ne pas en savoir plus que lui et ce constat l’attrista. Il était triste pour son ami, et il vouait une haine inimaginable à Kim Jong Dae à présent. Si ça ne tenait qu’à lui, il se serait levé pour aller rejoindre la salle principale et il lui demanderait des explications. Peu importe si les autres membres resteraient dans l’incompréhension devant cette scène. Il avait juste besoin de comprendre, de comprendre pourquoi Chen faisait intentionnellement du mal à quelqu’un comme la licorne. Il n’arrivait juste pas à trouver d’explication plausible ; ça le révoltait. Même s’il s’était donné l’impression de défendre le concerné, ce n’était pas du tout le cas, il tentait d’être objectif. Visiblement, c’était raté. Son but n’était pas de manqué de respect à leur copine respective, que ce soit Nana ou Sulli. En particulier à Sulli à qui il tenait bien plus fort qu’il n’osait se l’avouer. Pour rien au monde il chercherait à lui manquer de respect. Une fois de plus, il s’était montré maladroit et Lay mis fin à leur rapprochement, ce qui lui empêcha de finir correctement le bandage. Mais il n’insista pas et resta même assis au sol, la tête baissée. Il aurait vraiment voulu que les choses se déroulent autrement. Les choses s’amélioraient peut-être entre eux, mais tout semblait si fragile à la fois. Le jeune homme n’allait pas se morfondre pour autant, et il finit par se lever pour préparer les valises comme Zhang Yixing l’avait proposé. D’après ce qu’il avait compris plus tôt, ils allaient devoir partir en avance, pour éviter les embouteillages. Autrement dit, ils devaient prévenir les membres au plus vite. Mais comme le souleva Lay, les autres ne devaient même pas s’être rendu compte de leur absence.

« - Et si on les prévenait pas, justement ? On leur enverrait un message qu’une fois là-bas. Ou encore mieux, on pourrait leur faire croire à un kidnapping. »
Aussi gentil paraissait-il, Lu Han avait parfois des idées bien loufoques et presque un peu sadique. Cette petite tête contenait beaucoup trop d’imagination. Son but n’était tout de même pas d’effrayer EXO, ou du moins, pas trop non plus. Il reprit alors son sérieux, se leva et se dirigea vers son armoire. Une fois ouverte, il prit une pile de pull déjà soigneusement plié, et il emporta l’une de ses casquettes pour la disposer sur son lit.
Il se sentait toujours mal vis-à-vis de ce qu’il avait dit plus tôt, et il se sentit alors obligé d’en reparler. C’était fou comme il pouvait passer d’un sentiment à un autre en un quart de seconde.

« - Je fais tout de travers, pas vrai ? »
Le brun n’attendait pas vraiment de réponse, car il connaissait déjà pertinemment la réponse. En formulant cette interrogation, il n’avait même pas regardé Zhang Yixing, son regard restait fixé sur son armoire comme si celle-ci avait quelque chose de particulièrement attirant tout d’un coup. Son visage s’était assombri et il ne voulait pas que son ami le voit ainsi. Au moment où il le regarda de nouveau, il avait retrouvé son sourire.

« - Je te promet que je vais changer ça. »
Il ne prenait jamais de promesse à la légère, et il comptait bien la tenir. Il voulait être un bon meilleur ami, quelqu’un sur qui Lay pourrait compter en toute circonstance et qui ne le vexerait pas à la seconde où il donne ce qu’il pensait être un conseil. Il était prêt à beaucoup pour faire perdurer leur amitié, car elle comptait plus que tout à ses yeux. Sa vie sentimentale pouvait paraître vide d’un point de vue extérieur, mais il se plaisait à accorder toutes ses attentions à la licorne. Ça lui suffisait amplement.

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Ven 2 Oct - 20:13
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(+ tenue) Les voyages en Chine avaient toujours été des moments d’angoisse et de tristesse pour Lay car généralement il venait avec les membres du groupe. Cela signifiait que leur emploi du temps incluait tellement d’activités que jamais ils ne pouvaient visiter ou aller voir leurs familles respectives. Il ne disait rien mais combien de fois avait-il versé des larmes étouffées dans son oreiller parce que les siens lui manquaient et que jamais il avait pu les apercevoir. C’était pire quand on invitait EXO à Happy Camp car ces grands-parents faisaient toujours le déplacement pour le voir, les présentateurs ne se privaient pas pour lui dire mais on ne lui donnait pas l’occasion de les voir. Ces annonces lui causaient à chaque fois de la peine… La dernière fois où ils avaient supplié tous les deux l’agence de les laisser partir pour un weekend en Chine, on leur avait dit « non ». Ce refus avait été catégorique et Lay en avait éprouvé beaucoup de peine mais LuHan avait été le plus affecté des deux. Le jeune homme ne savait pas pourquoi son meilleur ami appréhendait autant leur retour alors qu’il semblait si excité à cette perspective. Heureusement que cette fois avait été la bonne ! Lay évoquait des futilités car il tentait depuis que son poing avait rencontré violemment le miroir de prendre du recul sur la situation. Son esprit ne cessait pourtant de le tourmenter car il ne savait toujours pas ce qui se passait avec Chen. Certes leur « séparation » était bien réelle sauf que jamais Lay avait l’impression d’avoir mal agi… On pouvait lui reprocher de vivre parfois au pays des bisounours car ses pensées partaient voguer vers d’autres rivages. Il avait bien conscience que son attention ne restait pas focalisée sur un moment très longtemps… enfin surtout quand une idée passait par là.

LuHan lui recommanda de prendre des pulls car le temps commençait à se rafraichir. Leur conversation déviait parfois sur des instants superficiels car les sentiments de Lay avaient besoin de temps pour être exprimés. Aujourd’hui il en avait probablement trop dit mais étrangement en prononçant ce qui pesait sur son cœur, il avait senti un énorme poids s’évaporer. Il ne pouvait pas en revanche oublier cette peur tenace qui enserrait son cœur de sa main glacée. LuHan avait beau tenter de le rassurer sur leur relation, Lay avait quand même peur que ces déclarations ne les séparent à jamais. Il ne pourrait vraiment pas continuer sans lui. Cette constatation l’effrayait parce que dans sa tête, il aurait cru que c’était l’amour de sa vie qui aurait ce pouvoir… et non son meilleur ami. Lorsque cette vérité s’était imposée dans son esprit, Lay ne souhaita pas y réfléchir immédiatement. Il venait de franchir un pas en révélant à LuHan que les filles ne l’attiraient pas, encore faudrait-il que sa relation avec Sulli ne soit pas un mensonge. Tout le monde pensait qu’ils formaient un vrai couple alors que non. Chacun se servait de l’autre pour des raisons personnelles. Lay aimait beaucoup ce petit bout de femme, elle était comme une sœur pour lui… enfin avec une attirance physique qui ne le comblait pas. Jamais il ne lui avait dit que certes sexuellement c’était bien mais franchement sans plus pour lui. Il y a des choses que l’on n’aborde pas facilement. Lay savait que LuHan n’avait pas évoqué Nana ou Sulli pour lui prendre la tête mais malheureusement c’était le cas. Il ne supportait pas Nana, en même temps elle ne lui avait rien fait. Sulli avait une place différente dans sa vie mais il savait que LuHan ne comprendrait pas… pas encore. Il se leva pour se poster devant son armoire. Cette dernière ne l’inspirait pas beaucoup comme il n’avait pas la tête à faire leurs valises. Il l’ouvrit sans aucune conviction et resta planté devant comme s’il attendait que les vêtements décident seuls de venir sauter dans ses bras avant d’aller atterrir dans son bagage.

La proposition de LuHan de cacher aux membres leur voyage et de le faire passer pour un kidnapping était franchement tentante. Se mordant l’intérieur des joues, Lay lui jeta un regard intense avant de lui répondre :

« Pensons quand même à ce cher SuHo. Il sera mort d’inquiétude puis il nous fera la tête quand on lui dira que c’est une blague. En revanche je suis partant pour leur annoncer notre départ uniquement au moment où le manager viendra nous chercher pour aller dormir à l’hôtel avant de prendre l’avion. »

Lay observa son meilleur ami aller à son armoire et en sortir des vêtements. Comment faisait-il pour être aussi détendu ? Il bouillait intérieurement car LuHan avait mis le doigt sur un point sensible puis il avait toujours peur que son ami ne change d’avis et ne veuille plus partir avec lui ou même rester dans la même pièce que lui. En faites son attirance pour Chen ne le rendait plus fort ou ne lui permettait pas de se sentir mieux. Lay était comme une biche prise au piège dans les phares des voitures. Il avait constamment peur que l’on s’éloigne de lui ou que l’on l’abandonne. La distance qui le séparait de son meilleur ami lui semblait insurmontable ou infranchissable. Il aurait seulement besoin de faire un pas ou deux pour se retrouver proche de lui mais Lay ne pouvait pas demander encore à LuHan de le rassurer ou de le prendre dans ses bras à chaque fois que l’angoisse s’emparait de lui. Il était déjà heureux que son meilleur ami ne soit pas parti en courant et qu’il l’ait pris par la taille. Cela signifiait qu’il n’était pas un monstre ?

Lay était tellement plongé dans ses pensées qu’il ne fit pas immédiatement attention à ce que LuHan venait de lui dire. Les yeux ronds comme des soucoupes, il le fixa en se demandant ce qui se passait. Son meilleur ami était caché par les portes de l’armoire mais son corps le trahissait. Cette raideur indiquait que quelque chose n’allait pas. Lay ne sut pas quoi dire ou faire. Il fut déstabilisé quand LuHan se tourna vers lui avec un grand sourire. Son meilleur ami lui reprochait de ne pas tout lui dire mais Lay pouvait lui renvoyer cette pique. En cet instant, il faisait bien semblant que tout allait bien alors que ce n’était pas le cas.

La promesse que LuHan venait de lui faire était adorable. Réveillant en lui un sentiment fort, il franchit la distance qui les séparait et passa ses bras autour de ses épaules. Se trouvant derrière LuHan, Lay posa son front contre son épaule. Les mains croisées sous le menton de son meilleur ami. Lay se sentait bien près de lui, il était vrai que LuHan & lui avaient toujours été tactiles sans jamais se soucier de ce que l’on pouvait dire. Leur relation fusionnelle était sujet à de nombreuses rumeurs sur un couple. Les deux garçons n’avaient jamais rien démenti comme ils se fichaient pas mal de ce que l’on pouvait dire sur eux. Lay ne cachait pas que LuHan lui apportait beaucoup, il était la personne la plus importante pour lui. Sa promesse lui arracha un sourire même si ce dernier était un peu triste car cela voulait dire qu’il donnait l’impression à son meilleur ami de ne pas être à la hauteur. C’était plutôt lui qui n’assurait pas. C’était lui qui le repoussait, qui lui parlait mal. C’était lui qui s’était éloigné. Aujourd’hui il voulait se rattraper et combler cet énorme fossé entre eux.

« Ne change jamais ! »

Son cœur battait fort. Il se sentait bien près de lui mais il voulait surtout le rassurer. Il ne voulait pas que LuHan se sente obligé de changer alors que c’était lui le fautif dans cette histoire.

« LuHan ! Tu es mon meilleur ami, je serai toujours là pour toi. Ne change pas pour moi ou pour qui que ce soit ! »

Ses mains s’étaient crispées sur le devant de son haut. LuHan devrait vraiment se changer pour voyager sinon on allait croire qu’il s’était battu avec un membre ou avec un fer à repasser.
 


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Ven 2 Oct - 22:24
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Une des raisons pour lesquelles la promesse que LuHan avait faite à ses parents n’avait pas été tenu, c’était bel et bien à cause de toutes ses fois où il s’était rendu en Chine, sans même pouvoir les voir ne serait-ce qu’un instant. La vie d’idole n’était pas simple à gérer et malheureusement pour lui, il ne s’y était pas préparer. Après tout, il avait tenté sa chance sans penser qu’il devrait dire adieu à sa famille par la même occasion. C’était pourtant exactement le reflet de son ressenti actuel ; il avait l’impression de les avoir quitté à jamais, et il ignorait si un petit voyage pourrait y changer quelque chose. Il était quasi sûr que non, et c’est ce qui l’angoissait. La dernière fois que Lay et lui avaient fait une demande auprès de l’agence, et qu’ils avaient reçu un refus, le dernier espoir qu’il avait de renoué avec ses parents s’était envolé. Ça avait été la fois de trop. Pourtant, il n’avait pu contenir sa joie lorsque son meilleur ami s’était finalement décidé à lui parler de ce voyage car il allait revoir ses parents… Ce n’était pas rien ! Il en avait vraiment besoin. Le simple fait de les apercevoir de loin lui suffirait, il avait juste besoin de savoir qu’ils allaient bien, même sans lui. Il se rendait compte que plus il y pensait, plus les retrouvailles lui paraissaient compliquées et stressantes. Pour cette raison, il essayait de se concentrer sur autre chose, sur quelque chose qui lui demanderait moins de courage.
Il avait donc jeté son dévolu sur sa valise qu’il avait disposé sur son lit, et qu’il ne tarda à remplir. La rapidité à laquelle il la remplissait pouvait démontrer une certaine tranquillité, mais en réalité, il voulait juste éviter de se prendre la tête avec un facteur supplémentaire. C’était sa façon à lui d’encaisser tous les événements d’aujourd’hui. Seul Lay lui avait procuré un soulagement en se confiant à lui ; il lui avait assuré qu’il tenait à lui et que tout comme lui, il ne voulait pas mettre fin à leur amitié. Ces derniers temps, c’est tout ce qu’il avait envie d’entendre. Yi Xing resterait à jamais son pilier. La vision qu’il avait de son meilleur ami n’avait pas changé, même après ses confessions des plus déroutantes. Il aurait voulu le questionner davantage, encore et encore, pour comprendre exactement ce qui se passait dans sa tête. Mais il était déjà heureux de savoir qui était la raison de ses troubles ; il l’était un peu moins de savoir qu’il ne pouvait rien y faire. Du moins, pour l’instant. Car il comptait bien réfléchir au problème qu’était Jong Dae. Pour l’instant, il voulait détendre l’atmosphère, alors quoi de mieux qu’une bonne blague destinée au membre ? Lay le raisonna tout de même un peu en évoquant l’inquiétude du leader s’ils faisaient croire à un kidnapping.

« - Dommage… ça aurait pu être drôle. Mais oui, faisons comme ça. »
Les prévenir au dernier moment ? Les membres allaient certainement être surpris, et voir leur tête amuserait certainement Lu Han. Il lui en fallait peu pour lui donner le sourire. Penser au moment où leur manager viendrait les chercher déclencha son sourire, mais très vite, celui-ci quitta ses lèvres. Il faisait sa valise dans le plus grand des silences, sans se douter que la licorne avait encore besoin de réconfort. Au contraire, il pensait simplement que Lay était énervé ou simplement vexé par les propos qu’il avait tenu un peu plus tôt. Il se devait alors de s’excuser, et c’est ce qu’il fit. Il avait profité du fait que la porte de son armoire le cachait pour ainsi exprimer son ressenti plus facilement. Le sourire qui avait suivi n’avait rien de faux, Lu Han ne voulait juste pas pourrir l’ambiance qui commençait tout juste à s’améliorer entre eux. Il voulait vraiment bien faire. Tout le temps.
Son regard n’avait pas soutenu longtemps celui de Lay. Assez rapidement, il détourna le regard sur son armoire, prêt à retourner à ses occupations. Il avait remarqué son regard incompréhensif, mais il n’ajouta rien de plus. C’était une évidence pour lui : il n’avait pas assuré dans son rôle de meilleur ami et il était bien le seul et unique responsable.
Alors autant dire qu’il ne s’attendait pas à ce qui allait se passer par la suite : les bras de Lay trouvèrent refuge autour de son cou, et il lui transmit la chaleur que son corps dégageait ; il n’y avait rien de plus agréable. C’était vraiment ce dont il avait besoin. Comme si ce n’était pas déjà assez, la licorne lui demanda formellement de ne pas changer, de rester tel qu’il était. Aussi gentille ses paroles étaient-elles, elle lui semblait totalement irréalisable. Mais elles étaient aussi beaucoup trop touchantes pour qu’il reste de marbre. Il était confus ; tout ceci était beaucoup trop à supporter pour son petit cœur. Les deux garçons avaient toujours été très tactile, mais ça lui faisait toujours un petit quelque chose lorsque Lay entreprenait de lui-même de venir vers lui, surtout lorsqu’il était aussi tendu et qu’il avait juste besoin d’un câlin. Il maintenait sa tête baissée, mais un énorme sourire ornait ses lèvres et ses mains se nouèrent autour des poignets de son ami pour lui intimer de ne pas les enlever. Il aurait vraiment voulu rester ainsi plus longtemps, mais il ne fallait pas abuser des bonnes choses.

« - Nos valises ne vont pas se faire toute seule, tu auras tout le temps de me faire des câlins une fois là-bas ! »
Lu Han dénoua de lui-même les bras de Lay qui entourait son cou, car si son ami l’aurait fait de lui-même, la séparation lui aurait apparu trop brutale. Il prenait vraiment sur lui pour mettre fin à ce rapprochement. S’il avait perduré, il aurait certainement éclaté en sanglot. Il ignorait la raison exacte mais il se sentait vraiment à fleur de peau ces derniers temps. Il était toutefois hors de question qu’il mette en péril son image d’homme fort qui n’avait jamais recours à ses « instants de faiblesse ». Ce n’était pas ce qu’il avait ressenti en voyant Lay pleurer, mais il était persuadé que s’il s’y mettait, ce serait signe du fait qu’il n’était pas aussi fort que ce que l’on pouvait croire.
La licorne n’avait toujours pas débuté sa valise, et c’est Lu Han qui s’en occupa en allant piocher dans les affaires du garçon. Il plia soigneusement chaque vêtement qu’il prenait et il les disposa sur le lit. Pendant qu’il s’activait, il repensa au fait qu’il allait rencontrer les parents de Yi Xing. Ça aussi, c’était stressant. Il tenait à faire bonne impression, et par conséquent, il demanda, l’air de rien :

« - Dis, qu’est-ce que je pourrais ramener à ta famille ? Tu penses qu’il y a un petit quelque chose qui pourra leur fera plaisir ? »
Lay allait profiter de ce voyage pour voir ses parents, mais certainement aussi ses grands-parents auxquels il tenait énormément. Étant donné qu’ils allaient l’accueillir chez eux, il ne pouvait se permettre de se ramener les mains vides. C’était peut-être tôt pour y penser, mais il valait mieux se montrer prévenant pensa-t-il.

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(+ tenue) Lay avait toujours éprouvé pour le petit LuHan une forte attirance, c’était comme si ce dernier possédait un aimant qui attirait les licornes enfin une en particulier. Il ne pouvait pas expliquer pourquoi dès leur rencontre ils s’étaient immédiatement bien entendus alors que leurs caractères ne se ressemblaient pas. Ils étaient comme le blanc et le noir, des couloirs opposées qui pouvaient se mélanger en toute parfaite harmonie. Leur amitié ne datait pas de la veille pourtant parfois Lay se demandait pourquoi LuHan restait près de lui, il n’était pas un homme toujours facile à vivre. Ses longs moments d’absence pouvaient devenir agaçants, pourtant la voix de son meilleur ami avait le don de le sortir de ses voyages. La licorne s’en voulait de ne pas être un ami sur lequel on pouvait compter surtout ces derniers temps, il avait sévèrement négligé la seule personne qui l’acceptait avec son sale caractère. Il ne fallait pas croire que LuHan était un petit ange, il avait aussi ses faces sombres mais Lay ne les connaissait pas assez pour en parler. Une partie de lui, une toute petite voix était déçue que son meilleur ami ne soit pas jaloux de son attirance pour Chen. Boudant légèrement, elle tentait de se faire un chemin dans les pensées de la licorne mais cette dernière réussissait pour le moment à la repousser. Il n’était pas encore temps de se pencher sur cette voix perfide qui lui murmurait des choses sur LuHan. En revanche, il avait quand même des difficultés à réfréner sa jubilation quand Lay passa ses bras autour des épaules de son meilleur ami et en serrant le col de son haut.

Son geste était uniquement dicté par la crainte de le perdre. Il voulait avoir la sensation de le retenir encore quelques instants, avoir l’impression que son meilleur ami était seulement à lui. Lay ferma les yeux pendant qu’il intimait l’ordre à LuHan de ne jamais changer, de rester toujours comme il était. C’était une chose purement égoïste et surtout irréalisable. Toute personne finissait par évoluer au contact des autres. Lay ne voulait pas que LuHan change car il appréhendait cette évolution. Est-ce que son meilleur ami s’éloignerait ? Est-ce qu’ils seraient plus proches ? Il ne connaissait pas la réponse à ces deux questions angoissantes. Il avait besoin de se rassurer en se disant que leur amitié était plus forte que tout… mais parfois même les personnes les plus proches finissaient par s’éloigner. Non ! Lay ne voulait pas de ça ! LuHan était à lui !

Son cœur faillit cesser de battre quand les mains de son meilleur ami se posèrent sur ses poignets. Un contact pourtant familier mais aujourd’hui il avait l’impression que cela ne signifiait plus la même chose. Est-ce que LuHan avait l’intention de le repousser ? Les battements de son cœur se firent plus rapides. Retenant sa respiration, il attendit que son meilleur ami prenne une décision. LuHan lui fit remarquer que les valises n’allaient pas se faire toutes seules. Cette image amusa Lay qui eut un grand sourire aux lèvres mais ce dernier s’effaça rapidement. Il avait rajouté que Lay aurait tout le temps de lui faire des câlins une fois là-bas. Cette remarque sûrement innocente de son meilleur ami le troubla. Son esprit avait été immédiatement assailli par des images sensuelles. Il ferma fort les yeux pour les faire partir et étouffa une nouvelle fois cette petite voix qui cherchait à lui murmurer à l’oreille des choses auxquelles il ne voulait pas faire face immédiatement. Heureusement LuHan prit la décision de mettre fin à ce câlin, enlevant les mains de Lay, il se dégagea doucement. Lay put revenir à la réalité sans que cela ne se remarque. Il l’espérait en tout cas.

« Oui, tu as raison ! Il faut que je fasse ma valise. »


Cette réponse était complètement inutile mais elle permettait à Lay de reprendre ses esprits. Il ne devait pas montrer à LuHan que quelque chose n’allait pas. Il venait déjà de le noyer sous les révélations, il ne voulait pas lui créer de l’inquiétude, de l’angoisse ou de la peur en se mettant à lui parler de ses autres secrets. Restant debout comme un idiot devant son armoire, il vit LuHan prendre la situation en main et lui préparer ses habits. Souriant devant cette attitude adorable, Lay avait bien envie de le charrier comme quoi cela ne faisait pas trop viril de faire la valise des autres surtout des hommes. Il ne lui dit rien car il avait la sensation que sa blague ne serait pas prise comme telle par son meilleur ami. Il le laissa faire avant de se rendre vers son lit et tirer en-dessous sa valise. Se mouvant de façon mécanique, Lay fut interrompu dans son élan par la question de LuHan.

Son meilleur ami se préoccupait vraiment d’une telle chose ? Cela ne lui était pas venu à l’esprit… encore ! Surpris, il regardait LuHan comme si des bras lui étaient sortis de la tête. Il ne savait pas quoi lui répondre. Certes sa première intuition avait été de lui répliquer que son sourire serait bien suffisant mais cela aurait pu porter à confusion, non ? Lay se mit à passer sa main dans ses cheveux. C’était un tic nerveux. La question de LuHan était parfaitement innocente mais elle venait seulement de mettre dans la licorne devant une réalité embarrassante : il ne savait pas ce dont ses parents avaient besoin. La dernière fois que le jeune homme avait eu sa famille au téléphone remontait à plusieurs semaines. Ses journées étant bien remplies, il n’avait pas eu le temps ni même le réflexe de les appeler.

« Je ne sais pas… je ne les ai pas eu au téléphone depuis des semaines… »

Sa voix laissait entendre une certaine angoisse. Il était vraiment temps qu’ils se rendent en Chine car Lay allait mourir d’inquiétude pour les siens.

« Et pour les tiens, je devrais aussi apporter quelque chose. Qu’est-ce qui pourrait leur faire plaisir ? »




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Where do you take me ?
Zhang Yixing & Lu Han


Leur arrivé à la SM fut le même jour et depuis ce jour, Lu Han avait l’impression d’avoir rencontré quelqu’un de sympathique avec qui il s’entendrait inévitablement bien. Aujourd’hui, on pouvait bien dire que c’était le cas et que sa première impression avait été la bonne. Les deux garçons se complétaient à la perfection, sans qu’on ne puisse véritablement l’expliquer. Depuis ce jour, ils avaient été inséparables. Peut-être était-ce parce qu’il avait partagé toutes ses heures d’entraînements intensifs, qu’ils avaient été dans les mêmes galères et à la fois partager les moments les plus joyeux de la vie de trainee. Ils avait tout fait ensemble, finalement. Encore aujourd’hui, il endurait souvent la même chose étant donné qu’ils étaient dans le même groupe. Rien n’était destiné à les séparer. Ils partageaient la même passion, et maintenant ils la partageaient simplement au reste du monde. Lu Han ignorait si cela expliquait le fait qu’il n’appréciait que moyennement le fait que Lay ait été proche de Chen, et qu’il ressente à présent des sentiments bien plus qu’amicaux envers lui. Une part de lui pensait que c’était tout à fait normal, qu’il avait certains « droits » envers son meilleur ami et une autre la contredisait en lui signalant que la licorne n’était pas sa propriété privée, qu’il était libre d’être proche d’autres personnes. Mais qu’est-ce que cette seconde part de lui pouvait l’embêter parfois. Il aurait tellement aimé se proclamer le seul à recevoir ce genre d’attention de la part de Lay. C’était purement égoïste de sa part, mais il le souhaitait du plus profond de son cœur.
Lu Han avait évoqué le sujet de changement sans penser un seul instant que celui-ci se traduirait par un éloignement, bien au contraire. Il voulait vraiment prouver qu’il pouvait changer dans l’unique but de rester proche de Lay, et d’être l’ami dont il avait besoin, c’était tout ce qu’il demand ait. Il ne voulait pas réitérer l’erreur qu’il avait faite ses quelques semaines en n’apportant aucun réconfort à son ami qui en avait pourtant besoin, et qui ne l’avait pas caché. Cet appel au secours qu’il lui avait lancé en un seul regard un peu plus tôt était toujours et à jamais imprégner dans son esprit ; il ne pourrait jamais l’oublier. Ca l’avait attristé et bousculer de sorte à ce qu’il sache qu’il devait se lancer, faire n’importe quoi mais faire quelque chose. Maintenant, il se sentait vraiment mieux d’avoir ouvert son cœur à Lay pour qu’il sache qu’il pouvait se confier à lui, à n’importe quel sujet, et que son regard sur lui ne changerait pas. Il pensait avoir bien fait, malgré qu’il se soit montré maladroit par la suite en évoquant Sulli. Sulli dont il n’était pas amoureux. La même Sulli avec laquelle Lu Han avait passé des heures à discuter dans cette même chambre et qui l’avait mis sur la voix de ce que lui cachait Lay. Il avait vraiment été stupide de ne pas comprendre, ou du moins, d’avoir fermé les yeux sur cette réalité. Il ne pouvait plus se permettre de fermer les yeux sur quoi que ce soit.
« Oui, tu as raison ! Il faut que je fasse ma valise. »
Rien intimait à Lu Han, dans le comportement de la licorne, de s’inquiéter. Il venait tout juste d’appuyer ce qu’il venait de dire, mais cela n’avait rien d’étrange. Lay était bien du genre à faire ce genre de remarque futile, comme s’il s’adressait davantage à lui-même qu’à une personne en particulier. S’il y avait bien quelqu’un qui y était habitué ici, c’était bel et bien Lu Han. Par conséquent, il continua de choisir à sa place ce qu’il allait prendre pour ses quelques jours en Chine, et il lui laissa la tâche de tout disposer dans la valise. Si cette action mettait en doute sa virilité, il l’aurait cessé dans la seconde, mais de son point de vue, il avait juste l’impression de se montrer utile et il ne se questionna pas davantage à ce sujet. Il aimait se montrer utile s’il le pouvait. De ce fait, il voulait aussi se montrer utile en rapportant un petit quelque chose à la famille de Yi Xing. À son grand étonnement, son meilleur ami n’eut aucune réponse concrète à lui accorder. Non, à la place, il lui exprima son manque. Ce manque dont Luge était également sujet. Des semaines qu’il ne les avait pas eus au téléphone ? Si quelqu’un était bien amène à comprendre, c’était bien lui.

«  - Tu sais quoi ? Peu importe, on trouvera bien quelque chose susceptible de les plaire. On a encore du temps devant nous. »
Pour appuyer le fait que cela n’avait aucune importance –bien qu’il savait que cela en avait, à l’entente du ton que la licorne avait employé pour en parler-, il haussa vaguement les épaules. Comme à tout problème, ils trouveraient une solution, il en était persuadé. Cependant, il ne s’attendait pas à recevoir la même question en retour, aussi légitime soit ce retournement de situation.

« - Oh… tu sais, ils sont pas bien compliqué. »
Lu Han ne le regardait déjà plus. À l’instant où il avait abordé le sujet de ses parents, il avait baissé la tête en se donnant l’impression qu’il se concentrait sur le pliage d’un pull.  Ce qui était effectivement le cas, sauf que le talent en pliage dont il avait fait preuve jusqu’ici venait tout juste de le quitter : il s’y prit à plusieurs reprises, tous sans grand résultat. Lorsqu’il releva la tête, ce fut pour clarifier les choses, car il ne voulait pas de mal entendu.

«  - Je dis pas que tes parents sont compliqués, hein. C’est juste que, vraiment, ils n’ont besoin de rien. Ils seront déjà très content que je leur présente un membre et… »
Il avait envie d’ajouter qu’ils seraient heureux de le revoir mais à vrai dire, il en avait absolument aucune idée. Peut-être avaient-ils fait une croix définitive sur leur fils ? Peut-être qu’il n’était plus le bienvenu ? Son esprit était confus, et il lui fallut quelques secondes avant de se reprendre. Des secondes beaucoup trop long pour terminer une phrase aussi bêtement que cela : «  - Et voilà. »

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Lun 5 Oct - 17:21
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(+ tenue) Les vêtements empilés sur son lit lui rappelaient que dans quelques heures ils seraient en route pour leur voyage. Cette perspective le rendait nerveux car il ne savait pas comment cela allait se passer. On ne pouvait pas être certain à 100% que les membres de sa famille soient heureux de le voir. Le contraire paraissait étonnant mais comme Lay ne se sentait pas dans son assiette ces derniers temps, un rien le faisait angoisser. Il s’inquiétait pour sa famille, il ne savait pas s’ils allaient bien. Il s’en voulait aussi de ne pas avoir eu le temps de les appeler pour prendre de leurs nouvelles. Certes sa famille comprenait que son emploi du temps soit chargé au point qu’ils ne puissent pas se voir aussi souvent ou bien qu’ils ne puissent pas s’appeler régulièrement. Lay aimait sa vie d’idole… même si en ce moment, il ressentait un gros poids sur les épaules. Il avait besoin de se décharger de ce fardeau mais il savait bien que celui-ci cachait une vérité qui l’effrayait. Le jeune homme appréhendait de devoir mettre des mots sur ses véritables sentiments mais en même temps il était curieux.

Il ne manquait rien des allées et venues de LuHan qui ne se préoccupait pas de ce qui se passait. Lay ne pouvait pas lui dire ce qu’il cachait au plus profond de lui-même. Il ne voulait pas l’effrayer ni même le perdre. Son meilleur ami lui semblait à des années lumières de lui. Certes physiquement non mais sur le plan sentimental il était inaccessible. Son cœur se mit à battre beaucoup plus rapidement. La petite voix qui habitait Lay lui hurlait de combler la distance qui les séparait et de l’embrasser… mais c’était impossible pour la licorne ! Il ne pouvait pas mentir en disant que cela ne le tentait pas sauf que l’on parlait de LuHan. Son meilleur ami n’accepterait jamais de se faire embrasser par un autre homme. Lay avait mit du temps à comprendre que son attirance allait plutôt vers les hommes, heureusement grâce à Zelo cela n’était pas devenu une honte. Il n’allait pas le crier sur tous les toits car cela pouvait avoir des conséquences graves pour le groupe. Se confesser à son meilleur ami lui avait beaucoup coûté car si LuHan l’avait rejeté cela lui aurait fait mal. Il avait toujours cru que le jour où il dirait que Chen l’attirait, il se sentirait bien mieux… en faites c’était tout le contraire qui se passait. Il avait la sensation d’étouffer comme si on venait de l’enterrer vivant. Il cherchait désespérément à retrouver sa respiration mais il n’y arrivait pas. La petite voix lui soufflait que la personne dont il avait tant besoin était juste à côté de lui. Lay ne voulait pas accepter le faites que tout ce qui paraissait vrai était en faites une grosse mascarade. Il mourrait d’envie de tendre la main vers LuHan pour le toucher une nouvelle fois et le voir lui sourire. Evidemment il ne bougea pas car la peur le paralysait.

LuHan ne semblait pas remarquer la confusion qui habitait son meilleur ami ni même cette tristesse qui hantait son regard. Il faisait ses allers-retours pour préparer les bagages comme si tout était normal. Les révélations de Lay ne semblaient pas l’atteindre. Il bavardait avec allégresse même si ces gestes le trahissaient. La licorne avait la sensation d’être à des milliers de kilomètres de là. Il ne savait pas quoi dire ni même quoi faire. Le manège de son meilleur ami le distrayait mais ses pensées venaient à nouveau de reprendre le dessus. Il devait se focaliser sur leur voyage en Chine, et sur rien d’autre. Il ne savait pas comment faire car il avait envie d’autre chose immédiatement. Il se voyait bien attraper LuHan par le poignet et le retourner pour qu’il lui fasse face. Ensuite il l’embrasserait… mais c’était impossible ! Il devait chasser de son esprit cette image. Il ne devait plus jamais penser une telle chose. Leur amitié comptait énormément pour lui, cela l'effrayait d'éprouver peut-être autre chose pour lui. Le voyage en Chine lui permettrait de faire le point sur ses sentiments, il pourrait en parler avec sa maman ou sa grand-mère. Les personnes les plus importantes pour lui en dehors de LuHan et du groupe.

Son téléphone le ramena au présent. Les vibrations dans sa poche le tirèrent de sa rêverie. Enfouissant sa main dans son pantalon, il ne fit pas attention au faites que LuHan tentait de clarifier ses propos. Le jeune homme n’avait pas besoin de le faire car Lay n’avait pratiquement rien écouté. Il jeta un œil au message que le manager venait de lui envoyer. S’approchant de LuHan, il posa la main sur l’un de ses poignets.

« C’est l’heure ! Le manager arrive dans 30 minutes. Finissons nos valises ! »

Lay se dépêcha de fourrer dans sa valise les affaires que LuHan lui avait préparées. Il bougeait de façon mécanique, ne voulant pas réfléchir à ce qu’il faisait. Il avait seulement hâte de quitter cet appartement pour aller en Chine. Il rentrait enfin chez lui… et pas seul !

Lorsque leurs bagages furent terminées, les deux garçons se rendirent dans le salon pour annoncer la nouvelle aux autres membres. Ils furent tous surpris, surtout SuHo qui faillit pleurer en apprenant que ses deux amis allaient les quitter. Certes ils ne partaient pas indéfiniment mais c'était tellement soudain. Lay consola le papa des EXO pendant que les membres jacassaient comme si LuLay ne reviendrait pas. Lay jeta un regard vers Chen qui continuait à l'ignorer mais étrangement son indifférence ne le toucha pas. Souriant plus pour lui que pour les autres, il fut heureux de se sentir plus léger. Chen ne semblait plus avoir de pouvoirs sur lui. Lay rappela à LuHan qu'il était temps de partir. Ils se prirent dans les bras les uns et les autres pour se dire au revoir.

Le manager arriva pendant les embrassades, il leur intima de se dépêcher car leur timing était serré. Ils se pressèrent derrière lui ! Il est temps de partir pour une nouvelle aventure ?



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